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L'Etat de droit à l'épreuve du terrorisme. De l'amérique post-11 septembre à la France en état d'urg
Benhessa Ghislain ; Yoo John
ARCHIPEL
17,00 €
Épuisé
EAN :9782809821024
Depuis janvier 2015, la France a été durement frappée par le terrorisme. Désormais, elle se trouve confrontée aux mêmes défis que les Etats-Unis après le 11 Septembre. Lui faut-il renforcer la sécurité au détriment des libertés ? Placer en rétention les fichés S ? Mettre en place des dispositifs d'exception pour prévenir de nouvelles attaques ? Sans toujours le savoir ni l'admettre, nombre de nos dirigeants politiques, à droite comme à gauche, s'inspirent du "bushisme", doctrine longtemps traitée avec condescendance ou indignation. D'autres rejettent toute rhétorique guerrière, afin de ne pas reproduire les erreurs commises par les Américains. Or, la manière dont l'administration républicaine a fabriqué sa "guerre contre le terrorisme" reste largement ignorée en France. A l'heure où notre pays est plongé à son tour dans cette guerre d'un genre nouveau, l'expérience américaine éclaire les choix dramatiques auxquels nous sommes confrontés. Ghislain Benhessa décrit et analyse l'action des conseillers juridiques des administrations Bush et Obama qui, dans l'ombre, ont laissé de côté tout présupposé éthique au nom de l'efficacité, suivant l'adage de Saint-Just : "Pas de liberté pour les ennemis de la liberté". Ce livre expose les enjeux de ce débat complexe, où les exigences du droit et de la morale affrontent celles de la politique et de la guerre, avec pour horizon notre sécurité et notre liberté.
Préface de Michel Onfray Jadis voûte céleste de la modernité, preuve de la maturité de l'Occident bâti sur les Lumières, la démocratie risque de rejoindre le mausolée des idées politiques. "La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum" . Cette phrase nous dit quelque chose, un souvenir jailli des limbes de notre "conscience de citoyen", pour parler comme Robespierre. Tel est l'article 3 de notre Constitution. Dont le dernier mot repose désormais dans le cimetière des idées d'antan. Abandonné par les élites, laissé aux mains des populistes ou de leurs affidés, dévalorisé pour ses effluves nauséabonds qui renverraient aux "heures les plus sombres" de l'histoire, le référendum a disparu. Depuis l'échec de la Constitution européenne en 2005, clairement refusée par le peuple de France, finalement repêchée par le traité de Lisbonne ratifié par le Parlement, plus personne - ou presque - n'envisage de consulter les citoyens sur les sujets qui fâchent. Souveraineté, Europe, immigration, réforme des retraites, crise de l'énergie : les décisions sont prises par le gouvernement, parfois contre l'Assemblée Nationale et à coups de 49. 3, ou bien par les juges, tous tributaires des décisions de la Commission de Bruxelles et des jugements des Cours européennes Que s'est-il passé ? Où va la démocratie française ? Docteur en droit public et avocat, Ghislain Benhessa est aussi enseignant à l'Université de Strasbourg. Il a publié plusieurs ouvrages dont Le Totem de l'état de droit (L'Artilleur, 2021).
Dans le contexte de la crise qui secoue les démocraties européennes, il est devenu habituel d'accuser l'UE et en particulier sa commission, non élue et qui n'en ferait qu'à sa tête comme l'a encore récemment montré l'accord catastrophique signé par Mme Von der Leyen avec Donald Trump. Ghislain Benhessa montre dans ce livre fouillé que c'est se tromper totalement de responsable. La vraie " machine " qui tient le pouvoir aujourd'hui en Europe, c'est la Cour de Justice de Luxembourg. C'est elle qui pilote le Droit, seule arme contraignante de l'UE, comme l'affirmait dès 1965 le premier président de la Commission, l'ancien nazi Walter Hallstein. Les responsables politiques européens, et même les juges constitutionnels français, ont été supplantés par les hommes en noir de la Cour européenne. Mais qui sont donc ces juges qui verrouillent la prise de pouvoir de l'UE et interdisent tout retour en arrière ? D'où viennent-ils et quels sont leurs parcours et leurs histoires ? De Maurice Lagrange, ancien vichyste recruté par Jean Monnet pour construire les premières bases, à Matthias Guyomar, actuel président de la Cour européenne des droits de l'Homme, c'est l'histoire de ces hommes que dévoile ici Ghislain Benhessa. Et les surprises sont nombreuses... . Ghislain Benhessa est avocat et enseignant à luniversité de Strasbourg. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages remarqués dont On marche sur la tête (2024). Il intervient souvent comme consultant sur Cnews.
