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La mixité sociale à l'école. Tensions, enjeux, perspectives
Ben Ayed Choukri
ARMAND COLIN
30,29 €
Épuisé
EAN :9782200275341
La mixité sociale à l'école est régulièrement mobilisée dans les débats scolaires comme une nécessité, sans pour autant se traduire en politique publique. Cette situation est d'autant plus préoccupante lorsque l'on connaît les préjudices associés à l'accroissement des ségrégations : inégalités accrues, sentiments de discrimination, tensions interéthniques, montée du racisme et du rejet de l'autre. En dépit de ces enjeux, on observe un décalage considérable entre les discours politiques, qui louent les vertus de la mixité sociale, et les actions effectives sur fond de dérive des inégalités scolaires. Pourquoi un tel décalage, notamment depuis les mesures d'assouplissement de la carte scolaire ? En quoi ces évolutions ont-elles concouru à l'aggravation des ségrégations et des inégalités de réussite scolaire en France ? Dans ce contexte comment définir la mixité sociale à l'école, ses usages, ses fonctions ? L'auteur analyse des questions jusque-là peu traitées et montre que des perspectives d'actions en matière de réduction des ségrégations scolaires passent par un dépassement de l'opposition entre étatisme et localisme et par des modalités de réduction très significative des inégalités de conditions de scolarisation, dans les territoires les plus en difficulté.
Toujours plus d'élèves en échec, toujours plus d'enseignants démoralisés et de parents inquiets quantà l'avenir de leurs enfants. Toujours plus de palmarès d'établissements qui sèment le doute et attisentles frustrations. Est-ce réellement du choix de l'école que peut venir le salut, comme le suggèrent lesrécentes mesures d'assouplissement de la carte scolaire? Est-il vrai qu'en intensifiant la concurrenceentre établissements, on crée une émulation qui favorise l'élévation des performances des élèves?Ce credo se révèle totalement infondé: c'est ce que montre cet ouvrage fondé sur une étude de grande ampleur, qui combine de façon inédite approche historique, comparaisons statistiques et enquêtes de longue durée sur différents sites (restituant la parole d'enseignants, de parents et d'élèves). La concurrence pénalise au contraire les élèves. Les performances scolaires les plus basses et les plus inégales se trouvent en effet précisément dans les zones où les logiques de marché scolaire sont les plus prégnantes (notamment en Ile-de-France): de graves troubles associés à la concurrence entre établissements, au zapping scolaire et à l'obsession des classements y perturbent la scolarité de nombreux élèves, bien au-delà des « ghettos ». Les meilleurs résultats s'observent quant à eux dans des contextes de coopération durable visant à favoriser les progrès de tous les élèves. Grâce également à l'éclairage de comparaisons internationales (et en particulier à l'analyse du succès de la Finlande), ce livre permet ainsi de comprendre en quoi l'essor de la concurrence a provoqué le déclin de l'école française.
L'école est le lieu de nombreuses transformations politiques et institutionnelles qui se sont accélérées ces dernières années. Ces transformations s'inscrivent dans un large mouvement de réforme des services publics et de reconfiguration du rôle de l'État dans la régulation des politiques publiques, cette recomposition massive prenant même pour certains des allures de révolution. Cet ouvrage part du constat selon lequel l'accumulation de nombreuses politiques, menées depuis les années 1980, a contribué en France à l'émergence d'un "'nouvel ordre éducatif local''. Quelles en sont les modalités, les significations, les implications politiques et idéologiques? Quelles en sont les conséquences sur l'expérience des"'acteurs'"éducatifs: enseignants, élus locaux, personnel d'encadrement, élèves et familles? A partir d'un ensemble de recherches et d'enquêtes, l'auteur souligne les tensions et contradictions résultant de cette reconfiguration par le bas de la sphère éducative, montre la complexité de ce"'nouvel ordre éducatif'"orchestré par l'État d'où ressort une tendance lourde, celle qui consiste à substituer aux objectifs initiaux de démocratisation, des visées réformatrices d'inspiration libérale sur l'ensemble de l'institution scolaire. Cette évolution est le signe d'une érosion de la tradition républicaine favorisant l'émergence d'un"'nouvel ordre éducatif local'"hybride et complexe. Biographie de l'auteur Choukri BEN AYED, sociologue, est maître de conférences à l'Université Jean Monnet de Saint-Étienne et chercheur au laboratoire Modys-CNRS. Il a participé et dirigé plusieurs programmes de recherche consacrés aux inégalités d'accès à l'éducation."
