Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La Casa del Mouradia. Février 2019... Et l'Algérie se réveilla !
Benchicou Mohamed
HEMISPHERES
10,00 €
Épuisé
EAN :9782377010677
La Casa del Mouradia est née dans les tribunes d'un stade de football à Alger. Inspiré de la série La Casa de Papel, ce chant de révolte des Algériens visait le régime, son président, et maintenant ceux qui, pur produit du même système, veulent se maintenir au pouvoir. C'est ce que relate le roman de Mohamed Benchicou : une jeune universitaire retrouve le journal de son grand-père, rédigé soixante ans plus tôt... en 2019. Elle partira à la recherche de cette révolte d'un temps oublié : le hirak. "Le hirak est l'éternel prochain combat. Il ne sera jamais le dernier. Nul ne sait quand il a commencé, en fait ; nul ne sait quand il se terminera. Sans doute avec la fin de l'humanité. Il a commencé un soir, quelque part, ou un homme avait jeté une braise de colère sur le feu de la colère. La révolte n'a jamais cessé tant qu'ils ne cessaient d'espérer pour leurs enfants ce que leurs pères, immolés dans la boue, le froid et la peur, au fond des Vosges et de Monte Cassino, dans le froid du Djurdjura ou les montagnes nues des Aurès, avaient espéré pour eux."
Janvier 2011 : le monde découvre un monstre dans ses placards. Un abominable fossile à figure humaine, prospérant à l'ombre de lois scélérates, un peu partout aux portes de la civilisation, à Tunis, en Egypte, en Libye, en Algérie et peut-être même en Europe... Le Dernier Soir du dictateur est une pièce où l'imagination abdique devant la réalité. Car rien n'est plus absurde que l'absurdité qui nous frappe. Le monstre du Dernier Soir du dictateur n'a pas d'âge. Ou alors l'âge de la désespérance humaine. Il n'a pas de visage non plus. Ou alors celui, de la démence qui veut régenter le monde. Il n'a pas de nom autre que ceux qui pullulent dans nos journaux, pas de pays sinon ceux qui crèvent sous son glaive. Il n'a pas d'avenir, sinon dans la mort, la mort qu'il aime à donner mais qu'il finira par s'offrir, pour emporter avec lui l'idée de la toute-puissance et ne pas vivre en créature abattue par l'étendue de sa propre aliénation.
Un journaliste sort de la prison d"El-Harrach où il a passé deux ans et retrouve le monde en homme libre. Va-t-il y poser le même regard qu'avant? Il a peur de retomber dans ses anciennes vanités et de renouer avec ses vieilles cécités. C'est alors que ses codétenus surgissent dans sa vie d'homme libre, l'étincelle à la main, au nom d'un vieux pacte: on sort seulement de la prison, on ne la quitte pas. Ils l'invitent à voir ses anciens bourreaux non plus avec l'orgueil du journaliste blessé mais avec la hauteur du détenu à qui la noblesse qui subsiste dans toute déchéance n'est désormais plus un mystère... Ils lui rappellent un secret de la prison: le génie de pouvoir tourner en ridicule la gravité carcérale. L'art de la plèbe algéroise de neutraliser la misère par l'autodérision. Une savante formule des anciens, conçue par les parias pour mater le malheur: rester étranger à sa propre déchéance, la théâtraliser pour pouvoir la vivre en l'interprétant et non en la subissant. - Fais comme le petit peuple, oppose à l'immensité du déclin, la démesure de l'humour! Tu sais comment t'y prendre, maintenant. A moins que tu n'aies rien retenu de nos deux ans de vie commune! Alors, soit. Il va sacrifier au rite du malheur théâtralisé. A la noukta et à la caricature les despotes. Comme ses codétenus et avec leur langage persifleur, il va découvrir un pays étrange, beau et injuste, un pays familier aux êtres abandonnés, qu'il ne connaissait pas: le Territoire des Frères Ali Gator. Une contrée insolite livrée à son soleil, son pétrole, ses Têtes-képi, ses notables corrompus, son grand vizir Yazer, ses intrigants Abdul le Persan et Ahmed P'tit Cobra... Et son roitelet: Kaiser Moulay. Il va le décrire, au moyen de calembours aux allures rudimentaires, c'est ainsi que ses amis théâtralisent le malheur... Il va falloir s'y habituer."
Résumé : En 2018, à l'ère du numérique et d'internet, un peuple ignore par qui il est dirigé. Il y a bien un président aux commandes depuis dix-neuf ans, mais il est handicapé, ne se déplace qu'en fauteuil roulant, ne peut plus parler ni soutenir une conversation, le corps rigide, les membres totalement inertes... Oui, il y a bien un président, mais un président qui ne reçoit personne, qui ne s'adresse plus au peuple depuis sept années, un président qu'on cache, qu'on ne sort que dans les grandes occasions, le temps de quelques photos, histoire de prouver qu'il est encore en vie. Dans cette contrée, les institutions sont bloquées, la machine étatique est en panne, le pays isolé. Les chefs d'Etat étrangers évitent de s'y rendre, ceux qui font le déplacement repartent le plus souvent sans avoir rencontré le chef de l'Etat, le Conseil des ministres ne se tient plus, les ambassades étrangères ne savent à qui remettre les lettres de créance... Cet homme n'est pas un roi ; ce pays n'est pas une monarchie, on dit même que ce n'est pas une dictature. Alors comment expliquer le mystère Bouteflika ? L'auteur, parmi les meilleurs observateurs de l'Algérie, se livre ici à une véritable radioscopie d'un chef d'Etat autant que d'un pays majeur aux portes de l'Europe.
