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La psychanalyse à l'épreuve de l'Islam
Benslama Fethi
AUBIER
21,40 €
Épuisé
EAN :9782700724264
Si la religion est omniprésente dans la réflexion de Freud, l'islam en est absent, ou presque. On mesure à ce seul constat l'originalité de la perspective de Fethi Benslama: mettre à jour les refoulements constitutif de la religion islamique.Exportant les origines de l'islam, l'analyse se trouve très vite confrontée à sa crise contemporaine et à son symptôme le plus visible: le mouvement islamique. Pour interpréter cette "censure du sujet da la tradition" qui prend la forme d'une perversion de masse, Fethi Benslama propose une grille de lecture où la femme apparaît comme la nervure centrale du refoulement propre à l'islam. Dans ce qu'il diagnostique comme un dérèglement profond de la relation entre le réel et les formes symboliques, il s'interroge notamment sur la portée de l'affirmation coranique selon laquelle Dieu n'est pas le père.
F. Benslama prolonge le Manifeste des libertés paru dans«Libération»en février 2004 par une déclaration qui invite à un engagement commun et permanent entre les défenseurs des valeurs de la laïcité et les musulmans. Il propose aux musulmans de se libérer de la soumission et présente la laïcité comme l'ouverture au surmontement du mythe identitaire de l'islamisme.
Biographie de l'auteur Psychanalyste, professeur de psychopathologie clinique, directeur de l'UFR d'Etudes psychanalytiques et de l'institut des Humanités de Paris à l'université Paris-Diderot, Fethi Benslama a notamment publié : Soudain la révolution (Denoél), Décimation d'insoumission (Flammarion), La Psychanalyse à l'épreuve de l'islam (Aubier, Champs-Flammarion).
Celui qui a poignardé Salman Rushdie le 12 août 2022 à New York n'était pas né en 1989, lorsque l'ayatollah Khomeiny lançait une fatwa condamnant à mort l'auteur des Versets sataniques. Que s'est-il passé d'irrévocable avec ce roman pour que trente-trois ans plus tard, l'acharnement continue ? Pourquoi un écrivain est-il devenu le bouc émissaire de la confrontation identitaire entre L'islam et l'Occident ? La réplique ici est de donner à lire une oeuvre qui va plus loin que le blasphème.
Gauchistes simplets, vous l'avez faite et vous nous l'avez donnée" : ce propos ironique prêté à des islamistes est significatif de l'esprit dans lequel est vécu le cours de la révolution dans le monde arabe. "Du printemps arabe à l'hiver islamiste" est une autre formule évocatrice du sentiment de déception, de désillusion, de l'idée d'un mauvais tour pris par les soulèvements, un an après leur déclenchement. C'est la contre-révolution en marche. D'autres y voient la confirmation que ce n'était pas des révolutions, mais des coups d'Etat perpétrés à la faveur de convulsions populaires, dont naîtra un ordre pire que le précédent. Le mot " régression " est parfois lâché, et le regret des dictatures n'est pas loin. Ici ou là, on n'hésite pas à nous reprocher la joie éprouvée au cours des événements. Vous vous êtes réjouis trop vite, n'est-ce pas ? Et maintenant, êtes-vous optimistes ou pessimistes ? Qu'en est-il de votre hypothèse d'une sortie du monde arabe du paradigme de l'identité vers celui de la liberté ? Que les interrogations et les inquiétudes sur le cours actuels du monde arabe soient légitimes, cela ne fait pas de doute. Mais que l'on veuille déjà considérer que les jeux sont faits, voilà qui ne laisse aucune chance à la liberté comme expérience, comme processus dialectique, comme prise de risque inévitable et sans garantie. Je voudrais poursuivre ici l'accompagnement du mouvement qui a donné lieu à la chute de la dictature le 14 janvier 2011 en Tunisie, et dont l'onde s'est étendue à toute une région et même au-delà. Essayer d'éclairer les conditions sociales et subjectives des développements actuels est la seule possibilité d'affronter le passage de l'imprévu à l'imprévisible, avec un viatique pour le voyageur dans l'histoire en devenir.
L'âge d'or du duel en France. ce n'est pas l'époque des mignons de Henri III. mas le siècle du fer et de la vapeur: après la Révolution française, plus besoin d'être noble pour porter l'épée et provoquer un adversaire aussi bien né que vous. Tout le monde peut se battre, et tout le monde se bat, à l'épée, au sabre, au pistolet; à propos d'un pied écrasé par mégarde, d'un article de journal venimeux, ou d'un adultère trop voyant. A force de se battre, on commence à se tuer moins: le dernier duel meurtrier connu a lieu en 1903. Et puis, après la boucherie de la Grande Guerre, le duel s'étiole, même si quelques combats ont encore lieu jusque dans les années 50 - notamment celui qui opposa Defferre à Ribière, indigné d'avoir été traité d'"abruti". Fourmillant de récits de rencontres légendaires ou méconnues, ce beau livre raconte la saga du duel sous toutes ses formes, sociales, littéraires ou politiques.
Biographie de l'auteur Vannina Micheli / Rechtman est psychanalyste, psychiatre de formation et docteur en philosophie. Elle est membre de Espace Analytique et chercheur associée à l'université Paris 7.