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GEHIRNE
BENN GOTTFRIED
CULTUREA
9,99 €
Épuisé
EAN :9791041939053
Rönne, ein junger Arzt, der früher viel seziert hatte, fuhr durch Süddeutschland dem Norden zu. Er hatte die letzten Monate tatenlos verbracht ; er war zwei Jahre lang an einem pathologischen Institut angestellt gewesen, das bedeutet, es waren ungefähr zweitausend Leichen ohne Besinnen durch seine Hände gegangen, und das hatte ihn in einer merkwürdigen und ungeklärten Weise erschöpft. Jetzt saß er auf einem Eckplatz und sah in die Fahrt : es geht also durch Weinland, besprach er sich, ziemlich flaches, vorbei an Scharlachfeldern, die rauchen von Mohn. Es ist nicht allzu heiß ; ein Blau flutet durch den Himmel, feucht und aufgeweht von Ufern ; an Rosen ist jedes Haus gelehnt, und manches ganz versunken. Ich will mir ein Buch kaufen und einen Stift ; ich will mir jetzt möglichst vieles aufschreiben, damit nicht alles so herunterfließt. So viele Jahre lebte ich, und alles ist versunken. Als ich anfing, blieb es bei mir ? Ich weiß es nicht mehr. Dann lagen in vielen Tunneln die Augen auf dem Sprung, das Licht wieder aufzufangen ; Männer arbeiteten im Heu, Brücken aus Holz, Brücken aus Stein ; eine Stadt und ein Wagen über Berge vor ein Haus. Veranden, Hallen und Remisen, auf der Höhe eines Gebirges, in einen Wald gebaut - hier wollte Rönne den Chefarzt ein paar Wochen vertreten. Das Leben ist so allmächtig, dachte er, diese Hand wird es nicht unterwühlen können, und sah seine Rechte an.
2006 est, pour Gottfried Benn, l'année d'un double anniversaire : celui du cinquantième anniversaire de sa mort à l'âge de soixante-dix ans et du cent vingtième de sa naissance. Les poèmes de Morgue, son premier recueil publié en 1912, comme les récits de la même période parus sous le titre de Cerveaux qui mettent en scène le personnage du docteur Rönne, figurent parmi les pages les plus importantes de l'expressionnisme littéraire allemand. Alain Bosquet fut le premier à traduire Benn en français et à le présenter en France, après l'avoir connu dans le Berlin de l'immédiate après-guerre. S'il s'amusait à le comparer à une sorte de "Novalis un forceps à la main" ou de "Werther arracheur de dents", il pensait qu'il se distinguait déjà des expressionnistes "par une implacable lucidité, une violence où triomphe le bistouri d'un chirurgien de l'âme". Voici ce qu'écrit Alain Bosquet au moment de sa mort : "Gottfried Benn, qui vient de mourir à Berlin, était le dernier survivant d'une génération exceptionnelle de poètes : les expressionnistes allemands. [...] De cette tendance, il était le plus artiste, le plus lucide, le plus implacablement elliptique, dans son désir de démontrer que l'homme est friable. Il est médecin, et se spécialise bientôt dans la dermatologie. A ses yeux, dès ses premiers recueils de poèmes, aux titres caractéristiques : Morgue et Viande, l'être humain n'est qu'un amas de matières plus ou moins avariées : squelette de mauvaise qualité et graisse inutile." La rencontre entre ces deux fortes personnalités est passionnante et ce livre un document littéraire exceptionnel.
En 1970, André Benn (Tom Applepie, Mic Mac Adam) crée, pour Junior-Ons Volske, Sam et Tibond, série de planches à gags qui paraîtront régulièrement jusqu'en 1976. Voici réunis en album ces gags en 1 planche, entre un enfant et son dauphin sur une île déserte arbitré par un grand-père bougon qui ne pense qu'à une chose: trouver un moyen de quitter l'île.
Londres, au début du 20e siècle. Mic Mac Adam entreprend de traquer sans relâche des monstres hideux et des fantômes effrayants. Avec lui, les lecteurs de BD vont traverser un monde hallucinant et vivre des aventures qui les feront frémir. de plaisir.Voici le 3e tome de l'intégrale des premières drôles d'histoires de cet attachant personnage.
