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Ben Brik président suivi de Ben Avi la momie
Ben Brik Taoufik
EXILS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782912969408
Gourmand du pouvoir, je le fus aussi de tout ce que le palais pouvait offrir: je deviens un pillard, discret mais prompt à remplir sa besace, champion dans l'art de la rapine. Mes poches étaient déformées par le poids des argenteries, montres suisses, stylos en or et pochettes de soie. Un Jean Valjean de passage. Je suis... Je suis... Je suis EL PRESIDENT" Ceci est un livre de combat, à la fois baroque et direct. Sa cible? Le président tunisien Ben Ali qui, le 26 mai 2002, a obtenu par référendum de modifier la Constitution afin de rester à la tête du pays pendant de longues années encore. Ben Ali, président à vie, ou Ben Avi, le "tyranneau de Carthage"... Face à cette situation, qui réduit à néant les espoirs de l'opposition tunisienne, Taoufik Ben Brik invente une fable, à la fois burlesque et tragique. Il décide que, pourquoi pas, lui-même sera Président, élu en 2004 pour une centaine d'années. Ainsi le livre entremêle-t-il les exploits de Ben Brik au palais et ceux de son prédécesseur, des virées de journaliste dans les recoins du pays, et l'écho de la souffrance muette du peuple. Un récit politique donc, écrit avec les armes de la poésie.
Benjamin Vautier, alias Ben, est un artiste populaire. Ses " écritures-peintures " faites de textes courts rédigés au pinceau ou à la bombe sont aujourd'hui célèbres. Elles sont destinées à nous émouvoir, nous faire rire, mais surtout à nous faire réfléchir, sur l'art et sur la vie. L'homme, à travers ses expérimentations, se définit aujourd'hui comme un penseur ouvert sur le monde. Cet ouvrage, qui accompagne et prolonge l'exposition inédite organisée par le Conseil général de la Moselle au château de Malbrouck à Manderen avec la précieuse collaboration de Ben qui assure le commissariat de l'exposition - et en collaboration avec la Shimoni Gallery, nous invite à' philosopher sur les traces de Ben avec humour et poésie.
Grâce à sa grève de la faim d'avril et mai 2000 qui aura duré jours, et grâce à ses articles dans la presse, Taoufik Ben Brik a fait connaître au monde la réalité de la Tunisie, cette " Prison sans barreaux ". Mieux, il a mis en échec le régime politique dictatorial du général Ben Ali. Mais Taoufik Ben Brik n'est pas seulement un journaliste tunisien courageux, il est d'abord et avant tout un poète et un écrivain de langue arabe. Poète du mot, mais aussi poète de combat. Le présent recueil, en version bilingue, offre une chronique de ces années de plomb de la Tunisie contemporaine. On y retrouvera l'Ogre, le maître d'école ou Khannibal, tous pseudonymes transparents et autant de métaphores d'un gouvernement qui tourmente. On y lira aussi les plaisirs et les ivresses, les silences et les couleurs qui appartiennent en propre à toutes les Arabies poétiques. Et maintenant tu vas m'entendre, publié en arabe à Tunis le 8 avril 2000 par les éditions Aloès, a été aussitôt interdit par les autorités tunisiennes.
Résumé : Ben a vécu plusieurs vies : polyglotte, il a constamment voyagé pendant son enfance, aiguisant son sens de l'observation et de la dérision pour pallier le manque d'affection dont il a souffert. L'humour et l'art du décalage sont ses armes. Il est avant tout philosophe et transmet, dans des tableaux d'une simplicité apparente, la profondeur de ses expériences, ses sentiments, ses revendications, ses dénonciations. Il est aussi l'un des fers de lance du mouvement Fluxus, né dans les années 1960, qui réunissait plusieurs artistes de domaines variés, inspirés par le dadaïsme et animés de l'envie de saper les catégories officielles de l'?uvre d'art et des institutions traditionnelles.
