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La psychanalyse à l'épreuve de l'Islam
Benslama Fethi
FLAMMARION
10,00 €
Épuisé
EAN :9782080800923
Si la religion est omniprésente dans la réflexion de Freud, l'islam en est absent. On mesure à ce constat la richesse de la perspective ouverte ici : mettre au jour les refoulements constitutifs de la religion islamique. Partant de la crise contemporaine de l'islam et de son symptôme le plus visible qu'est l'islamisme, ce livre entreprend d'explorer les origines de l'islam. Pour interpréter cette "césure du sujet de la tradition" qui prend la forme d'un désespoir de masse, Fethi Benslama relit les textes fondateurs, gardés par un long règne d'interdit de penser. L'altérité féminine y apparaît comme la nervure centrale du refoulement propre à l'islam. Face à un dérèglement profond de la relation entre le réel et les formes symboliques que trahissent les extrémismes, l'analyse conduit alors vers des questions demeurées impensées, telle l'affirmation coranique selon laquelle Dieu n'est pas le père.
Celui qui a poignardé Salman Rushdie le 12 août 2022 à New York n'était pas né en 1989, lorsque l'ayatollah Khomeiny lançait une fatwa condamnant à mort l'auteur des Versets sataniques. Que s'est-il passé d'irrévocable avec ce roman pour que trente-trois ans plus tard, l'acharnement continue ? Pourquoi un écrivain est-il devenu le bouc émissaire de la confrontation identitaire entre L'islam et l'Occident ? La réplique ici est de donner à lire une oeuvre qui va plus loin que le blasphème.
Gauchistes simplets, vous l'avez faite et vous nous l'avez donnée" : ce propos ironique prêté à des islamistes est significatif de l'esprit dans lequel est vécu le cours de la révolution dans le monde arabe. "Du printemps arabe à l'hiver islamiste" est une autre formule évocatrice du sentiment de déception, de désillusion, de l'idée d'un mauvais tour pris par les soulèvements, un an après leur déclenchement. C'est la contre-révolution en marche. D'autres y voient la confirmation que ce n'était pas des révolutions, mais des coups d'Etat perpétrés à la faveur de convulsions populaires, dont naîtra un ordre pire que le précédent. Le mot " régression " est parfois lâché, et le regret des dictatures n'est pas loin. Ici ou là, on n'hésite pas à nous reprocher la joie éprouvée au cours des événements. Vous vous êtes réjouis trop vite, n'est-ce pas ? Et maintenant, êtes-vous optimistes ou pessimistes ? Qu'en est-il de votre hypothèse d'une sortie du monde arabe du paradigme de l'identité vers celui de la liberté ? Que les interrogations et les inquiétudes sur le cours actuels du monde arabe soient légitimes, cela ne fait pas de doute. Mais que l'on veuille déjà considérer que les jeux sont faits, voilà qui ne laisse aucune chance à la liberté comme expérience, comme processus dialectique, comme prise de risque inévitable et sans garantie. Je voudrais poursuivre ici l'accompagnement du mouvement qui a donné lieu à la chute de la dictature le 14 janvier 2011 en Tunisie, et dont l'onde s'est étendue à toute une région et même au-delà. Essayer d'éclairer les conditions sociales et subjectives des développements actuels est la seule possibilité d'affronter le passage de l'imprévu à l'imprévisible, avec un viatique pour le voyageur dans l'histoire en devenir.
Biographie de l'auteur Psychanalyste, professeur de psychopathologie clinique, directeur de l'UFR d'Etudes psychanalytiques et de l'institut des Humanités de Paris à l'université Paris-Diderot, Fethi Benslama a notamment publié : Soudain la révolution (Denoél), Décimation d'insoumission (Flammarion), La Psychanalyse à l'épreuve de l'islam (Aubier, Champs-Flammarion).
Si la religion est omniprésente dans la réflexion de Freud, l'islam en est absent, ou presque. On mesure à ce seul constat l'originalité de la perspective de Fethi Benslama: mettre à jour les refoulements constitutif de la religion islamique.Exportant les origines de l'islam, l'analyse se trouve très vite confrontée à sa crise contemporaine et à son symptôme le plus visible: le mouvement islamique. Pour interpréter cette "censure du sujet da la tradition" qui prend la forme d'une perversion de masse, Fethi Benslama propose une grille de lecture où la femme apparaît comme la nervure centrale du refoulement propre à l'islam. Dans ce qu'il diagnostique comme un dérèglement profond de la relation entre le réel et les formes symboliques, il s'interroge notamment sur la portée de l'affirmation coranique selon laquelle Dieu n'est pas le père.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)