Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La démocratie assassinée. La République espagnole et les grandes puissances 1931-1939
Berdah Jean-François
BERG
24,90 €
Épuisé
EAN :9782911289255
L'histoire de la seconde République espagnole, née en 1931, ne se résume pas à l'épisode tragique de la Guerre civile. En dépit de l'opposition des secteurs les plus conservateurs de la société, les dirigeants républicains ont voulu promouvoir une autre vision de l'Espagne, débarrassée de tous ses archaïsmes, et se sont efforcés d'enraciner de nouveaux idéaux dans la conscience populaire. Une orientation nouvelle fut ainsi donnée à la politique étrangère du pays, jusqu'alors incapable de défendre une ligne de conduite véritablement indépendante des grandes puissances. La République se dota d'une constitution résolument moderne, qui intégrait les préceptes de la Société des Nations. Bénéficiant d'un prestige considérable hors de ses frontières et désirant jouer un rôle actif en faveur de la paix mondiale, elle se trouva confrontée, de façon intense et directe, aux grandes questions internationales, dans un contexte de tensions et de crise marqué par l'agression japonaise en Mandchourie et l'invasion de l'Ethiopie par les forces italiennes. Le pacifisme et l'humanisme de la République espagnole heurtèrent de front les intérêts égoïstes des grandes puissances européennes, tandis que sa légitimité était contestée par les forces les plus réactionnaires de " l'ancienne Espagne ", dont les propriétaires terriens et l'Eglise. Son engagement généreux en faveur de la paix internationale ne lui fut d'aucun secours au moment de faire valoir son droit légitime à assurer sa défense contre l'agression des forces franquistes, aidées par l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste. Au nom de la non-intervention, les grandes démocraties, particulièrement l'Angleterre, fermèrent les yeux sur l'action des puissances de l'Axe, tandis que la France de Léon Blum accordait une aide militaire discrète à la République et permettait le passage des Brigades internationales par ses frontières. L'écrasement de la République espagnole, avec son lot de drames, dont le bombardement de Guernica par l'armée allemande, marqua la faillite collective de l'idéal démocratique né dans les années 1930. La conclusion de la guerre d'Espagne signifia non seulement la fin des espérances nées de la Société des Nations, mais aussi l'annonce de nouveaux affrontements pour la domination du monde. Cet ouvrage vivant et documenté constitue une somme sans équivalent sur l'histoire jusqu'alors peu connue de la seconde République espagnole.
Ce numéro étudie, d'un point de vue archéologique et historique, les sociétés nordiques et baltes dans les siècles qui ont précédé l'introduction plus ou moins massive du christianisme dans ces contrées, parfois à l'aide de croisades au XIIIe siècle. Il montre que ces sociétés, loin d'être retardataires, avaient un degré non négligeable de développement. Il souligne aussi que la christianisation a été un processus relativement lent et compliqué, se heurtant à des structures sociétales et mentales solides.
DOSSIER. Confrontation, échanges et connaissance de l'autre au nord et à l'est de l'Europe de la fin du VIIe siècle au milieu du XIe siècle. La mer dans l'Europe du Nord : frontière ou trait d'union ?. Le paysage linguistique de l'Europe du Nord à la fin du premier millénaire ap J-C. Nature et mode d'action des bandes armées vikings : quelques réflexions sur la deuxième moitié du IXe siècle. Vivre à l'étranger : otages, rebelles et épouses en Europe centrale et nordique (Xe-XIe siècles). Ni Danois, ni Suédois, et assurément pas Finnois ; transmission des récits sur l'altérité dans l'historiographie norvégienne du XIXe et du premier XXe siècle. MELANGES / VARIA. La description du peuple sámi dans l'Historia de gentibus septentrionalibus d'Olaus Magnus
L'historiographie islandaise est très peu connue en France, sinon d'une poignée de spécialistes. L'équipe d'historiens de l'université d'Islande, sur sollicitation de la revue, s'est donc mobilisée pour faire découvrir à ses lecteurs les différents domaines de l'histoire et leur évolution théorique du XIXe siècle à nos jours. Ces articles essaient de montrer que les enjeux politiques successifs ont joué un grand rôle dans la façon dont on a pu aborder la discipline historique dans un pays qui a d'abord dû lutter pour son indépendance puis naviguer dans les eaux tourmentées de la guerre froide. Cela dit, les enjeux épistémologiques et scientifiques proprement dits n'ont pas été absents et montrent que les historiens islandais participent aux débats majeurs qui touchent cette discipline à l'échelle européenne et internationale.
De la galère à la fortune, l'incroyable destin de l'agent n°1 des stars de la télé-réalité "Je m'appelle Magali et je suis maman de trois enfants. Ma mère était femme de ménage. Elevée par mes grands-parents, j'ai été kidnappée à l'âge de huit ans. J'ai connu le chômage, la faillite et l'expulsion. On peut dire que la vie ne m'a fait aucun cadeau. Aujourd'hui, certains disent que, avec Shauna Events, j'ai bâti un empire. Oui, j'ai réussi ! Oui, je travaille dur ! La réussite attise parfois les jalousies. Mais j'aime les personnalités avec qui je travaille. Certaines disent même que je suis devenue leur maman.
