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Grande pauvreté, inégalités sociales et école. Sortir de la fatalité
Ben Ayed Choukri ; Joutard Philippe
BERGER LEVRAULT
29,00 €
Épuisé
EAN :9782701321400
Les conditions d'enseignement au moment du confinement ont mis en lumière les écarts sociaux face aux apprentissages et au suivi de scolarité. Les inégalités sociales ont massivement fait leur retour dans l'analyse de la " continuité pédagogique ". La première partie de l'ouvrage montre les résistances à l'intérieur d'un système éducatif davantage organisé pour trier et sélectionner que pour faire réussir tous les élèves. Qu'il s'agisse des représentations des enseignants face aux élèves défavorisés ou des stratégies de non-mixité sociale par les parents de milieux aisés, des stéréotypes et réalités des climats scolaires au sein des établissements ou du recours au privé qui favorise le séparatisme social, le regard que l'on porte sur les enfants des milieux populaires est déterminant dans les ressorts d'une réussite scolaire digne et respectueuse du pacte républicain. La seconde partie porte sur les facteurs de réussite. Elle propose des exemples concrets de réussite en milieu défavorisé (mini-projets, concours d'éloquence) et donne à voir les bonnes pratiques porteuses de belles réussites.
Benjamin Vautier, alias Ben, est un artiste populaire. Ses " écritures-peintures " faites de textes courts rédigés au pinceau ou à la bombe sont aujourd'hui célèbres. Elles sont destinées à nous émouvoir, nous faire rire, mais surtout à nous faire réfléchir, sur l'art et sur la vie. L'homme, à travers ses expérimentations, se définit aujourd'hui comme un penseur ouvert sur le monde. Cet ouvrage, qui accompagne et prolonge l'exposition inédite organisée par le Conseil général de la Moselle au château de Malbrouck à Manderen avec la précieuse collaboration de Ben qui assure le commissariat de l'exposition - et en collaboration avec la Shimoni Gallery, nous invite à' philosopher sur les traces de Ben avec humour et poésie.
Résumé : La problématique des ségrégations scolaires a émergé dans le contexte scientifique français à l'articulation de la question des inégalités scolaires, de la fragmentation urbaine et des relations inter-ethniques. Elle se trouve ainsi liée à la question de la mixité sociale à l'école, qui tend à réduire la question des inégalités scolaires à celle des publics accueillis au niveau local. La mixité sociale a justifié la suppression de la carte scolaire, exacerbant ainsi les logiques de concurrence entre les établissements scolaires et entre les familles et contribuant à une dérégulation sans précédent du système éducatif. Cette justification de l'imposition du libre choix de l'école a de fait consacré le tournant libéral des politiques éducatives françaises et banalisé un discours compassionnel et misérabiliste sur les écoles de banlieues. Ce numéro reviendra, par une diversité d'approches méthodologiques, sur les fondements sociaux de cette transformation des formes de reproduction des inégalités scolaires.
Dès que je me mets à classer, à ranger je me sens mieux. Ceci étant, je râle souvent en classant, j'ajouterais donc que le bonheur pour moi, C'est de râler en classant. L'inquiétude pour moi c'est de me dire : ai-je tout classé ? L'inquiétude pour moi c'est de trouver une liste, Et ne pas savoir où la classer. La vie est faite de tout : De grandes théories sur les limites de l'art Mais aussi du climatiseur qui marche mal. A propos où est passé le mode d'emploi? Ben note consciencieusement tous ses états d'âme, sa recherche de la vérité, ses notes sur l'ethnisme, sur le sexe ou sur le monde de l'art contemporain dans des newsletters quotidiennes. Avant de basculer sur le net, ces billets d'humeur faisaient déjà l'objet d'un mensuel photocopié que les happy few de l'art s'arrachaient. Mes Démangeaisons propose une sélection de textes, intégraux ou partiels issus de centaines de newsletters.Ce recueil offre une vision synthétique de l'univers de l'artiste que vous pourrez retrouver dans sa multiplicité et complexité sur le site internez: www.ben-vautier.com
Résumé : Ben a vécu plusieurs vies : polyglotte, il a constamment voyagé pendant son enfance, aiguisant son sens de l'observation et de la dérision pour pallier le manque d'affection dont il a souffert. L'humour et l'art du décalage sont ses armes. Il est avant tout philosophe et transmet, dans des tableaux d'une simplicité apparente, la profondeur de ses expériences, ses sentiments, ses revendications, ses dénonciations. Il est aussi l'un des fers de lance du mouvement Fluxus, né dans les années 1960, qui réunissait plusieurs artistes de domaines variés, inspirés par le dadaïsme et animés de l'envie de saper les catégories officielles de l'?uvre d'art et des institutions traditionnelles.
