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LES SENTIERS DE L'OUVRIER
BENSIMON FABRICE
PUB SORBONNE
15,00 €
Épuisé
EAN :9791035100445
Au XIXe siècle, des milliers de Britanniques émigrent vers le continent. Parmi eux, des artisans viennent travailler quelque temps, forts de savoir-faire acquis outre-Manche, au coeur de l'industrialisation. Alors que les circulations se multiplient, mécaniciens, ouvrières du lin et du jute, dentelliers, cheminots, terrassiers ou travailleurs du fer utilisent leurs compétences en Europe. Au moins trois d'entre eux, venus à Paris par ces sentiers de l'ouvrier, ont laissé des mémoires : John Colin, apprêteur de cuir écossais et "ivrogne réformé" ; Charles Manby Smith, typographe érudit, qui compose à Paris des livres en anglais ; William Duthie, orfèvre itinérant. Ils sont employés dans cette "fabrique collective" parisienne, capitale de l'échoppe et de l'atelier, destination de centaines de milliers de migrants provinciaux et étrangers. Ces trois témoins décrivent leur travail, leur logement et leurs sociabilités. Ils sont parfois les témoins de la grande histoire, à l'instar de Smith, observateur apeuré de la révolution de Juillet 1830. Ils repartent et finissent par raconter leur vie, selon un usage alors répandu dans les classes populaires britanniques. Leurs témoignages sur le Paris ouvrier sont rassemblés ici, pour la première fois en français.
Clefs-concours : S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs-concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un Outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs-concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Clefs-concours Anglais - Civilisation : Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune : des repères : un rappel du contexte historique et littéraire ; les grandes "thématiques", indispensables à la compréhension des enjeux de la question ; des outils méthodologiques : chronologie, glossaire, bibliographie ; un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques.
A 22 ans, Engels part travailler dans la fabrique textile familiale à Manchester, foyer de la révolution industrielle et du mouvement ouvrier. Pendant ce premier séjour de plus deux ans, de 1842 à 1844, et avant sa rencontre décisive avec Marx, il envoie régulièrement des articles à des périodiques de langue allemande dont les Annales franco-allemandes où il publie sa célèbre Esquisse d'une critique de l'économie politique. Mais la plupart de ses articles procèdent d'un regard documenté et critique sur la Grande-Bretagne des années 1840, celle de l'industrialisation et du libéralisme. Par ailleurs, Engels entame fin 1843 une collaboration avec deux journaux britanniques : l'hebdomadaire owéniste The New Moral World ; puis le journal chartiste The Northern Star. Engels s'étant lié aux milieux radicaux et socialistes, il s'agit pour lui de leur faire connaître la situation sur le continent et d'affirmer une position communiste. C'est dans ce cadre qu'il publie des textes majeurs comme La Marche de la réforme sociale sur le continent. Ce volume second des écrits de jeunesse d'Engels, préparé et préfacé par Fabrice Bensimon, spécialiste de l'histoire britannique, présente ici un parcours intellectuel et politique méconnu, celui d'Engels pendant les deux années antérieures à son travail avec Marx. Des textes annexes dont ceux de Flora Tristan, Tocqueville, Michelet, etc., permettent de situer l'oeuvre d'Engels dans les débats et les réalités de l'époque. Le volume 1, paru en 2015, concerne la période allemande des Ecrits de jeunesse d'Engels, de 1839 à 1842. Ce volume 2 et dernier, concerne la période Manchester, de 1842 à 1844, et contient les index des deux volumes.
Résumé : Quelles furent, tout au long de l'histoire, les relations entre les îles Britanniques et le reste de l'Europe, puis du monde ? Quelle est à présent leur place, entre le Commonwealth, les Etats-Unis et l'Union européenne ? A quelles problématiques issues du passé sont-elles aujourd'hui confrontées ? De la préhistoire jusqu'à aujourd'hui, ce manuel relate la riche histoire des îles Britanniques en analysant la place de cet archipel et en montrant la singularité de chacune de ses composantes. Il offre également un panorama des affrontements et divergences propres à ce territoire éclaté, qu'il s'agisse de l'Irlande du Nord ou de l'indépendance revendiquée par une partie des Ecossais. En prise avec les apports de l'historiographie britannique, il s'attache donc à saisir l'ensemble des évolutions économiques, sociales et culturelles de ce qui fut la première société industrielle.
