La consolidation des comptes consiste à élaborer l'image comptable d'un groupe d'entreprises comme si celui-ci, au lieu d'être une nébuleuse de sociétés juridiquement distinctes et publiant séparément leurs comptes, ne constituait qu'une seule et même entité. L'obligation de produire des comptes consolidés a constitué un premier pas vers une meilleure information financière sur les groupes de sociétés. Mais les récents scandales financiers ont montré la fragilité des processus de reddition de comptes. Le cas Enron, qui porte notamment sur une manipulation des frontières du groupe, en est la parfaite illustration. Dans un contexte de crise financière sans précédent, cet ouvrage vient à point nommé pour qui souhaite mieux comprendre cette technique et ses implications. L'approche n'est pas que techniciste. L'auteur livre une histoire qui replace son objet d'étude dans son contexte économique, politique et social, ce qui permet d'en apprécier pleinement les enjeux. Une histoire incarnée dans des individus (comptables et auditeurs bien sûr, mais aussi juristes, hommes politiques, économistes, managers...) et dans des collectifs (entreprises, groupes d'études, organismes officiels ou encore cabinets de consultants anglo-américains). Cette histoire, qui débute à l'aube des années 1930 et qui s'achève au milieu des années 1980, met en évidence la diversité des préoccupations et des approches, mais également les points de convergence et les désaccords entre les parties prenantes. Cette recherche s'appuie sur une documentation abondante, issue d'une multiplicité de sources. Archives d'entreprises et d'institutions diverses, littérature technique (ouvrages, presse technique et professionnelle, presse financière...) ou encore travaux parlementaires, ont été sollicités, le tout complété et recoupé par des entretiens avec des acteurs du moment (experts-comptables, directeurs financiers, responsable des affaires comptables de l'ex-Commission des opérations de Bourse...). Étudiants, praticiens et chercheurs en histoire ou en gestion trouveront au fil des pages de cet ouvrage matière à réflexion sur les dispositifs de gestion qui structurent nos sociétés.
Le manuel de Comptabilité et audit a été conçu pour préparer l'épreuve n°4 du diplôme supérieur de comptabilité et de gestion (DSCG), grade Master (M). Il comprend 18 chapitres, conformément au nouveau programme où l'on distingue quatre domaines : Les opérations de restructuration ; les normes comptables internationales ; les comptes de groupe ; l'audit. Chacun des problèmes comptables fait l'objet d'explications approfondies : mentionnant les sources légales et réglementaires (Code de commerce, PCG, IFRS) ; assorties d'encadrés sur les normes en relation avec la question traitée ; illustrées d'exemples, montrant le jeu des comptes et, sil y a lieu, l'incidence fiscale. Le droit comptable, au sens le plus large est en permanente évolution. Cette édition intègre donc la dernière version du Plan comptable général des IFRS, des normes professionnelles des experts-comptables des nonnes d'exercice professionnel des commissaires aux comptes et des codes de déontologie. Les dernières évolutions de la doctrine comptable et du cadre normatif de PUE font l'objet d'un développement exhaustif, parallèlement à des rubriques dédiées dans chaque partie de l'ouvrage.
Cette 3e édition enrichie et mise à jour propose une mise en pratique du cours dispensé dans le manuel de Comptabilité financière : ! FRS versus normes françaises de J Richard, D Bensadon et C Collette et offre une comparaison systématique des normes françaises et des IFRS. Chaque chapitre se subdivise en : un rappel du cours renvoyant aux chapitres du manuel ; des questions ponctuelles ; des questions à choix multiples (QCM) ; des questions de réflexion ; des cas pratiques ; des corrigés. Toutes les questions, cas pratiques et exercices donnent lieu à un corrigé commenté afin de permettre une meilleure acquisition des notions. Ce tout-en-un constitue un véritable atout pour la préparation aux examens et concours (agrégation, CAPET...).
Richard Jacques ; Bensadon Didier ; Rambaud Alexan
La mondialisation de l'économie et des systèmes d'information bouleverse l'enseignement de la comptabilité. A jour des dernières réformes des normes IFRS et du système comptable français, cet ouvrage de référence offre une formation complète, théorique et technique : - exposé des différentes conceptions de la comptabilité ; - mise en perspective historique et sociale des normes IFRS et des systèmes comptables ; - présentation des principaux outils et opérations comptables, illustrée d'exemples, de modèles d'écriture et d'états financiers. Entièrement mise à jour, cette 11e édition fait vivre l'opposition entre les IFRS et le modèle "français" , et tient compte du modèle futuriste de la comptabilité environnementale.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?