Les mystères de l'univers ésotérique se dévoilent à travers les pages de "La Science des Mages et ses applications théoriques et pratiques" . Ce traité, rédigé par Papus, figure emblématique de l'occultisme du XIXe siècle, nous transporte dans un monde où la science et la magie s'entrelacent. L'oeuvre se situe à une époque où la quête de la connaissance ésotérique était à son apogée, et où les frontières entre le visible et l'invisible étaient explorées avec une ferveur sans précédent. Papus, de son vrai nom Gérard Encausse, nous guide à travers les arcanes de la magie, en exposant des concepts qui mêlent philosophie, alchimie et mysticisme. Ce livre se distingue par sa capacité à rendre accessibles des notions complexes, en les ancrant dans des applications pratiques qui fascinent autant qu'elles intriguent. Les thématiques abordées, telles que l'initiation, l'évolution des rituels et l'interprétation des signes, sont autant de portes ouvertes sur un univers où la pensée rationnelle côtoie l'intuition. Papus, en tant qu'érudit, nous offre une perspective sur la manière dont la magie peut être perçue non seulement comme un art, mais aussi comme une science à part entière. En parcourant cet ouvrage, le lecteur est invité à réfléchir sur la place de l'homme dans l'univers et sur les forces invisibles qui l'entourent. Par l'étude des principes ésotériques, ce livre nous apprend à mieux comprendre les interactions subtiles entre l'esprit et la matière, et à envisager la réalité sous un angle nouveau. Une exploration qui promet de transformer notre perception du monde et de nous ouvrir à des dimensions insoupçonnées.
On ne trouve nulle part d'étude complète sur la fraternité mystérieuse de la Rose-Croix. Ceux qui en parlaient jadis le faisaient dans un style trop allégorique pour être compréhensible ; on méconnaissait ces adeptes en abusant du prestige de leur légende ; plus tard, des érudits ou des occultistes n'ont su ou voulu présenter qu'un côté de la question. Bien que professant une doctrine interprétative du christianisme beaucoup plus pure et plus haute que celle des prêtres, les Rose-Croix, à l'existence desquels le moyen âge et la Renaissance crurent généralement, étaient tenus par tout le monde comme magiciens et sorciers d'une grande puissance. Un halo d'une poétique splendeur, auréole l'ordre des Rose-Croix ; la lumière fascinante du fantastique joue autour de leurs rêves gracieux, tandis que le mystère dans lequel ils s'enveloppent prête un nouvel attrait à leur histoire. Mais leur splendeur fut celle d'un météore. Cette esquisse, dessinée de main de maître, montre un des aspects du type initiatique de la Rose-Croix. L'initiation antique, la magie faisait de ces hommes semblables au maître Janus d'Axël ; son symbole est la fleur de beauté, la Rose. La véritable initiation évangélique, si peu connue après dix-neuf siècles, cette doctrine d'immolation constante, dont le fidèle marche comme ivre d'amour parmi les malades, les pauvres, les désespérés, a pour hiéroglyphe la croix froide et nue. La réunion des deux symboles est la rose crucifère.
Epuis une vingtaine d'années déjà, sur la tombe de tel ou tel mort illustre, très fréquemment un orateur prononce cette phrase : "Il appartenait à la forte, à la vaillante génération de 1830. ". . Cette phrase est comme stéréotypée dans la plupart des oraisons funèbres. Aussi certains moqueurs la traitent-ils de "cliché" , d'observation banale, ou d'exagération de parti. Par le temps actuel, lorsqu'on se rit volontiers des convictions et des principes, ils s'égayent en la reproduisant. Nombre de gensfont chorus, sans savoir pourquoi, mais en suivant le courant des idées du jour. Il n'y a rien à redire à cela. Toute génération possède, incontestablement, le droit de juger, d'imiter ou de renier les actes de la génération qui la précède. A une condition, pourtant, selon la loi du progrès : c'est de faire mieux que sa devancière, c'est de la dépasser.
La mort, la vie et son mensonge auquel qu'au dernier moment on s'accroche comme une vieille dame. Cette très courte nouvelle raconte trois morts. A travers ces morts, Tolstoï reprend des thèmes qui lui sont chers : le mensonge face à la mort, l'hypocrisie de la vie et des vivants, ainsi que leur dureté.