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L'homme et ses jardins ou Les métamorphoses du Paradis terrestre
Benoist-Méchin Jacques
ALBIN MICHEL
22,60 €
Épuisé
EAN :9782226100016
Dans cet ouvrage, Jacques Benoist-Méchin a voulu transmettre sa passion des jardins. II y cherche moins une retraite que l'étanchement d'une soif secrète, moins un repos qu'un éveil. A l'écart des autres passions de sa vie, il y poursuit l'image du bonheur. Car l'amour des jardins, dit-il, ne doit pas être confondu avec l'amour de la nature ou des sites. C'est un amour chargé d'une vérité humaine plus profonde, où le ravissement n'est qu'un signe. La paix de ces espaces ombragés a l'intensité d'un poème, la beauté d'une oeuvre d'art. Mais, pour l'auteur, toutes les civilisations n'ont pas atteint une égale perfection en matière de jardins. Seuls les Chinois, les Japonais, les Perses, les Arabes, les Toscans et les Français, qui se sont efforcés d'exprimer leur propre génie dans ce domaine, nous paraîtront toujours, "sinon plus civilisés que les autres, du moins plus conscients de ce que leur civilisation a eu de meilleur". A travers les siècles et même les millénaires, d'un continent à l'autre, ]acques Benoist-Méchin nous invite à une promenade heureuse au long de jardins ornés d'arbres, de fleurs, de jets d'eau et de statues. Mais cette promenade n'est pas sans but : à l'homme conscient d'être mortel, elle propose des visions, des métamorphoses et la lointaine sérénité du Paradis perdu.
Alors, à la terreur rouge succède la terreur blanche. Les villages brûlent, les fusillades crépitent, on tue et on massacre soi-disant à titre de représailles, mais en réalité pour assouvir les passions déchaînées. 500 prisonniers sont fusillés à Mitau, 200 à Tukkum, 125 à Dünamünde, sous la seule inculpation d'avoir été favorables à l'occupation soviétique. L'état de siège est proclamé à Riga. Tous les habitants qui détiennent des armes, tous les membres des Comités bolchéviques qui ne se présenteront pas à la police dans les quarante-huit heures, toute personne qui hébergera des réfugiés ou refusera de les dénoncer, tout individu trouvé dans la rue entre 18 heures et 6 heures du matin sans autorisation spéciale, seront punis de mort. Ces mesures draconiennes portent à leur paroxysme la haine mutuelle des Lettons et des Baltes. Les Lettons accusent les "seigneurs étrangers" de vouloir rétablir leur dictature médiévale. Les Baltes accusent les Lettons d'être infectés du virus révolutionnaire. On assiste à des scènes d'une sauvagerie inouïe. Chaque fois que les Lettons peuvent s'emparer d'un Balte isolé, iIs le brûlent vif ou le crucifient à un arbre après lui avoir crevé les yeux. Les champs sont parsemés de cadavres nus et affreusement mutilés. Certains ont le bas-ventre arraché et leurs plaies sont remplies de pierres brûlantes. Les Baltes ripostent par des exécutions en masse. Toutes les passions accumulées au cours des siècles semblent se donner libre cours, sous un ciel ensanglanté par la lueur des incendies".
Le déclenchement des hostilités place les nationalistes tchèques devant un dilemme angoissant. Militairement, la Bohême est dans le camp de l'Allemagne et de l'Autriche. Moralement, ses sympathies vont à la Russie, à la France et aux Etats-Unis. Que doivent faire ceux qui veulent la mener à l'indépendance ? Lutter aux côtés des Habsbourg qu'ils exècrent, ou prendre parti pour les Alliés ? Avant de se prononcer, il faudrait savoir qui gagnera la guerre. En 1914, il est encore trop tôt pour le dire. Quelles que soient leurs préférences, les dirigeants tchèques doivent tenir compte des réalités. Or, ces réalités sont dures. Comme dans tous les pays belligérants la loi martiale a été proclamée. Tous les hommes de 20 à 45 ans ont été mobilisés. Les éléments les plus jeunes et les plus dynamiques de la nation ont été envoyés sur le front russe. Prague, du point de vue politique, ressemble à un désert.
Tel est l'état du monde en 1937. Lorsque Hitler regarde autour de lui, que voit-il ? Une U. R. S. S. dont Staline vient de décapiter l'armée, lui infligeant une "purge" dont elle ne se remettra pas avant plusieurs années. Une Amérique préoccupée avant tout par l'expansion japonaise et dont l'opinion semble écouter la voix du Président Roosevelt avec moins de faveur que celles qui lui prêchent l'isolationnisme et la neutralité. Une Angleterre infiniment plus sensible aux dangers qui menacent son hégémonie en Méditerranée qu'au déséquilibre créé en Europe centrale par le redressement allemand. Une France paralysée par les conflits sociaux, dont les seules réactions à ses défis réitérés n'ont été, en fin de compte, que des protestations verbales. Une Espagne qui se tord dans les affres de la guerre civile, mais où la victoire de Franco ne semble plus faire de doute. Une Belgique qui vient de proclamer sa neutralité et s'est retirée du système de la sécurité collective . Une Italie qui a renoncé à monter la garde sur le Brenner pour s'enfoncer en Afrique et qui a quitté le camp des démocraties pour nouer avec l'Allemagne des liens d'amitié. Même dans ses heures les plus exaltées, jamais Hitler n'a pu imaginer un concours de circonstances plus favorable à la réalisation de ses projets. Ne dirait-on pas qu'une main invisible s'est ingéniée à écarter tous les obstacles qui auraient pu se dresser sur sa route ?
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.