La guerre des mots est-elle possible ? Comment un écrivain peut-il résister, exister dans une dictature officieuse mais omniprésente ? On ne présente plus Taoufik Ben Brick, journaliste et écrivain indépendant tunisien. Par cette Chronique du mouchard, il prouve qu'il est écrivain PUIS journaliste. Par des fictions, des réalités décrites avec précision, des envolées poétiques, il continue de s'opposer. Ce dernier ouvrage ? qui réunit chroniques diffusées sur le net ou dans certains journaux français, et textes inédits ? est plus accessible que les précédents car on plonge enfin de plain-pied dans l'univers littéraire de l'auteur. Ses références aux "Anciens" ? Nietzsche, Orwell, Rümi... ?, pertinentes, passionnantes ; ses coups de colère, son ?il aiguisé sur le fonctionnement de la vie politique tunisienne, font de ce livre le témoignage incontournable d'un auteur contemporain sur la situation d'un pays enlisé dans la violence et la misère. Ben Brick décrit avec habilité (toujours), humour (souvent) et poésie la suspicion qui règne entre Tunisiens et les castes sociales liées au "politique" : on découvre les mouchards, le sordide ministère de l'Intérieur, la division de renseignement çad, la corruption omniprésente, les compagnons de route de Ben Brick, les vendus et les autres... Son recueil de chroniques se termine par une lettre ouverte à Jacques Chirac à propos du respect des droits de l'homme en Tunisie et à la protection officielle de Ben Ali par les représentants européens, comme un ultime coup de poing dans l'aveuglement général dont font preuve nos dirigeants. La préface, elle, est signée Philippe Val, et offre une formidable entrée en matière pour aborder les textes de celui dont on a longtemps oublié qu'avant d'être un opposant inclassable voire insupportable, il est un auteur, un vrai. --Marine Segalen
Le seul moteur de notre civilisation productiviste est la destruction. Destruction des hommes, des peuples, des milieux naturels, destruction même de cette économie qui, emportée par son élan criminel, s'autodétruit et en trouve à se survivre qu'en détruisant ailleurs. " Le constat d'Armand Farrachi est clair : malgré les déclarations d'intention, malgré les efforts des écologistes, la planète est en danger. Ses ennemis cherchent un profit immédiat à empoisonner l'air, les sols et l'eau, à abattre les arbres et les animaux. Ils trouvent en outre un intérêt à détruire la réalité pour lui substituer un réel artificiel, éventuellement virtuel, qu'ils contrôleraient entièrement. Qui sont les ennemis de la Terre ? Les producteurs qui se livrent au pillage de la nature. Les chasseurs, pour qui la mort du non-humain est un loisir. Les consommateurs, prêts à brader leur liberté et leur responsabilité contre la promesse d'un bien-être trompeur. Les idéologues qui justifient la violence contre le vivant par les concepts commodes de " progrès " et " d'humanisme "... Cet essai polémique permet de prendre la mesure d'une agression généralisée. Sous forme de réponses aux critiques, il invite aussi à relever le défi de la liberté et à établir de nouvelles relations entre la planète et les hommes. La défense de la nature n'est-elle pas le plus sûr moyen de penser et de garantir la liberté individuelle ?
La revue Papiers propose pour son numéro de rentrée un grand dossier sur les Etats-Unis à la veille de l'élection du président. Avec les entretiens avec les meilleurs écrivains et intellectuels américains. Pour mieux connaître cette Amérique désormais en compétition avec la Chine pour la place de plus grande puissance mondiale.
Proust jeune homme fréquente assidûment le Louvre et ses peintres, infligeant à ses amis (Reynaldo Han, Lucien Daudet,etc.) des rendez-vous étranges au musée et de longues stations devant les tableaux. Dans la réponse au fameux questionnaire sur son peintre préféré, il répond Léonard et Rembrandt. Que fait Proust devant les Vinci du Louvre, en particulier le Saint-Jean Baptiste et la Joconde ? Il apprend ce que voir veut dire et ce que créer une oeuvre appelle de séparation et de force. Cet enquête d'Olivier Wickers, auteur de plusieurs essais remarqués (en particulier Chambres de Proust, Flammarion, 2013) emmène le lecteur dans les arcanes de la création artistique et littéraire.