François Noël Babeuf, né le 23 novembre 1760 à Saint-Quentin et mort guillotiné à Vendôme le 27 mai 1797, prit le prénom de Gracchus, prénom romain qui évoque le partage des terres et la répartition égalitaire des biens. Sa critique des Jacobins trop modérés et libéraux de la Convention girondine de 1793 se retrouve en 1795 mais cette fois-ci face à la Convention thermidorienne. En effet celle-ci après avoir exécuté Robespierre le 10 Thermidor, 28 juillet 1794, épure l'administration, démantèle les instruments de la Terreur et casse le réseau jacobin. Après la famine de l'hiver 1794-1795, une manifestation néojacobine réclame du pain et la Constitution de 1793. En prairial, une autre manifestation pénètre dans l'Assemblée et oblige la Convention à voter la mise en application de la Constitution de l'an I. Dans le Manifeste des plébéiens publié dans son journal Le Tribun du peuple en novembre 1795, Gracchus Babeuf attaque le régime en place et promeut l'idée de mise en commun des richesses : il expose tout ce qu'il compte démontrer par les faits et critique ainsi la Convention thermidorienne et le Directoire : il oppose son égalité à leur spoliation, sa mise en commun à leur propriété privée, ses vérités à leur valeurs bourgeoises.
Le Peuple forge ses chaînes de Jean-Paul Marat (1743-1793) fut publié à Londres en 1774, à l'occasion de la nouvelle élection du parlement d'Angleterre, ce qui valut à l'auteur bien des déboires. Vingt-cinq ans avant la Révolution française, le livre comportait cette déclaration en dos de couverture : "Le Mal est dans la chose même et le remède est violent. Il faut porter la cognée à la racine. Il faut faire connaître au peuple ses droits et l'engager à les revendiquer ; il faut lui mettre les armes à la main, se saisir dans tout le royaume des petits tyrans qui le tiennent opprimé, renverser l'édifice monstrueux de notre gouvernement, en établir un nouveau sur une base équitable. Les gens qui croient que le reste du genre humain est fait pour servir à leur bien-être n'approuveront pas sans doute ce remède, mais ce n'est pas eux qu'il faut consulter ; il s'agit de dédommager tout un peuple de l'injustice de ses oppresseurs."
L'Espagne, au zénith de sa puissance, offre le spectacle d'une force sans raison. La conversion ou la mort, telle a été, le plus souvent, l'alternative offerte à l'Autre, à celui qui n'appartient pas au nouveau peuple élu, destiné par Dieu à accomplir ses desseins providentiels. La mentalité espagnole du Siècle d'Or se trouve confrontée à des êtres qu'elle méprise ou abomine. Comment réagit-elle, quelle idéologie la fait-elle s'ériger en juge et paladin de l'honneur de Dieu, honneur confondu avec la hantise de la pureté raciale ? Indiens massacrés, juifs pourchassés, morisques décimés et expulsés, où trouve-t-on la justification de tant de sang ? Mais le fanatisme est-il vraiment le prix de l'honneur de Dieu ? Nombreux furent les penseurs espagnols, connus ou méconnus, qui s'élevèrent avec courage contre cette perversion de l'amour d'autrui. Victimes et bourreaux changent sans que jamais s'achève cette farce grotesque et sanguinaire. Le Siècle d'Or n'est pas si loin ; il nous questionne encore. Les idéologies semblent se démoder, elles ne font que se travestir.
Préface de Guillaume Durand.Dans tous les voyages initiatiques de l'adolescence une place fondamentale est réservée à l'Italie: Rome, Florence, Naples, Sienne, Venise. Mais bizarrement dans ce passage obligé de la culture occidentale, Ferrare, la ville de l'Arioste, du Tasse, où oeuvrèrent les plus grands architectes et peintres de la Renaissance, est souvent ignorée, évitée, presque méprisée. Cette ville fut pourtant au XVe et au XVIe siècle un foyer artistique et culturel important de l'humanisme, elle accueillit Juifs expulsés d'Espagnes et Protestants pourchassés par l'Église, mais prise par les armées du pape Clément VIII en 1598, une chape de plomb s'abattit sur Ferrare qui fut oubliée.Or c'est une exception assez incroyable dans la constitution des grandes villes de la péninsule. À la Renaissance, le duc Hercule Ier d'Este inspira un plan d'urbanisme tout à fait original pour l'époque avec de larges avenues et de grandes places qui tranche totalement avec le reste de l'architecture italienne de l'époque et anticipe la modernité.De nos jours, plusieurs expositions de mise en valeur de son patrimoine se sont succédé tant au palais des Diamants qu'à la Galleria Estense de Modène, mais l'histoire de Ferrare et ses apports dans la construction de la culture européenne contemporaine sont encore méconnus d'un large public.Pourtant cette ville a inspiré Giorgio de Chirico pour ses peintures métaphysiques, et de nombreux écrivains dont Giorgio Bassani, en particulier dans son livre mis à l'écran, Le Jardin des Finzi Contini.