Le Royaume-Uni resta-t-il impassible face aux bouleversements politiques et sociaux provoqués par la révolution française de 1848 ? Il s'en faut de beaucoup. D'emblée, les Britanniques manifestèrent un vaste et intense intérêt pour les événements qui survenaient en France ; ils y réagirent, ils en débattirent, il y répondirent. Articles de presse, brochures, discours, sermons, lettres, journaux privés, œuvres littéraires, caricatures politiques - dont le présent ouvrage offre un large échantillon - tous ces documents attestent la diversité autant que la vivacité de leurs réactions. Les chartistes, les nationalistes irlandais et certains radicaux anglais s'enthousiasmèrent pour les journées de Février et pour la seconde République. Le " droit au travail ", les ateliers nationaux, les théories socialistes, les journées de Juin préoccupèrent les Britanniques, car ils renvoyaient aux inégalités et aux luttes sociales que connaissait le royaume. Pour les plus conservateurs, en revanche, l'importation d'une révolution française était un spectre redoutable et redouté, et ceux-ci firent contre ce danger un large usage des stéréotypes nationaux. Si le Royaume-Uni ne connut pas de révolution en 1848, la contestation, cependant, toucha largement le pays : les chartistes se mobilisèrent à nouveau, et les militants de la Jeune Irlande cherchèrent à obtenir l'abrogation de l'Union avec la Grande-Bretagne. Le pouvoir parvint à contenir et à réprimer ces tentatives. Au miroir de la révolution française apparaissent ainsi les craintes, les espérances et les valeurs des Britanniques de 1848.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
L'immigration algérienne des années 1950-1970 est souvent associée à un stéréotype, celui d'hommes seuls, débarqués par bateau à Marseille, logés dans des foyers Sonacotra ou des bidonvilles, à proximité de l'usine où ils travaillent. Ce cliché repose largement sur l'idée que le regroupement familial n'a été instauré qu'en 1976, après avoir mis fin à l'immigration de travail, et a conduit les partisans d'une politique migratoire restrictive à présenter l'immigration familiale comme l'origine des difficultés sociales qui affectent les banlieues populaires au début des années 1980. Pourtant, plus de 80000 familles algériennes vivaient déjà en France à cette époque. Au croisement de l'histoire coloniale, urbaine et des migrations, cet ouvrage retrace les trajectoires des premières familles algériennes installées en France, principalement à Nanterre et dans l'ouest de la région parisienne. Il mobilise à la fois des archives administratives, pour appréhender les politiques publiques mises en place à l'égard de ces familles, mais aussi des dossiers de regroupement familial, des entretiens ainsi que les archives privées de Monique Nerva ? une figure militante qui s'est installée dans le bidonville de la Folie à Nanterre dès 1959 ?, pour saisir l'expérience vécue par ces populations. Ces matériaux, en partie inédits, dessinent une autre image de l'immigration algérienne, où se côtoient les familles des bidonvilles, qui font pour certaines partie intégrante de la société de consommation, et les familles "invisibles", lesquelles, comme les ouvriers français, connaissent les logements trop petits, les taudis, mais aussi, parfois, les logements sociaux. Malgré tout, l'existence même des bidonvilles et de quelques segments du parc social concentrant des Algériens a servi de prétexte au développement d'une politique d'immigration spécifique, qui limite l'arrivée des familles algériennes après l'indépendance. A la fin des années 1970, les tentatives visant à exclure les Algériens du territoire échouent, mais le contexte de la crise économique, les discours hostiles et les pratiques discriminatoires à leur égard entraînent une rupture du processus d'intégration socio-économique amorcé au cours des années 1960.
Hobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.