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Bernanos, littérature et théologie
Benoît Eric
CERF
30,00 €
Épuisé
EAN :9782204097871
Bernanos ! On ne peut songer à meilleur exemple pour tenter de saisir les liens possibles entre littérature et théologie. Son oeuvre romanesque est sous-tendue par la théologie du christianisme, singulièrement par le dogme de la communion des saints où toute l'humanité est constituée en un grand Corps mystique où se joue l'histoire du Salut, et où la souffrance des uns peut contribuer à la rédemption des autres. La structure même de la narration romanesque est en correspondance avec ces schèmes théologiques. On prêtera notamment attention au traitement particulier de la chronologie où certains instants narratifs sont à l'intersection du temps et de l'éternité. Mais il n'y a pas que les oeuvres strictement littéraires : l'auteur, de surcroît, dégage ce soubassement théologique aussi bien dans des textes plus personnels, écrits par Bemanos au début de son exil pendant la Seconde Guerre mondiale, que dans ses positions littéraires et politiques à l'égard de certains de ses contemporains comme François Mauriac. L'essai d'Eric Benoit offre au lecteur une subtile et rigoureuse exploration de Bernanos, exemple parfait de magnifique osmose entre une conscience théologique et le geste littéraire où elle se déploie.
La question de la transmission et de la transgression des formes poétiques régulières est abordée ici à la fois dans la poésie occidentale, française en particulier (pensons au sonnet, à l'alexandrin), et clans la poésie orientale, japonaise en particulier (pensons au haïku), en tenant compte de la présence de formes japonaises dans la poésie française, et de formes françaises clans la poésie japonaise. Après un article de réflexion générale ("Productivité des normes et plasticité des formes"), la Première Partie du volume ("Suite française 1") présente six articles sur la transmission et la transgression des formes régulières dans la poésie française du XIXe siècle, de Nerval à Laforgue, en passant par Baudelaire, Banville, et Rimbaud. La Deuxième Partie ("Suite française 2") rassemble cinq articles sur la relation problématique entretenue par plusieurs poètes du XXe siècle avec la question des formes régulières (Valéry, Péguy, Leiris, Jabès, Guillevic et Tardieu). La Troisième Partie ("Croisements franco-japonais 1") analyse l'impact des formes japonaises dans la poésie française du début du XXe siècle (notamment dans les "haïkaïs" de Pierre Albert-Birot) puis dans l'oeuvre de Jacques Roubaud, en réfléchissant sur la réception de l'univers du haïku japonais clans la sensibilité occidentale. Dans la Quatrième Partie ("Croisements franco-japonais 2"), le trajet va, en sens inverse, de l'Occident vers l'Orient, et cinq contributions montrent les répercussions des formes de la poésie française clans la poésie japonaise du XXe siècle, et la façon dont les formes poétiques japonaises y sont travaillées par celles de la poésie occidentale.
Aspirer à une pause... Prendre du recul... Lâcher prise... Lâcher le "lâcher prise"... S'abandonner... Porter un regard différent et sincère sur l'existence... Toutes choses s'imposant parfois à nous comme autant de déclinaisons d'un même besoin, pouvant mener vers une retraite spirituelle, choix d'un lieu et de conditions aussi sommaires que privilégiées. L'auteur nous propose de l'y suivre dans un récit simple et authentique autour d'une balade chronologique dont les méandres font résonner chaque instant : retours vers le passé, réflexions existentielles, blessures et joie de vivre... Déposant mots et photographies au gré des émotions, pensées, réflexions, sensations. Ce livre se veut le reflet miroir d'instants de vie, loin d'une description limitée de l'existence en ces lieux, une exploration.
Aspirer à se mettre à l'écart du monde et de ses turpitudes. Un besoin. Un lieu... La retraite spirituelle pourrait n'être que cela, quand elle invite à s'ouvrir à tout ce qu'on néglige, être disponible, découvrir un Sens au creux de la vie recluse des monastères... Alors l'écriture s'impose, sans besoin d'expliquer, moins encore d'asséner de quelconques vérités : simplement partager ce qui semble vouloir ne pas demeurer confidentiel. L'auteur nous invite à l'accompagner quelques jours dans les méandres de l'âme, surplombant ceux de la Durance, plongeant dans ceux de la Vie ; la Vie que l'on se fait.
Vers l'autre flamme s'inscrit bien au c?ur d'une actualité dont les débats idéologiques et culturels confirment la pertinence du regard que portait Istrati sur l'Occident et «Octobre rouge».Un regard contemporain dont l'acuité est révélée par un présent qui n'en finit pas de reproduire son passé... De prisons en ghettos, d'asiles psychiatriques en lois martiales, la gangrène totalitaire exerce ses ravages sans distinctions idéologiques. À de rares exceptions près, nos sociétés, qu'elles se proclament prolétariennes ou libérales, violent impunément les droits et les libertés élémentaires de l'homme. Un homme asservi et exploité par l'homme. À quoi s'ajoute cette tare congénitale des sociétés modernes : la bureaucratie, expression maligne du pouvoir d'État.
Résumé : Qui n'a rêvé de traverser le Saint-Laurent à bord d'un beau traversier ? De parcourir l'Amérique sur le pouce ? Ou l'Afrique en car rapide, en vélo poum poum, ou aux côtés d'une mama Benz au volant de sa Mercedes, cela tout en évitant, au passage de la Belgique, les grenailles errantes sur la route ? Qui ne souhaiterait faire une halte, en Suisse, au bar à talons pour faire réparer sa chaussure, avant d'enfiler ses sentimentales toutes pimpantes pour aller ambiancer à l'appel de la SAPE, la Société des ambianceurs et des personnes élégantes ? Ce Nouveau Dictionnaire insolite des mots de la francophonie donne à entendre une langue française souvent délurée et joyeuse, révélatrice des richesses du français parlé hors de France.
Résumé : "On aura peut-être été un peu surpris de voir dans ces discours l'accent porté par Camus sur la défense de l'art et la liberté de l'artiste - en même temps que sur la solidarité qui s'impose à lui. Cela faisait certes partie de ce que lui dictaient les circonstances et le milieu où il devait les prononcer, mais il est certain que Camus se sentait accablé par une situation où, selon ses propres paroles, "le silence même prend un sens redoutable. A partir du moment où l'abstention elle-même est considérée comme un choix, puni ou loué comme tel, l'artiste, qu'il le veuille ou non, est embarqué. Embarqué me paraît ici plus juste qu'engagé". Et malgré une certaine éloquence - qu'on lui reprochait également - il se sentait profondément concerné et douloureusement atteint par un conflit qui le touchait jusque dans sa chair et dans ses affections les plus enracinées", Carl Gustav Bjurström.
Entre le monde cristallin de la féerie et les dérèglements de la science-fiction s'étend un territoire brumeux, crépusculaire, aux reliefs dangereux et aux frontières incertaines, où le voyageur risque fort de se perdre... Fondé sur l'irruption du surnaturel dans la réalité, le fantastique manipule, choque, voire terrifie le lecteur à travers un récit tendu, comme une corde raide, vers une issue aux allures de précipice. Contrairement au merveilleux, où le surnaturel va de soi, et à l'étrange, qui s'explique, le texte fantastique reste une énigme. Pour quelles raisons le lecteur cherche-t-il à tout prix à ressentir le frisson de l'effroi ? Doit-on perdre nos repères pour mieux comprendre la réalité qui nous entoure ? Ou s'agit-il d'explorer les zones les plus secrètes de notre inconscient ? Démon, vampire, spectre... Derrière la peur de l'Autre, n'est-ce pas moi, en fin de compte, que je reconnais ?