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LES LIMITES DE L'INTENTIONNALITE
BENOIST
VRIN
33,00 €
Épuisé
EAN :9782711617258
Ce livre mène un examen critique de la notion d'intentionalité, tant dans son versant phénoménologique que dans son versant analytique. Partant d'une réflexion sur les actes de langage, il en transpose en partie, mais en partie seulement, le modèle aux actes mentaux, en réinscrivant ceux-ci, à l'image de ceux-là, dans le tissu de contextualité réelle qui est le leur. L'idée majeure du livre est qu'on ne peut séparer la pensée du monde, et placer celle-ci sous le régime exclusif de la visée, libre d'effectivité. Il faut rendre la visée à ses échecs et réussites possibles, et l'interroger dans le cheminement qui est le sien à même le monde. Ainsi l'auteur recherche les voies d'une nouvelle théorie de l'esprit, placée sous le signe d'une espèce de réalisme d'inspiration phénoménologique - où le réalisme est autant principe de critique de la phénoménologie que son accomplissement. Cette enquête sur les fondations d'un possible réalisme, à la fois linguistique, perceptuel et structural, prend primairement la forme d'une interrogation sur les limites du sens, entre philosophie du langage et philosophie de l'esprit. Biographie de l'auteur Jocelyn Benoist est Professeur de Philosophie contemporaine et de la connaissance d l'Université de Paris-I Panthéon-Sorbonne.
Les symboles ont un usage bien plus quotidien qu'on ne l'imagine. Comme le disait Aristote, " le mot chien ne mord pas ", il est le symbole par lequel nous pouvons désigner la réalité du chien. Le rôle du symbolisme consiste donc à exprimer n'importe quelle idée d'une façon qui soit accessible à tout le monde. Cet ouvrage se propose d'analyser les mutations des signes depuis leur apparition jusqu'à leur lointaine métamorphose, notamment dans le domaine des mythes, et d'étudier ce qui se dresse entre la chose et l'idée : le symbole.
Ce livre est consacré à la question du synthétique a priori, telle qu'elle peut se poser en termes modernes, à la lumière d'une confrontation entre les origines de la philosophie analytique et celles de la phénoménologie. On a souvent l'impression que, après la critique virulente adressée par le Cercle de Vienne à Husserl, la question serait aujourd'hui définitivement réglée. Pourtant un certain nombre de tentatives se font jour, sur le terrain même de la philosophie analytique, non sans référence à la phénoménologie, de réhabiliter le concept de synthétique a priori. Le présent ouvrage s'attache à un aspect méconnu de la pensée de Bernard Bolzano, pour en faire le principe d'une lecture critique de Kant, Husserl, Schlick et Wittgenstein. A la lumière de ces rapprochements se noue un certain rapport entre phénoménologie, philosophie analytique et structuralisme et se dessine une autre conception de la phénoménologie, pour laquelle il n'y aurait de synthèse que conceptuelle.
Benoist Franck ; Borde Christian ; Delépine Benoît
En jouin 2019, les héritiers de Papi Trompette découvrent dans sa cave, caché sous un amoncellement de bouteilles vides d'alcool de pneu, un album souvenir plein de poésie. Celui qui conclut toutes les émissions de Groland depuis des lustres s'y révèle un vrai passionné de son pays, de sa culture, de ses héros. Avant de partir saoul et serein, il avait collectionné toutes les photos, tous les articles de presse et prospectus venus de sa chère Présipauté. Ses enfants, très touchés, ont préféré tout léguer à leur tour et vite fait aux Archives nationales grolandaises. C'est cet album, intact, que vous tenez entre les mains (attention, il tache un peu).
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.