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La mémoire de l'absent
Ben Hameda Kamal
L'HARMATTAN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782747507813
Ce sont des fragments de mémoire dont il s'agit ici, mémoire qui s'écrit au gré des hasards d'une déambulation dans l'espace de la ville, dans le temps de l'enfance et qui se reconstruit autour du soudain éclat d'impressions enfouies et de visages surgis dans le clair-obscur. Dans ce texte l'auteur a tenté de transmettre un monde, celui de la Libye, son pays d'origine, avec ses couleurs, ses odeurs et le bruissement d'une vie disparue et de se réapproprier sa ville natale à travers l'évocation des lieux, des personnages, des événements en privilégiant les émotions de l'enfance et le regard de l'adolescence. En utilisant le "je", l'auteur se pose face à sa ville natale, à ses habitants et face aux maîtres du pouvoir temporel et intemporel. Si le "je" prend tout son espace dans la littérature et dans la société occidentales, son usage reste embryonnaire, balbutiant dans les sociétés du type tribal au centre desquelles règne un maître qui parle au nom de la foule, distribue les rôles, applique les lois de l'Invisible et veille à faire taire ceux qui dérangent l'ordre public et l'ordre cosmique. Ce livre est un des rares témoignages sur un pays mal connu, un témoignage venu de l'intérieur d'une société fermée.
C'est une traversée de l'Occident, espace de toutes les fantasmagories, que proposent ces "Fragments". Carnet de routes d'un voyage vers ce lieu, habité pat le mythe et qui se fait désenchantement. C'est le regard d'un certain Orient sur l'Occident ; cet Occident-là dont les outils d'interrogations, de connaissances et de renaissances, sont devenus instruments de pouvoir et lieux d'aveuglement. Un regard sur l'Autre avec lequel vivre, partager et peut-être renaître. C'est aussi une traversée de soi dans le voyage vers l'Ailleurs.
La perversion narcissique et ses manoeuvres est fondamentale dans la clinique actuelle. Etre au fait de celle-ci permet d'être moins parasité par leurs effets, assure un meilleur échange et une meilleure clairvoyance. Le but de cette étude est de fournir des repères et d'être mieux armé devant ces situations, particulièrement pour les cliniciens, mais aussi les professionnels de l'ordre judiciaire.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.