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Du bon usage de la douceur en politique dans l'oeuvre de Tacite
Benferhat Yasmina
BELLES LETTRES
63,00 €
Épuisé
EAN :9782251328843
Qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils me craignent ! " : est-ce là le seul héritage que les Romains nous aient laissé en matière de gouvernance ? Un dirigeant ne peut-il donc s'imposer que par la crainte et la terreur, en laissant libre cours à la cruauté ? L'oeuvre de Tacite, ce grand historien de l'Empire, invite à penser qu'au contraire les Romains ont accordé une grande place à la douceur en politique, considérant qu'elle pouvait être utile en bien des circonstances : le dialogue permanent entre cet auteur et ceux qui l'ont précédé, Cicéron en particulier, révèle même une continuité de la République au Principat. Mais par douceur faut-il n'entendre que la clémence, ce pardon du vainqueur aux vaincus ? Tant s'en faut : la courtoisie, la bienveillance, la générosité, la compassion, la gentillesse, la capacité de faire grâce, la tempérance enfin sont autant d'aspects reconnus de la douceur en politique, de Cicéron à Tacite. Et qu'en est-il du goût de la dolce vita, de la complaisance vis-à-vis de soi-même comme vis-à-vis des autres, travers qui sont bien présents dans l'oeuvre tacitéenne ? Cette étude se propose d'appréhender les différentes facettes de la douceur en politique chez Tacite et ses prédécesseurs, afin de mieux cerner son intérêt aux yeux des Romains : dans une cité marquée par le meurtre originel de Rémus puis par la violence des guerres civiles, la douceur, celle du moins qui est le fruit de la maîtrise de soi, semble bien avoir été la meilleure arme de tous ceux qui avaient à exercer une autorité, à l'armée comme à la ville, et qu'ils aient été Princes, généraux. ou grands commis de l'État.
Résumé : Il est difficile pour nous d'imaginer que l'illustre Cicéron fut un jour un obscur débutant : le Pour Sextus Roscius donne à voir un jeune avocat encore peu connu, plein de la fougue et de l'audace propres à ceux qui n'ont rien à perdre car ils n'ont encore rien gagné. Après ce discours, ce fut chose faîte : avec le Pour Sextus Roscius Cicéron entre au cénacle restreint des avocats de talent, et à celui, plus restreint encore, de la postérité. A l'origine du scandale, se trouve une histoire de famille. Sextus Roscius, chevalier romain, est assassiné près des Bains de Pallas. Son fils aîné, riche propriétaire d'Amérie, est accusé et tous ses biens sont saisis. Cicéron s'empare du cas : non seulement Sextus Roscius est acquitté, mais le texte fait l'effet d'un brulôt contre la politique de Sylla. Toutefois, pour juger des implications de cette ténébreuse affaire, il ne reste que le texte de la plaidoirie, sans doute enjolivé lors de sa publication. A ce texte fondateur, il manquait une nouvelle édition : les études cicéroniennes n'ont de cesse de se développer donnant lieu à de riches interprétations, dont il était nécessaire de faire état. Notre nouvelle édition fait le point des connaissances les plus récentes, tout en rappelant les acquis des dernières années. La notice introductive propose en outre une documentation détaillée du système juridique romain et du contexte politique dans lequel le discours fut prononcé. Chacun des acteurs du procès est présenté, tandis que de judicieuses pistes de lectures sont fournies au lecteur. Le discours, son style et sa rhétorique, sont présentés en détail et assortie d'une bibliographie indicative. Des notes abondantes, situées en fin d'ouvrage, donnent l'occasion d'approfondir la lecture. L'ouvrage est en outre enrichi d'un Index Nominum.
250 photos couleur. 15 cartes. 16 pages d'informations culturelles et pratiques sur la région. 9 itinéraires exceptionnels: La vallée de l'Erdre. De l'Erdre à la Vilaine. Redon: entre terre et mer. La vallée de l'Oust. La rigole d'Hilvern. La vallée du Blavet. La vallée de l'Aulne. Entre Montagnes Noires et monts d'Arrée. L'Aulne maritime. Sandra Aubert, native des bords du canal, et Kader Benferhat décryptent les messages qui s'inscrivent dans les méandres des canaux et, de rencontre en rencontre, écoutent battre le coeur de cette Bretagne profonde. Après avoir modelé le paysage, forgé des mentalités et façonné des vies, le canal de Nantes à Brest, par sa réhabilitation, ne mérite-t-il pas aujourd'hui d'être inscrit dans notre patrimoine historique, touristique et architectural régional comme il l'est dans notre mémoire collective? Biographie de l'auteur Kader Benferhat, natif d'une oasis du désert saharien, vit en Bretagne intérieure depuis plus de trente années. Technicien chimiste dans l'agro-alimentaire, membre du Conseil Économique et Social de Bretagne il s'est passionné pour le canal de Nantes à Brest dans le cadre d'une action menée pour la sauvegarde d'un cours d'eau artificiel, annexe du canal: la rigole d'Hilvern, ouvrage régional aujourd'hui en voie de réhabilitation. Sandra Aubert fille d'éclusière du canal d'Ille et Rance. Depuis sa majorité, elle remplace régulièrement des éclusiers, et connaît parfaitement les rouages des écluses et les gens qu'on peut y rencontrer. Richard Nourry photographie le patrimoine naturel et architectural. Suivre le canal de Nantes à Brest lui a permis de réaliser des images dans une région qu'il aime passionnément. Il a publié ses clichés dans de nombreux ouvrages aux Éditions Ouest-France.
