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Vendredi noir et nuits blanches
Benbassa Esther
LATTES
24,70 €
Épuisé
EAN :9782709658546
Dans le sillage des attentats de janvier 2015, la nuit tragique du 13 novembre a fait basculer la France dans une ère de violence, de deuil et d'anxiété. Dans un enchaînement de catastrophes, le pays paraît s'enfoncer lentement dans le chaos. Une secousse qui bouscule aussi les êtres, jusque dans leurs retranchements, faisant remonter les vécus enfouis qui se confondent parfois avec ceux des hommes et des femmes fauchés par les balles des terroristes. Qui donc étaient ces morts ? Leurs histoires interpellent les nôtres, les associant à celle de toute une nation en panique. Une femme venue d'ailleurs essaie de relire ce qui est arrivé à l'aune de ses errances passées, avec empathie, dans ses nuits désormais blanches. Elle croise les vies, les lieux, les époques, les libertés évanouies, la politique en berne, et refuse obstinément de céder au désespoir ambiant. Elle descend dans ses propres décombres pour redonner un peu de vie à ces morts dont l'ombre a pesé de tout son poids sur les événements des mois qui ont suivi. Célébration de la liberté, ce récit est aussi un regard sur le monde d'où la vie, malgré tout, sort victorieuse.
Cet ouvrage montre brillamment comment en monde juif, depuis les fondations bibliques elles-mêmes, la souffrance, ses représentations et sa ritualisation ont façonné au fil des siècles l'histoire d'un peuple et d'une religion, et plus encore l'idée que ce peuple et cette religion se faisaient de leur histoire, désormais "lacrymale". Il suit ce parcours jusqu'à ses ultimes métamorphoses et analyse le lien indissoluble qui s'est finalement tissé entre le génocide et l'Etat d'Israël, sa politisation, sa banalisation et sa transformation récente en une religion civile accessible à tous, un judaïsme "de l'Holocauste et de la Rédemption" - la Rédemption étant la création de l'Etat hébreu. Au-delà du cas juif, il fournit des clés de compréhension des diverses trajectoires mémorielles et identitaires d'aujourd'hui, aussi nécessaires ou inévitables qu'envahissantes et dont la mémoire de la Shoah est devenue le modèle. Traitant pour la première fois dans la très longue durée et dans une perspective comparatiste l'immense dossier de la souffrance comme identité, Esther Benbassa engage aussi le débat, face à des devoirs de mémoire tyranniques, sur un droit à l'oubli qui ne serait pas amnésie, mais confierait à une histoire enfin plurielle et partagée le dépôt de nos passés de souffrances. Ce choix reste-t-il toutefois praticable dans une société qui fait du bien-être sa valeur suprême, où la souffrance distingue et garantit le plus souvent l'accès à une forme de reconnaissance, même si elle est essentiellement symbolique et n'ouvre pas toujours sur un avenir constructif? Biographie de l'auteur Directrice d'études à l'Ecole pratique des hautes études, auteur de nombreux ouvrages sur l'histoire du judaïsme devenus des classiques, Esther Benbassa est aussi une intellectuelle présente dans le débat public. Elle vient de recevoir le Prix Françoise Seligmann contre le racisme, l'injustice et l'intolérance.
Loin des polémiques et des postures moralisantes, convaincus de la nécessité d'engager le dialogue sur un sujet qui enfièvre l'opinion mondiale, les auteurs réunis dans cet ouvrage, chercheurs, experts, journalistes, dressent un état des lieux précis et argumenté du conflit israélo-palestinien et s'interrogent sur son traitement par les médias. Quel regard Le Monde et la télévision française portent-ils sur cette actualité? Une approche dépassionnée est-elle possible? Le sionisme est-il un compassionnisme? Quel est le rôle exact des associations de femmes arabes en Israël? Comment comprendre les mobilisations israéliennes contre la poursuite des colonisations? Autant de thèmes abordés par les vingt contributeurs de cet ouvrage, parmi lesquels Gilles Paris et Dominique Vidal, ancien rédacteur en chef du Monde Diplomatique. Une mise au point salutaire pour comprendre les enjeux du conflit.
Si aucune identité n'est simple, celle des Sépharades l'est peut-être moins encore. Adeptes de la philosophie, de l'apprentissage des sciences, de l'éducation à la fois profane et religieuse, ils sont érigés en modèles par les penseurs des Lumières en Europe, qui voient en eux de possibles futurs citoyens. C'est toujours eux que les révolutionnaires émancipent en premier en France dès 1790. Issus de la péninsule Ibérique, après leur expulsion au XVe siècle, ils suivent des trajectoires et connaissent des vicissitudes multiples, créant des univers culturels imprégnés par leur environnement aussi bien musulman que chrétien. Ainsi gardent-ils les traces de ces passages avec une spécificité juive qui leur est particulière. Dans leurs lieux d'exil, allant de l'ouest de l'Europe jusqu'à l'est balkanique, en passant par l'Empire ottoman et le Maghreb, puis les colonies de l'Atlantique, ils assistent et participent aux changements qui s'y opèrent, prennent le mouvement de la modernité en marche. Juifs d'abord, puis, pour ceux qui sont forcés à la conversion en Espagne et au Portugal, juifs et chrétiens, juifs à la maison et chrétiens dehors, ou chrétiens tout court; juifs et musulmans, ou musulmans seulement. Ces départs et ces retours deviennent constitutifs de ces identités sépharades fluctuantes, mais qui par là-même ont su conjuguer les différents apports de leur "statuts religieux", portes d'ouverture ou d'accès à des sensibilités aux contours pluriels. L'Holocauste avait voué à l'oubli leur patrimoine aussi bien en Occident que dans les Balkans où ils s'étaient dispersés autrefois, cultivant leur particularité judéo-espagnole pendant des siècles. Ce sont les itinéraires de ces Sépharades sans patrie, mais toujours patriotes de leur mythologie ibérique, que cet ouvrage retrace à travers des destins individuels.