Ben Ayed Choukri ; Charlot Bernard ; Baudelot Chri
Jamais l?école n?a été autant au c?ur du débat public: les réformes se succèdent et suscitent doutes et controverses. Leur manque de cohérence globale et leur caractère souvent précipité donnent le sentiment d?une situation confuse, d?une perte de repères quant au sens et aux finalités de l?éducation. Comment analyser et comprendre les changements éducatifs en train de se faire? Quelles sont leurs implications idéologiques et politiques? Statut de l?école maternelle, traitement de la difficulté scolaire, violence à l?école, éducation prioritaire, suppression de la carte scolaire, soutien scolaire privé, les auteurs analysent les réformes menées actuellement et en démontrent le dénominateur commun: une vision mythologique et passéiste d?une certaine orthodoxie pédagogique alliée à un libéralisme éducatif. Ce nouvel ordre éducatif, en s?alignant sur un modèle emprunté à l?économie marchande ? compétitivité, concurrence, libre choix du consommateur ? met à mal les idéaux de justice, de solidarité et d?égalité auxquels une grande partie de la communauté éducative est attachée. L?ouvrage se conclut par des propositions d?actions possibles pour créer les conditions d?une véritable école démocratique. Cet ouvrage, dirigé par Choukri BEN AYED, préfacé par Bernard CHARLOT et postfacé par Christian BAUDELOT et Roger ESTABLET, réunit les contributions d?Élisabeth BAUTIER, Choukri BEN AYED, Bernard BIER, Stéphane BONNERY, François BOUILLON, Sylvain BROCCOLICHI, Bertrand GEAY, Dominique GLASMAN, Benjamin MOIGNARD, Nathalie MONS, Jean-Yves ROCHEX, Rémi SINTHON, Agnès VAN ZANTEN, Michel WARREN.
Résumé : Ce parcours de l'Antiquité à nos jours réussit le tour de force d'offrir un panorama assez complet de l'histoire de la philosophie depuis Platon. L'originalité de Jacqueline Russ est de considérer les idées à partir de leur contexte historique d'énonciation. Si elle établit un certain nombre de filiations perceptibles dans le temps, elle n'en délaisse jamais le contexte spécifique et essaie de retrouver la fraîcheur, la surprise de l'apparition des concepts dans leur nouveauté. Elle s'appuie tout au long de son parcours sur le binôme constitué par un individu, un penseur particulier et la situation historique dans laquelle il conçoit sa philosophie. Dans le jeu de va-et-vient entre passé et présent, Jacqueline Russ s'interroge aussi pour savoir en quoi cette longue histoire des idées depuis l'Antiquité peut être pour notre présent un riche gisement de sens. Le fil d'Ariane choisi par l'auteur est ici l'évolution de la "raison occidentale".
Résumé : Ce manuel présente de façon concrète les différentes étapes permettant de mener à bien un entretien compréhensif et d'élaborer un cadre d'interprétation. La démarche consiste à s'appuyer sur les catégories de pensée des informateurs, tant pour conduire les entretiens de façon efficace que pour formuler des hypothèses. Elle peut s'appliquer au-delà de l'entretien en face à face, dans les nouveaux espaces d'enquête offerts par Internet. Jusqu'où et comment est-il possible de théoriser en partant du terrain ? Cette 4e édition expose les apports les plus récents sur cette question cruciale.
Cet atlas historique du Moyen Age présente en 42 fiches dix siècles d'époque médiévale. De l'Antiquité tardive au Bas Moyen Age, soit du Ve au XVe siècle, il aborde les grandes thématiques et les événements importants de la période. En s'ouvrant aux espaces lointains -Asie, Afrique, Amérique du Sud- il donne à voir et à comprendre la période médiévale dans toute sa diversité. S'appuyant sur un déroulé chronologique, l'ouvrage permet de dégager la trame générale des grandes phases de l'époque médiévale et montre les traits essentiels d'un événement, d'une aire de civilisation, d'un mécanisme économique ou d'un courant artistique. Un index des thèmes, des noms propres et des lieux facilite la compréhension de la période. Des pistes bibliographiques à la fin de chaque fiche permettent au lecteur d'approfondir les thèmes abordés.
Résumé : Cet ouvrage met en perspective les épisodes caractéristiques de la mise au travail depuis la révolution industrielle jusqu'aux formes contemporaines de flexibilité. Par la voie des techniques et des organisations, les objectifs de fluidité d'abord associés à l'automatisation industrielle ont pu se généraliser tandis que la logique marchande s'est étendue en même temps. Cette quatrième édition prend acte de la multiplicité et de l'hybridation des formes de production, de la diversification de genre et de la singularité des relations qui se nouent autour du travail. Elle remet l'accent sur la pertinence du salariat pour éprouver les ressorts de l'activité et les métamorphoses des temporalités. La nouvelle conclusion révèle des prolongements inattendus des débats classiques entre sociologues du travail.