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Louis Capet, suite et fin
Benoziglio Jean-Luc ; Bottarelli Alice
FLORIDES HELVET
10,00 €
Épuisé
EAN :9782940775439
Exilé sur les rives suisses du lac Léman, Louis XVI, devenu le simple citoyen Louis Capet, coule des jours... ennuyés à Saint-Saphorien (sic), village de vignerons et de pêcheurs à l'esprit souvent épais, amateurs de vin blanc et de kirsch. La cohabitation est difficile et le fragile équilibre menace de se rompre lorsque l'aile de Bonaparte survole la région. Jean-Luc Benoziglio se fait au passage le plaisir d'opposer le français de la cour au parler suisse, dans des pages infiniment habiles n'excluant pas les jeux de mots ni les plaisanteries moins... élégantes. Publié en 2005 aux Editions du Seuil, nourri de faits réels, ce roman à la syntaxe vertigineuse revisite avec humour et dérision l'histoire de France, et au-delà du destin royal, se penche sur la figure universelle de l'exilé. Louis Capet, suite et fin a reçu le Prix Michel Dentan et le Prix des auditeurs de la RTS. Il est accompagné dans cette présente édition d'une préface inédite d'Alice Bottarelli, auteure, éditrice et chercheuse en littérature.
Qu'arrive-t-il à un homme seul qui attend son avion pendant cinq heures? C'est la question du livre. Réponse délirante, loufoque, hellzapoppinesque." Jacques-Pierre Amette, Le Point. "Une fête joyeuse du verbe doublée d'une noire cérémonie de la dérision... Un humour ravageur." Claude Bonnefoy, Les Nouvelles Littéraires. "Un livre drôle, fort, bourré de gags à la dynamite, une explosion en entraînant une autre sur un rythme de film de Mack Sennett." Pierre Lepape, Paris-Normandie.
Si chacun sait bien que Louis XVI, échappant de justesse à la guillotine, fut par la Convention condamné au bannissement perpétuel, l'on connaît moins, en revanche, les innombrables difficultés rencontrées à l'époque pour trouver au souverain déchu une terre d'exil qui veuille bien le recevoir, et l'on ignore presque tout des raisons qui poussèrent finalement la Suisse à accueillir Louis Capet et à le reléguer à Saint-Saphorien, petite bourgade des bords du Léman, dans un territoire alors possession des baillis de Berne. Basé sur de nombreuses archives inédites, se lisant comme un vrai livre d'histoires et sur un ton dont la légèreté n'exclut pas le sérieux, ce roman nous révèle donc l'accueil... mitigé que le ci-devant monarque reçut à son arrivée au pays de Vaud, les hôtes... inattendus qui s'en vinrent le visiter, les diverses péripéties... tragicomiques qui, d'octobre 1795 à janvier 1798, marquèrent son séjour forcé dans la région et la fin... logique qu'il y trouva.
Dans cette petite histoire, lue à reculons comme il était d'usage à l'époque, Pharaon naît vers - 1370, règne en gros de - 1350 à - 1335 et, déchu par son entourage, déçu par l'existence, tente de quitter la scène dans un fauteuil roulant aux environs de - 1333. Entre-temps, il se sera vainement efforcé de faire aboutir un certain nombre de réformes qui, à son couronnement, lui tenaient à c?ur. Qu'il s'agisse de la religion, cependant, des arts en général et de l'architecture en particulier, des m?urs ou de l'écriture, toutes ces tentatives et quelques autres encore aboutiront à autant de cuisants échecs. Il en sera de même en ce qui concerne sa vie privée qui, au propre comme au figuré, le verra tomber de haut. Éprouvant une grande considération pour les travaux des égyptologues, l'auteur imagine facilement la sidération dans laquelle ce livre ne manquera pas de les plonger: ce n'est pas le but de l'ouvrage, mais c'est son risque. Qu'il assume.