Ce qui distingue la civilisation de la barbarie, c'est l'Etat de droit ! ", tonne le garde des sceaux Eric Dupont-Moretti. Face aux décisions du Tribunal constitutionnel polonais, "Bruxelles ne peut plus tergiverser pour défendre les valeurs de l'Union et l'Etat de droit", affirme le journal Le Monde dans un éditorial solennel. Il ne se passe plus une journée sans que responsables politiques, journalistes ou magistrats n'invoquent l'Etat de droit comme pierre angulaire de toute vie démocratique. Mais de quoi parle-t-on exactement ? Et pourquoi le soudain surgissement de cette notion, alors qu'on n'a jamais entendu le général de Gaulle ou Georges Pompidou lui accorder la moindre considération ? Dans cette étude détaillée, appuyée sur les principaux jugements des tribunaux nationaux et européens, Ghislain Benhessa retrace l'histoire du concept d'Etat de droit et montre comment on est passé du "droit de l'Etat" à la primauté du droit sur l'Etat. Une fois les mécanismes juridiques mis en lumière, le lecteur comprend pourquoi la France ne pourra pas affronter sérieusement les nombreux périls qui approchent (sécuritaires, industriels, géopolitiques ou culturels) dans une configuration où l'Etat est empêché par le Droit, et où l'émancipation de l'individu a pris place, de fait, au sommet de la hiérarchie des normes.
Résumé : Depuis des années, les essais sur le déclin pullulent, les prédictions funestes abondent, et les Français versent dans la sinistrose. Jadis, les parents pensaient que leurs enfants s'en sortiraient mieux qu'eux. Désormais, ils prient pour que le déclassement ne les étrangle pas. En dehors de ceux qui ne regardent pas le réel en face, personne n'imagine les beaux jours revenir comme par magie. Tous les "réarmements" du monde, pour reprendre la dernière trouvaille rhétorique d'Emmanuel Macron, ne pourront endiguer la spirale infernale. Surtout, les Français savent que la prise de décision leur échappe, confisquée par un assemblage composite et insaisissable. Marchés financiers, technocratie polyglotte, forum de Davos, comités d'experts, nébuleuse de juges : comme dans X-Files, la vérité est ailleurs, et la multiplication des strates ne fait qu'alimenter le ressentiment et les théories du complot, auxquelles réplique l'industrie médiatique du fact-checking. Tout se dilue dans un embrouillamini indéchiffrable, qui suscite, au mieux l'abstention, au pire la détestation. Un embrouillamini piloté au sommet, depuis des décennies, par l'UE. Pourtant, cela fait 40 ans que les responsables politiques de droite et de gauche nous répètent que l'UE c'est la paix, l'UE c'est la prospérité, l'UE c'est la liberté, l'UE c'est la fraternité... La révolte paysanne générale qui gronde et la progression très forte des partis nationalistes annoncée aux prochaines élections européennes risquent de renverser le statuquo. Que se passe-t-il donc subitement, d'où viennent ces secousses et quelles sont les hypothèses les plus plausibles pour en sortir, telles sont les questions que traite ce petit livre en forme " d'explication colérique " . Guillaume Bigot est éditorialiste sur Cnews et Sud Radio. Ghislain Benhessa est avocat et enseignant à l'université de Strasbourg.