Résumé : Il a suffi que l'ordinateur d'un laboratoire ultra-secret de l'armée américaine fasse une erreur d'une nanoseconde pour que la chaîne de la mort se mette en marche. Le Fléau, inexorablement, se répand sur l'Amérique et, de New York à Los Angeles, transforme un bel été en cauchemar. Avec un taux de contamination de 99,4 %. Dans ce monde d'apocalypse émerge alors une poignée de survivants hallucinés. Ils ne se connaissent pas, pourtant chacun veut rejoindre celle que, dans leurs rêves, ils appellent Mère Abigaël : une vieille Noire de cent huit ans dont dépend leur salut commun. Mais ils savent aussi que sur cette terre dévastée rôde l'Homme sans visage, l'Homme Noir aux étranges pouvoirs, Randall Flagg. L'incarnation des fantasmes les plus diaboliques, destinée à régner sur ce monde nouveau. C'est la fin des Temps, et le dernier combat entre le Bien et le Mal peut commencer.
Décoder enfin le langage caché des bébésGrâce à ses capacités hors normes, oreille absolue, mémoire des sons, l'auteure a pu décrypter la signification des pleurs des nourrissons. C'est une révolution pour les parents qui comprennent tout à coup ce que leur bébé leur dit ! Priscilla Dunstan a confirmé sa première découverte par de nombreuses recherches menées autour du monde. Quelle que soit leur nationalité ou ethnie, les nouveau-nés humains s'expriment dans une langue universelle reposant sur des réflexes physiologiques. La classification Dunstan des pleurs des nourrissons permet d'écouter son bébé pour que, dès sa naissance, les parents sachent reconnaître les causes de ses pleurs. A-t-il faim, sommeil, froid, besoin de faire un rot, mal aux dents ou au ventre ? Répondre à ses besoins pour le calmer devient si facile ! Quand ils n'arrivent pas à trouver la cause des pleurs de leur bébé, les parents se sentent impuissants, coupables et découragés, la classification Dunstan change leur vie. Fini les tentatives infructueuses et l'approche essai-erreur. Les sons sont décryptés, la route directe vers la satisfaction du besoin du bébé est tracée. Dans plus de trente pays, des infirmières, des pédiatres et d'autres professionnels de la santé enseignent cette classification des sons. Un million de bébés en ont déjà bénéficié. Dans cet ouvrage, le lecteur découvrira dix mots, dont trois prononcés dès la naissance. Les sons à repérer dans les pleurs sont décrits puis l'auteure explique comment les bébés les produisent, avant de proposer diverses techniques d'apaisement. Après avoir écouté les pleurs des nourrissons avec Priscilla, j'ai repris le couloir de la maternité, mais alors que je n'y avais entendu que des pleurs auparavant, cette fois, j'entendais nèh, èh et aoh. C'était dingue ! Comme si quelqu'un m'avait débouché les oreilles, comme si je pouvais comprendre ce que ces bébés disaient ! STEVE.
Alex Taylor a grandi en Cornouailles dans les années 60. Après des études à Oxford, il part à Paris pour y vivre plus librement son homosexualité. Il devient professeur, puis journaliste et il est l'un des premiers à parler d'Europe et du sentiment européen. Il voyage, découvre Berlin, s'y installe tout en revenant toujours en France. Bouleversé et en colère après le Brexit, il choisit de devenir Français et obtient l'année dernière la nationalité française. A l'heure du repli sur soi, de l'explosion des populismes en Europe et des questions toujours plus cruciales sur l'identité, Alex Taylor répond par l'exemple, l'humour et la nuance : il montre la façon dont il est devenu un citoyen européen, tour à tour plus anglais que français ou l'inverse.
Eger Edith ; Schwall Weigand Esmé ; Hel-Guedj Joha
A 16 ans, Edith Eger est déportée à Auschwitz avec sa famille. Repérée par Joseph Mengele, elle est choisie pour rejoindre la troupe de danseuse du camp. Elle survivra et réussira avec le temps à transformer le choc de l'horreur en formidable énergie de vie au service des traumatisés de l'existence : soldats en plein chaos, femmes battues ou violées, enfants en profonde souffrance. La vie du Dr Eger est une succession de choix pour s'échapper de son passé. Elle s'installe aux Etats-Unis en 1947, suit des études de psychologie pour comprendre le moteur de sa survie et celui des monstres qu'elle a fréquentés, choisit de donner la vie alors que les médecins le lui interdisent, s'occupe de grands blessés de la vie pour leur insuffler l'extraordinaire énergie et volonté qu'elle s'est forgée. Comment aider ses patients à faire le choix de la vie, de la reconstruction, c'est tout l'enjeu de la mission que le Dr Eger s'est donnée et qu'elle restitue dans cet ouvrage à partir de nombreux témoignages profondément émouvants de patients qu'elle a soignés et pour certains sauvés. "Le Choix est une extraordinaire chronique de l'héroïsme et de la guérison, de la résilience et de la compassion, de la survie dans la dignité, de force mentale et de courage moral. Nous avons tous quelque chose à apprendre des cas exemplaires traités par le Dr Eger et de son histoire personnelle si bouleversante. Chacun pourra y puiser une source de guérison dans sa propre existence". Pr Philip Zimbardo, Université de Stanford Traduit de l'anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj