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Nouvelles relégations territoriales
Benbassa Esther ; Attias Jean-Christophe
CNRS EDITIONS
22,00 €
Épuisé
EAN :9782271094735
En bref Comment lutter contre la fracture territoriale ? Le livre La société française est-elle encore conditionnée par l'opposition villes/campagnes ? Les fractures apparaissent-elles au contraire au sein même des villes, ou bien entre la ville et ses banlieues, ou encore dans les zones périurbaines ? Les processus de relégations territoriales sont en réalité présents partout. Ils s'observent aussi bien dans les zones urbaines ou périurbaines que dans les zones rurales ou rurbaines. Comment pallier à ce phénomène ? Cet ouvrage, en réunissant acteurs politiques et chercheurs, permet d'établir un diagnostic, d'évaluer précisément les actions mises en ouvre, et de formuler de nouvelles propositions pour lutter contre les fractures territoriales. En une période marquée à la fois par une refonte de la politique de la ville et des projets de réforme territoriale, l'enjeu d'un tel livre, qui intègre également les questions sociales, économiques et environnementales, paraît crucial. Contre l'idée d'une "France périphérique" schématique, cet ouvrage invite à dépasser les stéréotypes, pour repenser sereinement la société française. Les directeurs d'ouvrage Esther Benbassa, sénatrice du Val-de-Marne, directrice d'études à l'Ecole pratique des hautes études, cofondatrice du Pari(s) du Vivre-Ensemble et Jean-Christophe Attias, directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études, cofondateur du Pari(s) du Vivre-Ensemble. Arguments - L'ouvrage qui répond à La France périphérique de Christophe Guilly. - Penser le territoire : enjeu majeur de la campagne présidentielle.
Une traversée de l'histoire et de la culture sépharades du Moyen Âge à nos jours. De la cohabitation des trois monothéismes dans l'Espagne musulmane et chrétienne à l'émergence des fanatismes musulman puis chrétien, en passant par le phénomène marrane, l'Inquisition, sans oublier l'effervescence culturelle et économique que connaissent le judaïsme ibérique et le monde judéoconvers, ce livre restitue les grands moments d'une aventure, celle du séphardisme, dans ses lieux de naissance et de développement, à la croisée de cultures plurielles. Terre des grandes oeuvres de la philosophie, de la littérature, de la poésie et de la liturgie, écrites en hébreu, en arabe et en roman, la terre d'Espagne a aussi été celle de la cabale, avec son oeuvre maîtresse, rédigée en araméen, le Zohar. Mais les expulsions dispersent bientôt les Sépharades en Europe, un peu dans le Maghreb, et surtout dans l'Empire ottoman où se construit une séphardité nouvelle - quoique liée à la créativité judéo-ibérique du passé - et s'épanouit une culture spécifique, dont le Me'am Lo'ez, véritable encyclopédie religieuse populaire judéo-espagnole, est l'un des plus beaux fleurons. La Seconde Guerre mondiale décime cette nouvelle aire culturelle, avec en son centre Salonique, appelée " ville-mère " du judaïsme oriental. L'ouvrage ne s'arrête pourtant pas là, de même qu'il ne limite pas son horizon aux Balkans. Il tente en dix chapitres, qui sont comme dix escales, de couvrir tout l'univers sépharade dont la langue et la culture sont en voie de disparition, et d'en traquer les ultimes vestiges aujourd'hui, telles certaines identifications avec le marranisme dans l'Amérique latine contemporaine. Réunissant en ce volume les textes des dix conférences annuelles prononcées sous son égide, le Centre Alberto-Benveniste met ainsi à la disposition du public quelques-unes des plus belles réalisations des dix premières années de son existence.
Dans le monde juif, la souffrance, ses représentations et sa ritualisation ont façonné au fil des siècles l'histoire d'un peuple et d'une religion, et plus encore l'idée que ce peuple se faisait de son histoire. Ce livre en suit dans la longue durée les méandres. Il y situe l'événement traumatique qu'a été la Shoah, venu réactiver une mémoire "lacrymale" dès lors jamais apaisée. Et Esther Benbassa analyse le lien indissoluble qui s'est finalement tissé entre le génocide et l'État d'Israël, sa politisation et sa transformation en une religion civile accessible à tous, un judaïsme "de l'Holocauste et de la Rédemption" - la Rédemption étant la création d'un État juif lui-même sacralisé. Au-delà du cas juif, ce livre fournit des clés de compréhension des diverses trajectoires mémorielles et identitaires d'aujourd'hui, aussi nécessaires ou inévitables qu'envahissantes et dont la mémoire du génocide est devenue le modèle. Cet usage de la souffrance comme identité engendre des devoirs de mémoire tyranniques, auxquels Esther Benbassa oppose le droit à un raisonnable oubli qui ne serait pas amnésie, mais confierait à une histoire enfin plurielle et partagée le dépôt de nos passés de souffrances.
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard Vi
Résumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.