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Guerre de religions ou conflit de civilisations ?
Benjamin Roger
L'HARMATTAN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782747588928
Il n'y a pas actuellement guerre de religions. Non, les religions ne se trouvent pas au cœur des conflits majeurs de notre époque. Guerres de religions, guerres des dieux ! Il ne peut s'agir que d'apparences. Une réflexion sur la nature de la religion montre, selon l'auteur, que " guerre de religions ", cela signifie guerre civile, guerre au sein d'une même société, guerre menée au nom d'un même dieu. Le terrorisme qui menace le monde depuis le 11 septembre 2001 n'est pas le signe qu'il existe un problème musulman. Se focaliser sur l'islamisme, c'est s'aveugler. L'islam n'est pas en cause ; il existe un problème arabe et certains groupes d'Arabes extrémistes choisissent la voie du terrorisme. On ne peut pas non plus parler de clash de civilisations. Celles-ci ne remplacent pas les idéologies comme facteurs de conflits internationaux. Le " choc des civilisations ", c'est un simple slogan qui, comme tout slogan, retient l'attention et est repris souvent mal à propos. En fait, un conflit de civilisations ne peut être que la conséquence de guerres menées pour des raisons économiques, sociales et politiques. L'évolution de l'humanité se caractérise par le passage progressif d'une multiplicité de civilisations à l'émergence d'une civilisation universelle, laissant ouverte la possibilité de l'existence d'une grande diversité de cultures.
L'esprit est produit d'une part par le cerveau, d'autre part par les balbutiements de l'Homo habilis, devenant progressivement un véritable langage, par l'organisation du travail au sein d'un groupe comprenant davantage de membres et dont les modes de vie se diversifient. A partir de l'apparition de l'Homo sapiens il y a simultanéité de l'activité cérébrale et de l'esprit que l'auteur définit de la manière suivante : l'Esprit, c'est la réalité qui exprime la dynamique du cerveau, en tant qu'il est en relation avec un environnement physique et social, c'est-à-dire avec les choses et les êtres humains. C'est en partant de cette définition qu'il propose celle qui concerne les principales instances du psychisme humain : la conscience et la conscience de soi, la pensée, l'intelligence et la raison, l'intuition et l'imagination, la réflexion, la volonté et l'amour, l'âme.
Le capitalisme a évolué, mais l'objectif des capitalistes a été et est toujours le profit. L'idéal socialiste demeure le même, mais l'objectif des socialistes, de la majorité d'entre eux, a beaucoup changé : on est passé du socialisme collectiviste à la social-démocratie pour aboutir au social-libéralisme, c'est-à-dire à l'acceptation du capitalisme qui doit être simplement régulé et bien encadré. Pour l'auteur, il importe de relire Jaurès pour "réinventer" le socialisme.
Pour bien comprendre le jaurésisme, il convient, selon l'auteur, de se poser les questions suivantes : Qu'est-ce que l'être ? Qu'est-ce que l'humanisme ou, plus précisément, qu'est-ce que l'humanisme personnaliste ? Qu'est-ce que le socialisme républicain ? Comment le socialisme s'imposera-t-il ? Se situant dans la lignée d'Aristote, Jaurès ne conçoit pourtant pas l'être comme étant Acte pur : l'Etre est en acte, et Jaurès l'identifie à Dieu ; il est en puissance et c'est le monde, en marche vers l'Etre en acte par nécessité de nature et par décision de la volonté humaine. L'homme est un être créateur, appelé à constituer une humanité harmonieuse, c'est-à-dire une communauté de personnes libres et vivifiées par l'actualisation de cette valeur fondamentale qu'est la justice. Et c'est l'édification de la société socialiste qui apparaît comme la condition de cette avancée, car à la différence du capitalisme qui n'est, selon Jaurès, qu'un système économique, le socialisme est, pour lui, une révolution morale qui doit être servie et exprimée par une révolution matérielle, révolution qui doit se faire non par la violence mais par une action démocratique axée sur l'opposition à la classe capitaliste et orientée en permanence vers l'idéal républicain.
Les discours tenus sur les " droits de l'homme " sont de nature humaniste ; mais l'humanisme ne se résume pas à cela. A l'origine, il est l'affirmation de la dignité de l'homme et de la possibilité pour lui de se réaliser par les seules forces de sa nature. C'est une vision du monde élaborée sous l'Ancien Régime par la bourgeoisie, classe sociale en voie d'ascension et en marche vers la prise du pouvoir d'abord économique, puis culturel et enfin politique. Cet humanisme est mort au milieu du XXe siècle. Une autre vision du monde que l'auteur nomme " humanisme personnaliste " se fait jour depuis quelques décennies ; elle caractérise plutôt la nouvelle classe des travailleurs intellectuels salariés, plus particulièrement ceux qui se trouvent insérés dans les divers secteurs de la production non marchande. Cette vision du monde est fondée sur l'idée de la possibilité pour l'homme d'atteindre avec l'aide des autres à une pleine réalisation de soi et d'agir dans le monde afin que naisse une communauté humaine harmonieuse.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.