- Chère Mylène, vous avez 80 ans... - Oui, plus même, bientôt, 82... Et alors ? Que puis-je faire pour vous ? - Quel est votre secret ? Vous ne faites pas votre âge ! C'est étonnant ! - Ah bon ! Et pourtant !.
Chez Laurette", "Wight Is Wight", "Pour un flirt", "Quand j'étais chanteur", "Le Loir-et-Cher", c'était chouette ! Depuis trois générations, ses chansons accompagnent nos vies, y distillant ces petits riens qui sont tout. Populaire, Michel Delpech l'est à jamais. Mais l'a-t-on toujours bien entendu ? Car il était aussi un poète scrupuleux, soucieux du mot juste, à l'écoute. Un homme touchant, délicat, anxieux. L'histoire commence dans les années 1970. Cheveux longs et rouflaquettes, le chanteur est pris dans une ronde d'excès en tous genres. Période de ses plus grands succès. Il paiera très cher cette "vie de dingue". Oui, Delpech a connu la gloire et la déchéance, l'insouciance et le doute. Mais il a continué à chanter. A écrire des textes profonds, tendres, justes, avec des mots simples, les plus difficiles à trouver. Car il y avait une fêlure en lui. Quelque chose d'enfoui, qui ressurgissait parfois. Et qui lui faisait dire : "Souris, puisque c'est grave". Jusqu'au bout de ses forces, le chanteur a lutté. Il a tout surmonté, sauf le cancer qui l'avait privé de sa voix. Mais non de son "atout majeur", son sourire. Il s'était longuement confié à Pascal Louvrier. Ses confidences émaillent cette biographie sensible, intime, éclairée de témoignages de proches.
Inspiré par Bob Dylan et Leonard Cohen, Francis Cabrel, né à Agen en 1953, chante depuis quarante ans l'attachement à la terre des ancêtres, l'amour éternel, l'injustice sociale, l'écologie. Son retour aux sources d'inspiration des chanteurs artisans, sa défense des valeurs humanistes essentielles, qui dans sa voix exhalent les parfums des vents du Sud, lui ont valu un succès phénoménal et le statut de poète-musicien. Pourtant, sa notoriété - l'album Samedi soir sur la terre (1994) demeure à ce jour le plus vendu en France -, est inversement proportionnelle à ce que l'on sait de l'homme. En effet, si ses chansons sont gravées dans l'inconscient collectif - "Je l'aime à mourir", "L'encre de tes yeux", "Sarbacane" - chacun ignore le visage intime de cet artiste discret, dissimulé derrière sa légende. Cette biographie, nourrie de nombreux témoignages de proches et collaborateurs, explore toutes les facettes de l'homme, du chanteur, et du citoyen engagé.
Le conte de fées est connu : en 1980, lorsque René rencontre Céline, alors âgée de 12 ans, il tombe sous le charme de sa voix. C'est le début de leur collaboration artistique, qui se poursuivra en une idylle fusionnelle. Grâce à lui, Céline, à 18 ans, remporte l'Eurovision. Majeure, elle déclare sa flamme à celui qui n'était encore que son impresario. Ils se marient en 1994. Dès lors, le couple "à la vie comme à la scène" enchaîne les succès : Céline enregistre la musique originale du film Titanic, qui devient un succès international ; elle remplit les salles de concert grâce aux tournées qu'elle fait à travers le monde, collectionne les récompenses... Dans les périodes de doute et de déprime, tous deux continuent à se serrer les coudes. D'autant que le diagnostic tombe dès 1998 : René a une tumeur. Quand la santé de René décline, Céline, suspendant concerts et enregistrements, reste à ses côtés. Après la disparition du producteur début 2016, Céline Dion, pour leurs trois fils, René-Charles, Nelson et Eddy, reprend la route : The show must go on. Elle en avait fait le serment à René.