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La Barbe
Benlaala Omar
RACONTER LA VIE
7,90 €
Épuisé
EAN :9782370210807
Omar retrace dans ce livre un itinéraire précurseur, le sien : comment, jeune Français d'origine algérienne, il est devenu, au milieu des années 1990, l'un des premiers "barbus". Il raconte les étapes successives de sa quête d'identité : décrochage scolaire, apprentissage accéléré de l'islam dans les mosquées de la région parisienne, voyages initiatiques à travers le monde, puis défonce sur les pistes de danse. Au terme de ces expériences, il trouve finalement son équilibre dans une pratique spirituelle apaisée. Il y a dix ans, alors qu'un nombre croissant de jeunes font le choix de l'islamisme, Omar coupe sa barbe et redevient invisible. Commence alors pour lui une nouvelle quête, ne visant plus ni l'absolu ni la distinction, celle du calme intérieur. Le parcours singulier d'Omar aide à comprendre celui d'autres jeunes qui, aujourd'hui, se cherchent dans la religion. Avec La Barbe, la collection accueille pour la première fois un auteur du site raconterlavie. Omar Benlaala y a publié plusieurs récits. La Barbe est son premier livre. Sa trilogie romanesque sera bientôt accessible en ligne sur gabrielsanto.
Résumé : Un jour, Omar décide d?enregistrer les souvenirs de Bouzid. Le fils et le père. L?écrivain et le maçon. C?est dans leur langue mêlée que l?un reconstruit le parcours de l?autre : celui d?un homme, drôle et valeureux, venu de Kabylie à Paris en 1963. Bientôt, un troisième personnage s?invite dans le récit : Martin Nadaud. Lui est né en 1815, dans la Creuse. Comme Bouzid, il a choisi l?exil et trouvé sa place dans l?Est parisien. Lui aussi est maçon. Devenu l?un des rares députés ouvriers, lui aussi s?est posé les questions de l?injustice sociale et de l?instruction des plus pauvres. Trois autodidactes ? un grand républicain, un chibani, un jeune homme sensible aux récits de migrations d?ici et d?ailleurs ? s?épaulent dans la voie de la connaissance. Pour tracer une autre histoire de France. Où l?on croise Perec et une étrange assistante sociale, George Sand et Enrico Macias, Slimane Azem et Alain Corbin, et le peuple des bâtisseurs.
Résumé : "Hédi et moi, j'ai bien vu qu'on n'était pas pareils. Pourquoi le nier, Jean-François ? Tout est fait pour pas se rencontrer." Omar Benlaala déplace les personnages qu'Edouard Louis a mis en scène dans son Histoire de la violence. Un autre regard, une autre voix : ceux d'un jeune Parisien d'origine kabyle. Ce dernier se livre au sociologue qui l'interroge après les événements de Cologne, dans le cadre d'une enquête sur la sexualité des Français "issus de l'immigration". De confidence en confidence, il dévoile à cet homme ses frustrations, ses rêves, ses souvenirs, son secret - une histoire que l'Histoire a trouée celle des fils et petits-fils d'une société déchirée par son passé colonial. La littérature se transforme ici en arme politique. Edifiant.
Présentation de l'éditeur Isabelle est infirmière au service de chirurgie du centre hospitalier de Figeac, après des débuts dans des hôpitaux d'Ile-de-France. Au plus près du geste médical, François Bégaudeau fait le portrait d'une femme animée par la passion du soin. Isabelle est affectée par la mutation profonde que connaît l'institution médicale - restructuration, multiplication des actes, compression du personnel. Sa solitude face aux malades s'accroît. Mais son besoin de les soulager reste inébranlable.
Anthony a 27 ans et habite la banlieue lyonnaise. Il raconte dans ce livre le choc qu?a été pour lui la découverte du monde du travail après avoir décroché du lycée à 16 ans. Son itinéraire est révélateur de l?actuel mouvement de reprolétarisation qui touche de nombreux jeunes qui lui ressemblent. Anthony est emblématique de ces ouvriers d?aujourd?hui dont la vie professionnelle est marquée par le triple sceau de l?incertitude, de la précarité des statuts et de l?absence de recours à l?action collective. À travers lui, c?est donc une nouvelle classe ouvrière, travaillant ici dans le monde des entrepôts et de la logistique, que l?on découvre. L?histoire d?Anthony n?est pas uniquement celle d?illusions perdues. Bien que résolument pudique sur sa vie personnelle, elle révèle aussi une personne déterminée et mûrie par ses expériences, un jeune qui, à sa manière, refuse de plier.
Karine est la femme aux chats, à la fois contrôleuse des impôts et éleveuse de sacrés de Birmanie. Mal à l?aise dans un monde de la fiscalité en pleine restructuration, elle a choisi d?aménager sa vie personnelle et professionnelle pour assouvir sa passion des félins. L?élevage des chats est pour elle un art plutôt qu?un commerce. C?est pourquoi elle a voulu faire de ce second métier un lieu de réalisation de sa philosophie du soin mutuel. Par le récit sensible de sa rencontre avec Karine, Guillaume le Blanc rend toute sa richesse à cette existence entre deux mondes. La vie aménagée de Karine montre la voie d?un rééquilibrage possible entre vie au travail et vie hors travail. son histoire est aussi l?occasion de s?interroger sur la place affective croissante que les animaux domestiques occupent dans nos vies et de reconsidérer les frontières entre l?animal et l?humain.
Résumé : Brasserie parisienne, restaurant étoilé, auberge gourmande, bistrot gastronomique, taverne mondialisée, cantine branchée, Mauro, jeune cuisinier autodidacte, traverse Paris à vélo, de place en place, de table en table. Un parcours dans les coulisses d'un monde méconnu, sondé à la fois comme haut-lieu du récit national et comme expérience d'un travail, de ses gestes, de ses violences, de ses solidarités et de sa fatigue. Au cours de ce chemin de tables, Mauro fait l'apprentissage de la création collective, tout en élaborant une culture spécifique du goût, des aliments, de la commensalité. A la fois jeune chef en vogue et gardien d'une certaine idée de la cuisine, celle que l'on crée pour les autres, celle que l'on invente et que l'on partage.
Dans le premier tome des Décisions absurdes (Folio Essais n°445), Christian More! a posé les bases d'une "sociologie des erreurs radicales et persistantes". Il arrive que les individus prennent collectivement des décisions singulières et agissent avec constance dans le sens totalement contraire au but recherché. Aujourd'hui, Christian Morel reprend son enquête où il l'avait laissée et se penche sur l'émergence, dans des univers à haut risque, de dynamiques visant à favoriser la décision éclairée, à partir de cas d'école saisissants : le débat contradictoire a été déterminant pour la fiabilité des réacteurs nucléaires de la Marine américaine; l'introduction d'une check-list de bloc opératoire a réduit la mortalité chirurgicale dans des proportions considérables; ou bien encore, l'armée de l'air ne sanctionne plus les erreurs pour faciliter la remontée d'informations. A partir de ces expériences, l'auteur esquisse des "métarègles de la fiabilité", synthèse de lois sociologiques et de prescriptions cognitives, comme la formation aux facteurs humains, les politiques de non-punition, les processus d'avocat du diable ou l'interaction généralisée. La sociologie des décisions hautement fiables qu'il propose va à l'encontre des idées reçues et s'applique, par sa vision étendue, à toute activité.
Résumé : L'islam est devenu une religion française. Parce que c'est la première religion pratiquée de France. Parce que les musulmans de France sont français pour les trois quarts d'entre eux. Parce que la France peut être une terre fertile pour le renouveau théologique et intellectuel dont l'islam a tant besoin. La religion musulmane enfin est un problème français parce que c'est au nom d'Allah que le terrorisme frappe la France ou que certains tentent d'imposer une vision du monde alternative au projet républicain. Le livre d'Hakim El Karoui explore les pratiques, les croyances et les comportements des musulmans de France, grâce à l'exploitation minutieuse de la grande enquête réalisée en 2016 par l'Institut Montaigne. Il décortique la stratégie de diffusion de l'islamisme et les ressorts de son succès. Il analyse enfin les mécanismes qui conduisent petit à petit intellectuels et commentateurs à tomber dans les pièges des islamistes : réduire l'islam à l'islamisme pour encore et toujours imposer une seule et unique vision de l'islam. Il y a pourtant une voie, explorée dans ce livre, qui doit permettre à l'islam de trouver sa place sereinement dans la République grâce à une nouvelle génération qui émerge peu à peu, fruit de l'assimilation à la française, ici réhabilitée. C'est cette nouvelle génération qui doit mener la contre-insurrection culturelle dont l'islam a besoin, en France bien sûr, mais aussi dans le monde musulman.
J'accuse l'Eglise d'avoir instauré la loi du secret, alors que le secret fait partie intégrante du mode opératoire des prêtres pédophiles. J'accuse l'Eglise d'avoir nié ou minimisé la gravité des agressions sexuelles sur mineurs. J'accuse l'Eglise d'avoir créé un climat incestueux, alors que ce registre est celui qui permet le mieux de transgresser les frontières. Pour la première fois, cet ouvrage enquête sur les vraies raisons de la pédophilie dans l'Eglise. Paul Ariès apporte un éclairage inédit et réfute les idées reçues : non, l'homosexualité, la libération des moeurs ni même le célibat des prêtres ne sont à l'origine des crimes perpétués au sein de l'Eglise. Pour en finir avec les abus de pouvoir et la loi du silence, il propose des pistes pour réformer de nombreux dogmes, en matière de sexualité, certes, mais aussi et surtout en matière de fonctionnement interne.
Revue de presse Comment, au royaume morcelé du moi-je, retrouver le sens et la force du nous ? C'est ce défi, peut-être le plus crucial de notre temps, que Régis Debray s'emploie à relever dans ce livre.