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Ecole : les pièges de la concurrence. Comprendre le déclin de l'école française
Broccolichi Sylvain ; Ben Ayed Choukri ; Trancart
LA DECOUVERTE
23,40 €
Épuisé
EAN :9782707157614
Toujours plus d'élèves en échec, toujours plus d'enseignants démoralisés et de parents inquiets quantà l'avenir de leurs enfants. Toujours plus de palmarès d'établissements qui sèment le doute et attisentles frustrations. Est-ce réellement du choix de l'école que peut venir le salut, comme le suggèrent lesrécentes mesures d'assouplissement de la carte scolaire? Est-il vrai qu'en intensifiant la concurrenceentre établissements, on crée une émulation qui favorise l'élévation des performances des élèves?Ce credo se révèle totalement infondé: c'est ce que montre cet ouvrage fondé sur une étude de grande ampleur, qui combine de façon inédite approche historique, comparaisons statistiques et enquêtes de longue durée sur différents sites (restituant la parole d'enseignants, de parents et d'élèves). La concurrence pénalise au contraire les élèves. Les performances scolaires les plus basses et les plus inégales se trouvent en effet précisément dans les zones où les logiques de marché scolaire sont les plus prégnantes (notamment en Ile-de-France): de graves troubles associés à la concurrence entre établissements, au zapping scolaire et à l'obsession des classements y perturbent la scolarité de nombreux élèves, bien au-delà des « ghettos ». Les meilleurs résultats s'observent quant à eux dans des contextes de coopération durable visant à favoriser les progrès de tous les élèves. Grâce également à l'éclairage de comparaisons internationales (et en particulier à l'analyse du succès de la Finlande), ce livre permet ainsi de comprendre en quoi l'essor de la concurrence a provoqué le déclin de l'école française.
Une école plus juste et bienveillante, une efficacité et des satisfactions professionnelles croissantes, les professeurs des écoles (PE) débutants veulent y croire. Pourquoi sont-ils sujets à tant de désillusions ultérieures ? Qu'est-ce qui peut les en prémunir ? Pour le savoir, une série de suivis croisant observations, entretiens et questionnaires à grande échelle ont été réalisés depuis 2010. Les résultats mettent en lumière les épreuves qui minent de manière récurrente les parcours et les aspirations initiales des PE débutants. Au regard des missions qui leur incombent, leur formation initiale s'avère notamment très insuffisante (y compris après la création des ESPE). Leur souci de se perfectionner se heurte à la précarité des premiers postes, mais aussi aux manques chroniques de temps et de formation continue des PE en France. Sans concession, cette plongée aux sources du malaise enseignant débouche toutefois sur des pistes d'évolutions possibles. Par-delà les conditions d'un apprentissage plus satisfaisant du métier de PE, ce sont alors les conditions d'une plus réelle promotion des visées égalitaires et émancipatrices de l'école primaire qui se font jour.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.