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Massacres coloniaux. 1944-1950 : La IVe République et la mise au pas des colonies françaises
Benot Yves ; Maspero François
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782707146335
Aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale, de Sétif (mai-juin 1945) à Madagascar (1947), d'Haiphong (1946) à la Côte-d'Ivoire (1949-1950) et à Casablanca (1947), l'armée française a massacré des dizaines de milliers d'hommes et de femmes dont le seul tort était de revendiquer plus de libertés ou l'indépendance. Ce sont ces pages sanglantes de l'histoire de France, méconnues, voire effacées, qu'Yves Benot retrace dans ce livre. Mobilisant l'ensemble des documents disponibles, il montre comment et pourquoi les gouvernements de la IVe République, bien peu soucieux du respect de la légalité républicaine, ont choisi la voie de la répression sauvage pour préserver la cohésion de l'Empire français. Et il analyse aussi les débats auxquels cette politique a donné lieu en France même, en mettant en lumière l'opposition de certains intellectuels, de ceux des clercs qui n'ont pas trahi, comme Jean-Paul Sartre ou Paul Ric?ur.
Lorsque l'on conçoit aujourd'hui un bâtiment, qu'il soit en métal, en béton ou en bois, on emploie un logiciel pour calculer comment dimensionner sa structure en vue de garantir sa fiabilité dans le respects des normes appliquées à la construction, notamment les Eurocodes (la réglementation n'est constituée de normes françaises que pour moins de 10%). Ce nouveau manuel auquel le spécialiste de l'ossature bois a travaillé permet d'optimiser le recours à l'un des deux logiciels français de calcul des structures bois, MD Bât pour réaliser les assemblabes des pièces de la struucture. L'emploi d'un logiciel de calcul exigeant des concepteurs qu'ils maîtrisent d'abord les principies de la construction et sachent faire les calculs par eux-mêmes améliore la rentabilité du travail et garantit l'exactitude des résultats sans pour autant dispenser les ingénieurs d'en contrôlerla pertinence à l'apui de leur savoir faire et de leur expérience. Ce manuel technique permet donc de comprendre ce que fait le logiciel, sans toutefois balayer tout ce qu'il permet de caluler . En permettant notamment d'identifier d'éventuels résultats trompeurs, l'ouvrage contribue à l'objectif des constructeurs : ne pas mettre en danger la vie des usagers du futur bâtiment. Pareille demarche s'applique tout auusi aux autres logiciels, ce sont ici les copies d'écran qui correspondenr en particulier à MD Bât (version 5. 6). Ce que l'on ne pourra calculer qu'à l'aide du logiciel, ce sont les effets que peuvent produire sur la structure d'un bâtiments les actions qui portent sur les extrémités des barres (poteaux et poutres). L'auteur illustre la méthode de calcul des assemblages par des cas d'études.
L'itinéraire intellectuel et militant de l'historien Yves Benot (1920-2005) s'est ordonné autour de trois grands axes complémentaires et indissociables au sein de son ?uvre immense: les processus de décolonisation de l'Afrique francophone, où il a vécu de nombreuses années; les fondements intellectuels de l'anticolonialisme et de la lutte anti-esclavagiste au siècle des Lumières, dont il fut un précurseur avisé en mettant à jour, notamment, l'apport de Diderot dans la grande ?uvre de Raynal; les processus d'abolition de l'esclavage dans la Révolution française, puis ceux de son tragique rétablissement par Napoléon. Réunissant des articles publiés par Yves Benot sur une cinquantaine d'années, du début des années 1950 jusqu'à ses derniers jours, cet ouvrage rend compte de la continuité et de la richesse de cet engagement intellectuel. Se succèdent ainsi, selon un ordre thématique qui ne doit pas occulter l'unité de la démarche de l'auteur, l'Afrique des indépendances, Diderot, Raynal et les Lumières, la Révolution française et les luttes coloniales, les Indiens d'Amérique, c?ur d'un projet d'ouvrage que la mort a interrompu. Un livre d'histoire original et passionnant, qui est aussi un hommage à cet historien et cet écrivain infatigable, toujours présent sur le terrain de la recherche, tout comme il le fut sur celui des luttes d'aujourd'hui pour l'égalité et contre toutes les formes d'oppression, dans nos sociétés comme dans celles des pays issus des décolonisations du dernier demi-siècle.
Résumé : Le Voyage en Hollande de Diderot est l'une des oeuvres les moins connues et les moins souvent éditées du philosophe. Il constitue pourtant une étape significative de la réflexion politique de Diderot dans ses dernières années. Au XVIIIe siècle, en effet, aller en Hollande, c'est aller voir comment fonctionne une république, comment s'appliquent la tolérance et la liberté d'expression. Eventuellement, c'est aller dans un pays qui est terre d'asile pour les hommes, mais aussi pour les textes, qu'on peut y faire éditer assez facilement. L'enquête de Diderot participe de cet esprit-là et comme il n'est pas le premier à découvrir la Hollande républicaine, libre (et bourgeoise, bien sûr), on ne saurait s'étonner qu'il puise sans fausse pudeur dans les documents déjà amassés par ses prédécesseurs. La présente édition - établie par l'historien Yves Benot en 1982 - est la première à indiquer toutes les variantes des trois copies essentielles de ce texte souvent amusant. Elle s'est efforcée de multiplier les rapprochements susceptibles d'éclairer les sources de nombreux passages, parfois de signaler les erreurs commises au fil de la plume par le philosophe. Elle permet de mieux comprendre la Hollande d'avant la monarchie de 1815, mais aussi le voyage philosophique au XVIIIe siècle.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.