Résumé : Dans cet ouvrage très illustré, Kader Benferhat décrypte les messages qui s'inscrivent dans les méandres des canaux et, d'écluse en écluse, écoute battre le coeur de cette Bretagne profonde. Après avoir modelé le paysage, forgé des mentalités et façonné des vies, le canal de Nantes à Brest, par sa réhabilitation et sa valorisation, s'inscrit désormais dans notre patrimoine historique, touristique et architectural régional. Il est devenu la "colonne vertébrale" d'un tourisme, qui, au fil de l'eau et du halage, nous introduit au plus intime d'une Bretagne intérieure souvent méconnue.
Un dialogue entre la littérature, l'histoire culturelle et les arts. Les dix contributions réunies dans cet ouvrage abordent le thème de la pluie, d'abord dans la littérature de l'Antiquité et de la Renaissance puis, plus largement, dans les arts européens des 20e et 21e siècles. Dès les empires de Mésopotamie, la pluie fascine et fait l'objet d'écrits ; c'est le Déluge qui occupe surtout la littérature gréco-romaine même si d'autres représentations renvoient à la technique et à la médecine. Pendant la Renaissance, la pluie diluvienne fait avant tout l'objet d'une lecture religieuse. Aux 19e et 20e siècle ce sont des écrivains comme Joseph Conrad et Nicola Pugliese, des musiciens comme Purcell ou Georges Brassens qui évoquent la pluie, l'averse, la bruine ou la tempête. Enfin, l'ouvrage se clôt sur un entretien avec Sylvie Camet, autrice contemporaine de fiction. Laurence Kohn-Pireaux est maîtresse de conférences en littérature comparée et membre du laboratoire LIS (Université de Lorraine). Ses recherches portent principalement sur la place du conte, oral et écrit, dans le récit moderne. Yasmina Benferhat est maîtresse de conférences habilitée à diriger des recherches en littérature latine et membre du laboratoire LIS (Université de Lorraine). Ses recherches portent d'une part sur les ide ? es et les pratiques politiques, d'autre part sur les usages et représentations de l'eau dans la Rome antique.
This work, which is included in the new "Guides des civilisations" series, does not claim to be exhaustive ; it simply attempts to convey the most characteristic aspects of a civilization from which we have inherited most of our philosophical concepts, our literary and artistic heritage, and our vocabulary. What do we know about the Greeks - their cities,their ideals, or their lives ? What can we learn from the Nike of Samothrace or the Venus de Milo ? The primary purpose of this book is to refine ourpartial and fragmented perceptions, to avoid preconceived notions, and to help us to understand a civilization whose criteria are so foreign to us and yet which are still such an intimate part of our lives. Only part of the History of Ancient Greece is depicted in this book : the period ranging from its birth up to the death of Alexander the Great (323 B.C.). This distinction from the following period - that of "Hellenistic" Greece - is amply justified from a political, social, religious, moral and artistic point of view.Anne-Marie Buttin, whose agrégation degree is in Classical Literature, formerly taught preparatory classes for the grandes écoles.Table des matières : I. L'HISTOIREÉpoque préhistoriqueÉpoque mycénienneÉpoque géométriqueÉpoque archaïqueÉpoque classiqueChronologie fondamentaleII. ATHÈNES, LES CITÉS ET LES COLONIESAthènesAutres citésColoniesIII. L?ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes classes socialesLes institutions et l?exercice du pouvoir à AthènesLa justiceLes financesLe pouvoir militaireIV. LA VIE ÉCONOMIQUEAgricultureIndustrieCommerceMesure et poidsMonnaiesV. LE TEMPSCalendrierMesure du tempsJournée du citoyenÂges de la vieRites de passage VI. LA RELIGIONReligionCultes publicsCultes privésCultes à mystèresDivinationFêtesPrincipaux dieuxMythologiePrêtreTempleThéâtreVII. LA LITTÉRATURELangue grecqueGenres littérairesPhilosophieQuelques auteursVIII. LES ARTSArchitectureSculpturePeintureMusique et danseIX. LES LOISIRSJeux publicsJeux privésBainsVoyagesChasse et pêcheRepasX. LA VIE PRIVÉENomsHabitationsFamille, femme, enfantSexualitéSanté et médecineÉducation et écoleCostumes et paruresNotes Biographiques : Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.