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Le petit monsieur
Benoit Jacques ; Nissim Liana
ROSENBERG SELLI
14,00 €
Épuisé
EAN :9791259931818
Jacques Benoit aborde dans Le petit monsieur un genre ancien : le roman par lettres. A la mode aux XVIIe et XVIIIe siècles, puis devenu de plus en plus désuet, il est presque inconcevable de nos jours. Pourtant, il s'avère un choix d'une efficacité extraordinaire ; en effet, dans cette forme littéraire le personnage de Rachel évince l'auteur et le narrateur, puisque c'est elle qui écrit les lettres. Le lecteur, acculé à son seul point de vue, se rend compte, grâce à la présence pourtant muette de l'auteur implicite, que la jeune femme est malheureuse, égoïste, incapable de voir la réalité et d'accepter l'aide des autres, qui se montrent d'ailleurs inaptes à la comprendre et à l'aider. Ainsi Rachel sombre dans son malaise, fait de masochisme, entêtement, désespoir, avec comme victime son propre enfant, un petit enfant sans défense (et sans nom), condamné à une solitude sombre et méfiante, jusqu'à l'anéantissement final.
C'est un immense plaisir pour L'Association d'accueillir Benoît Jacques, avec une Patte de Mouche hilarante qui pose les bases d'un nouvel espéranto européen. Cette leçon comprend entre autres die Taramasalata, die Prèttzèll et die Bottèle del Bordeaux Soupérior.
L'auteur a toujours eu l'intime conviction d'avoir une " mission " pour changer l'Entreprise. Rien d'original en cela : tout le monde a une " mission " mais n'en a pas toujours conscience. Ce n'est pas le cas de Jacques Benoit qui toute sa vie a oeuvré pour une entreprise plus humaine avec deux partenaires et non plus deux adversaires. Les évènements de sa vie l'ont confirmé dans cette " mission ". En effet, il est devenu PDG par accident : à l'école il était un cancre et rien ne laissait supposer qu'il serait un jour chef d'entreprise. C'est ainsi qu'il a instauré la démocratie dans sa société et est devenu le patron noté et élu par ses salariés. Contrairement à toutes les prévisions, au bout de 27 ans et suite à des erreurs de stratégie - qu'il assume - il a déposé le bilan et quitté l'entreprise pour enseigner un management plus humain à travers l'Ethique sur fond du témoignage de son parcours atypique ; il est ainsi devenu " enseignant " dans les Ecoles de commerce et d' Ingénieurs, ce qui lui a permis de " théoriser " et d'affiner sa pensée. A l'âge où beaucoup jouissent d'une retraite méritée, il publie cet essai qu'il destine aux générations futures à manière de testament, certain que la démocratie dans l'entreprise deviendra une réalité de même que sur le plan politique la démocratie est devenue incontournable.
Résumé : A titre d'écrivain (et de journaliste), ma notoriété est pour ainsi dire inexistante, néanmoins j'ai eu la chance, ou la malchance, c'est selon, d'être "cloné" par... un extraterrestre, s'il faut du moins prêter foi au récit qui suit. Récit qui m'est parvenu, comme dans le bon vieux temps, en version papier, par la poste, sous la signature de mon soi-disant clone, Jacques Yaké Benoit... En bref, et comme vous le lirez, ce personnage venu de la supposée planète Xinak, par un moyen propre à sa nature - la "précamption", écrit-il -, se serait transformé, à ses dires, en une copie conforme de moi-même. Pour plus de détails, vous n'avez qu'à lire le livre, si vous en avez le courage. ?? ?? ?? ?? 2
Le Nouveau Festin de Pierre est la dernière pièce sur Dom Juan écrite en France au XVIIe siècle, après le chef-d'oeuvre de Molière. Bien que la comparaison avec le Festin de Molière l'ait toujours discrédité, le Nouveau Festin de Rosimond est une pièce remarquable. L'Auteur mélange agréablement plusieurs renvois à une tradition donjuanesque qu'il connaissait très bien, mais il élabore aussi une nouveauté : le triplement de Dom Juan, avec l'introduction de deux amis libertins - Dom Lope et Dom Felix - qui sont aussi les maîtres de débauche pour le protagoniste. Ajoutons les nouveautés scénographiques et le succès international de cette pièce, imitée par Thomas Shadwell en Angleterre, pour accroître l'intérêt de cette édition.
Dans la littérature française des XVIe et XVIIe siècles, où l'italianisme est particulièrement important, l'Aminta du Tasse a rencontré un succès tout à fait extraordinaire. Après sa publication en Italie, on commence à l'imprimer en France, on le traduit plusieurs fois, on imite des passages, des personnages, des scènes, on en fait même un plagiat. En 1632, la "favola boschereccia" est traduite par deux écrivains assez remarquables : Rayssiguier et Vion d'Alibray. Nous avons choisi de proposer ici ces deux traductions, parce qu'elles s'insèrent dans le débat provoqué par l'introduction théorique du nouveau genre tragi-comique, qui s'oppose à la vieille tragédie. Cette querelle oppose entre eux Ogier, Mareschal, Chapelain, Mairet... Les deux traducteurs de l'Aminta en 1632 participent à cette querelle, et traduisent le texte italien en appliquant, d'un côté, les nouvelles règles envisagées (Rayssiguier), et, de l'autre, en affirmant la loi de la "fidélité" et du respect de la source, qui - dans certains cas comme celui-ci - prédomine sur les nouvelles règles (Vion d'Alibray).
Dans ses Essais, Montaigne trace de lui-même un portrait complexe, celui d'un gentilhomme engagé dans la vie publique de son temps, d'un homme prudent, cherchant à conserver son intégrité morale et sa liberté au milieu des guerres civiles, d'un écrivain original, créateur d'une langue d'art en français, et celui, plus intime, d'un vieillard malade affrontant avec courage les menaces du temps et de la déchéance physique. Ces portraits, rendus en couleurs vives, servent à représenter un personnage sur le théâtre du monde, dans l'espace littéraire de la mémoire, du jugement et des émotions. Ils incarnent une conception forte des valeurs morales, un humanisme civil, que porte une parole d'autant plus convaincante qu'elle est celle d'un homme de bien et de bonne foi.