Résumé : Les Eléments d'un songe se présentent comme une suite de variations dont le thème initial est emprunté à L'Homme sans qualités de Robert Musil. A la suite de cet écrivain, grand rêveur en quête d'états parfaits à même de faire oublier la laideur de la vie et l'horreur de la mort, mystique sans Dieu, passionné de la nature, Jaccottet - qui l'a traduit - cherche à son tour les solutions qui permettent de vivre, suivant un élan poétique et philosophique tout à la fois. L'itinéraire que l'auteur parcourt frappe par la noblesse de ses vues et par l'honnêteté foncière de sa démarche, dont l'extrême exigence dépasse le pessimisme pour exprimer une ambition trop haute peut-être, mais qui ne désespère pas de s'accomplir. Cette édition est accompagnée d'une préface de Jean-Marc Sourdillon, écrivain, professeur et traducteur, qui a collaboré à l'édition des Ouvres de Philippe Jaccottet dans la "? Bibliothèque de la Pléiade ? " aux Editions Gallimard en 2014. Poète, essayiste et critique littéraire suisse, Philippe Jaccottet (1925-2021) a vécu en France depuis les années 1950 ? ; il est considéré comme l'un des plus grands poètes de langue française du XXe siècle. Célèbre également pour ses nombreuses traductions d'oeuvres étrangères (Rilke, Thomas Mann, Musil, Góngora, Homère), il a été distingué par de nombreux prix tout au long de sa vie. Avec René Char et Saint-John Perse, il est un des rares poètes dont l'oeuvre a été publiée de son vivant dans la "? Bibliothèque de la Pléiade ? " .
Résumé : L'oeuvre littéraire de Jeremias Gotthelf, dans laquelle il exprime ses préoccupations civiques et sociales, est souvent lue dans une perspective qui accentue son caractère contextuel, voire régional. Mais L'araignée noire et Le déluge en Emmental échappent à cette vision réductrice. Dans L'araignée noire, l'écrivain aborde un sujet de portée universelle en explorant les réactions de tout un village face à une invasion d'araignées noires qui déciment peu à peu les habitants. Le caractère fantastique de la nouvelle n'empêche pas Gotthelf d'étudier les réactions de ses pairs pour en tirer la leçon, comme il le fait, en partant de l'évocation d'une catastrophe bien réelle, dans Le déluge en Emmental. Romancier suisse de langue allemande, Jeremias Gotthelf (1797-1854), de son vrai nom Albert Bitzius, a été de 1832 à sa mort pasteur de Lützelflüh dans la campagne de l'Emmental. Il a été un acteur engagé du mouvement de "régénération" politique qui agitait alors la Suisse ; dans son oeuvre, enracinée dans le terroir bernois, Gotthelf s'attache à décrire le bouleversement, par la modernisation, d'une société jusqu'alors essentiellement paysanne.
Je suis un sentimental. C'est une sorte de faiblesse, je sais, une sorte de maladie, je sais. Vous en riez ; vous pouvez bien en rire, ça m'est complètement égal. Je ne suis pas un mou, je ne suis pas un lâche, je ne crois pas, je suis seulement un sentimental : je n'aime pas les murs. C'est un défaut, je sais, mais je n'ai pas le choix. Je n'aime pas les murs. Je ne dis pas les vieux murs, pierre de taille et fissures, je ne dis pas les murs irréguliers, leurs interstices inégaux, mousses et mortiers, tous les jeux de la lumière à leurs surfaces, non, je dis les murs que certains croient bon de dresser entre eux et moi, entre eux et vous, entre eux et eux, et ces murs-là sont de béton, lisses et inaltérables, ils ne se laissent entamer par rien, c'est du moins ce qu'ils prétendent, il leur faut ça pour se protéger, c'est du moins ce qu'ils croient ; moi je les soupçonne d'être plus fragiles et plus faibles que moi, je suis un sentimental pourtant, tenez, je me demande si derrière leur mur, à chaque fois, ce ne serait pas par hasard un sentimental qui se cache et se réfugie. Un sentimental qui s'ignore. Ou un sentimental qui se méfie de lui-même plus encore que de vous ou de moi".
Résumé : Nora et Antonio sillonnent l'Italie sur les traces d'un homme politique sortant de l'ordinaire : Benito Mussolini, dont Antonio devient le photographe attitré. Emilie et Julien vivent à Nyon, sur La Côte vaudoise, et rêvent depuis toujours d'ouvrir une auberge de campagne. Les deux couples ne se connaissent pas. Ils ne parlent pas la même langue. Ils n'ont pas les mêmes rêves. Mais leurs destins vont se croiser, puis s'épouser au cours de la première moitié du XXe siècle que le récit retrace au fil d'une envoûtante "remontée du temps".