Résumé : Répondre à l'urgence écologique et climatique place le secteur de la construction face à d'immenses défis. Gros consommateur d'espace et de ressources, ce dernier doit évoluer pour réduire son impact écologique. En ce domaine, la contrainte réglementaire est un levier possible, mais elle ne peut prétendre résoudre seule le problème. De fait, l'habitat ne peut être envisagé comme un isolat : ses "performances énergétiques" dépendent non seulement de ses caractéristiques intrinsèques (isolation, compacité, orientation du bâtiment, mode de chauffage, etc.), mais aussi d'autres éléments décisifs, comme sa localisation, les modes de transport qu'il induit, sans oublier les modes de vie des habitants, et plus largement des usagers. Or, tout cela est encore rarement pris en compte par les promoteurs immobiliers, encore moins par l'Etat, qui fixe les mêmes règles et mêmes contraintes de performance énergétique quel que soit l'emplacement du bâtiment. Alors comment faire ? Quels moyens humains et financiers mettre en place pour engager ce changement de cap ? Comment y impliquer les habitants le plus largement possible alors que les formats "classiques" de la concertation peinent à mobiliser hors d'un cercle restreint de militants associatifs ? Comment concilier expérimentation et contraintes réglementaires ? Comment limiter l'impact de l'Homme sur son environnement sans contraindre ni "punir" ? Autant de questions auxquelles s'efforce de répondre l'auteur de cet ouvrage en mettant en perspective sa propre expérience de terrain.
A l'origine de cet ouvrage, le recueil de témoignages lancé en 2011 par le Centre de documentation historique sur l'Algérie, le Maroc et la Tunisie (CDHA). Nicole Lenzini, responsable de cette collecte baptisée Histoire de paroles, recueille les récits mémoriels de personnes - Pieds-noirs, métropolitains, militaires, harkis - ayant vécu en Algérie pendant la période française, qui montrent qu'une cohabitation, qui peut surprendre ceux qui n'ont pas vécu dans le pays à ces moments, existait entre Français d'Algérie et Algériens. Prenant appui sur ces témoignages, Roger Vétillard a rencontré, en France et en Algérie, les derniers témoins de l'avant 1962 et réuni une vaste documentation pour mettre en lumière une réalité historique trop souvent tue : par-delà le déchirement, par-delà des décennies de crises et de propagande, les deux communautés n'ont pas rompu leurs liens - des liens qui ont bien souvent la couleur de l'amitié.
Cet ouvrage couvre presque cent années de l'histoire tourmentée de la péninsule coréenne, du début du XXe siècle à l'orée du nouveau millénaire. Témoignage exceptionnel, il a été écrit par la propre soeur de la compagne du Guide suprême, feu Kim Jong Il. Mais, du père héritier de propriétaires fonciers, choisissant très tôt le communisme contre ses intérêts de classe, aux enfants et petits-enfants éduqués au Nord, astreints à une vie de reclus avant de parvenir à fuir, les destins dramatiques de cette famille font largement écho aux tragédies individuelles de l'immense majorité des Coréens de l'époque. Cette émouvante narration à quatre mains – la première partie retranscrit le journal de la mère de l'auteure – est aussi un puissant manifeste : celui d'une lignée de femmes déterminées à s'arracher aux plaies de la misère et aux pesanteurs du patriarcat, et qui, au moins un temps, auront eu sincèrement foi en la société nouvelle qu'elles se proposaient de bâtir.
La publication des mémoires de Melkon Bédrossian (1906-1990), rédigées soixante ans après les faits, apporte une pierre de plus à l'édifice mémoriel érigé en monde arménien depuis des décennies.
Révérence ou impertinenceA ? Des philosophes se sont donné rendez-vous dans la commune de Descartes (Indre-et-Loire). Chacun à sa manière pour célébrer l'incontournable philosophe français⦠et faire le constat du chemin parcouru et de la distance prise depuis le Cogito. Une belle occasion de passer en revue les étapes de l'évolution de la pensée philosophique et d'évoquer la multitude des voies empruntées par les penseurs du xvie siècle à nos jours, de Vico à Piaget, Sartre et Camus en passant par Diderot, Kant ou C. S. Peirce. En somme, comme l'écrit en ouverture l'un des contributeurs du volume, le philosophe Tony Brachet, "A On a tant écrit sur Descartes - le philosophe - que l'exhaustivité, du moins l'exhaustivité historique, semble proche. L'objet de cet ouvrage n'est d'ailleurs pas le passé, l'histoire de la philosophie, mais la mise en perspective du grand penseur par des contemporains.