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Petites villes et décentralisation en Inde
Bercegol Rémi de ; Zérah Marie-Hélène
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753536197
Comptant parmi les plus anciennes civilisations urbaines, l?Inde reste aujourd?hui une des régions les moins urbanisées du monde (seulement 31% en 2011), tout en produisant des villes millionnaires, élevées au rang de mégapoles mondiales, et désormais aussi toute une multitude de petites et moyennes villes, dont la prolifération est désormais avérée. Cette urbanisation paradoxale interpelle la communauté scientifique qui, dans un contexte réformateur, cherche à mieux en comprendre les transformations et les enjeux. Cet ouvrage s?intéresse aux effets consécutifs aux lois de décentralisation de 1992 dans des petites villes en Uttar Pradesh, un des Etats les plus peuplés et les plus pauvres de l?Inde. A la différence d?autres pays ayant connu des pressions internationales, la mise en place de la réforme de décentralisation en Inde résulte d?un choix politique national issu d?un débat ancien sur la place à donner aux institutions locales. Presque vingt années après sa mise en place, alors que les métropoles ont focalisé l?attention des évaluateurs, on connait encore mal les impacts de la réforme dans les petites villes. Pourtant, ces dernières, essentielles au développement régional, doivent faire face à des situations d?importants déficits en infrastructure qui nécessiteraient une meilleure prise en compte. En contribuant à combler cette lacune, ce travail permet une meilleure appréhension d?une partie négligée de l?Inde urbaine et sera utile pour les étudiants, les chercheurs et les planificateurs travaillant sur les villes du Sud.
Dans un fragment célèbre de son roman Oberman (1804), Senancour a livré une description du ranz des vaches qui a fait date, dans la mesure où il y déploie un paysage empruntant aux codes de l'univers pastoral et à la représentation de la haute montagne pour rendre compte de la résonance intérieure de l'air alpestre. Privilégiée par les romantiques, cette façon de dire la musique et ses effets par la description d'un paysage est au coeur de ce numéro qui en explore les déclinaisons au début du XIXe siècle dans diverses oeuvres littéraires et musicales de différents pays (France, Allemagne, Italie, Angleterre)
Le Génie du christianisme : entre dialogue et polémiques En 1802, Chateaubriand ouvre le siècle avec la publication du Génie du christianisme. Soucieux de s'adapter à un public qui s'est éloigné de la foi de ses ancêtres, il y fait appel à la mémoire d'une culture commune et vise à ramener ses contemporains à Dieu par la voie du sentiment et de l'imagination. Il s'agit pour lui de persuader du "génie" d'une religion qui peut se prévaloir d'avoir toujours été favorable aux lettres et aux arts, en préservant le sens du mystère et en renouvelant la dramaturgie des passions aussi bien que la veine descriptive. Est-ce à dire pour autant que le Génie du christianisme fait rupture ? Les articles recueillis dans ce numéro reviennent sur le dialogue établi dès le xviiie siècle entre philosophes et défenseurs de la religion, et ils rappellent que des apologistes avaient déjà choisi de louer l'excellence des oeuvres inspirées par le christianisme. Ce numéro d'Orages fait entendre les polémiques qui, par exemple sous la plume de Germaine de Staël, inscrivent la religion au coeur du débat idéologique des années 1760-1830. De la dévote qu'avait déjà mise en scène le roman du xviiie siècle à l'athée dont Stendhal sonde le mal-être, des opéras bibliques de l'Empire au tableau de Louis Hersent Ruth et Boaz, il se veut une invitation à explorer la présence de la matière religieuse au cours de cette période dans la fiction et dans les arts. Le volume présente également l'actualité de Chateaubriand, son rapport à l'islam, à la laïcité, à l'athéisme.
LA référence pour le sujet de littérature du XIXe ? du CAPES externe de Lettres Traitant de l'oeuvre de Claire de Duras au programme 2026 des agrégations de lettres classiques et modernes, l'ouvrage propose tous les éléments nécessaires à la réussite du candidat. Comme tous les Clefs-concours de Lettres modernes, l'ouvrage est structuré en quatre parties : Repères : le contexte historique et littéraire ; Problématiques : comprendre les enjeux de l'oeuvre ; Le travail du texte : questions de langue, de stylistique et de grammaire ; Outils : pour retrouver rapidement une définition ou une référence.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.