La fabrique de la ville est en pleine transformation sous l'effet des transitions écologiques, sociales et citoyennes. Des formes réinventées d'agir collectif - voire d'auto-gouvernement - qui débordent souvent le cadre associatif et questionnent aujourd'hui la capacité des institutions à relever seules les défi s de l'action publique locale. En explorant les conditions d'une administration partagée d'espaces ou de services urbains, ce dossier pose la difficile question des partenariats public-communs. Si l'Italie a commencé à les instituer, la France reste encore largement à la recherche des bonnes formules juridiques mais aussi de la juste distance entre les différents acteurs. Quelle légitimité et sécurité juridique donner aux initiatives citoyennes ? Comment positionner ces partenariats vis-à-vis des nécessaires services publics territoriaux ? Quelle place pour la démocratie représentative et les prérogatives des élus ? Quel " pas de côté " et besoin de formation des agents pour accompagner l'émergence d'un droit à la contribution ? Du " lâcher-prise " à l'innovation juridique, de l'institutionnalisation au marketing, des communs sociaux aux nouvelles sociabilités, etc. , les éclairages italiens, néerlandais et français nous ouvrent un champ d'expérimentation et de démocratisation qui passe par l'administration en commun.
Pour diriger des équipes d'enseignants ayant désormais une formation universitaire de haut niveau, les chefs d'établissements et les corps d'inspections doivent, eux-mêmes, développer de nouvelles compétences intellectuelles et managériales. Selon le principe d'isomorphisme souvent invoqué, "on forme comme on a été formé". Or l'auteur part du principe que l'établissement, et pas seulement l'élève, doit être apprenant et c'est le développement professionnel des acteurs qui est étudié. En effet, il s'avère que certains établissements scolaires ou équipes apprennent et d'autres pas. Le type de management pratiqué est une variable déterminante, puisque manager c'est d'abord agir sur le contexte. Le rôle de leader du chef d'établissement évolue et se précise. Il doit faire preuve d'habileté managériale en articulant deux logiques temporelles distinctes : - le temps court et cyclique des enseignants, rythmé par le célèbre emploi du temps hebdomadaire, le trimestre et ses bulletins de notes, l'année scolaire et les décisions de fin d'année, avec - le temps long et linéaire du projet d'établissement et du contrat d'objectifs. Il doit orienter tous les groupes vers une perspective d'établissement apprenant. Il doit substituer au travail individuel le plus souvent solitaire des enseignants des pratiques collectives et collaboratives, bénéficiant de la diversité des ressources professionnelles. Fort d'une expérience particulièrement riche, l'auteur raconte et commente, en évitant la langue de bois et loin d'une rédaction académique. Il croise en permanence, tout au long du texte, connaissances et recul critique (réflexivité), en livrant des informations souvent difficilement accessibles. Il termine le livre en formulant des hypothèses en vue d'une réforme du système éducatif français.
L'éthique s'impose progressivement en tant qu'objet d'éducation des élèves et comme critère de professionnalité des acteurs de l'école. En effet, l'un des grands défis de l'école consiste dans le développement d'une sensibilité et de comportements éthiques chez les élèves. Cette ambition, partagée par la communauté internationale, experts et praticiens, suppose qu'à tous les niveaux des systèmes éducatifs, la capacité à agir de manière éthique et responsable figure parmi les principaux critères de recrutement, de formation et d'évaluation des personnels. Quels défis éducatifs et éthiques les catastrophes écologiques et les dérives possibles du progrès technologique nous engagent-elles à relever ? Quelles valeurs nos sociétés doivent-elles demander à l'école de promouvoir ? Que convient-il d'enseigner aux élèves pour les aider à développer leur humanité et un sens des responsabilités adapté aux défis qu'ils vont rencontrer ? En quoi certaines disciplines se trouvent plus particulièrement exposées ? Dans les différents types de moments délicats que rencontre tout enseignant (soutien d'un élève en difficulté, exercice de l'autorité, évaluation) ainsi que dans les situations graves (violence, atteintes à,la laïcité, à l'intégrité et à la dignité d'autrui) que vivent fréquemment les CPE, les personnels de direction, quels repères l'éthique livre-t-elle afin de leur permettre d'agir au mieux pour l'élève, pour la classe ? Un livre choral, coordonné par Christophe Marsollier, entouré de philosophes, de didacticiens, de formateurs, d'universitaires et d'une cheffe d'établissement.
Ce livre revient sur les 20 années qui ont entouré la Seconde guerre mondiale, années relatées par Michel Moracchini, dernier témoin français en vie des procès de Nuremberg. Sa présence auprès de la Délégation française du Tribunal militaire international lui a permis, de façon très privilégiée, et à partir de plusieurs sources d'information, de relater de nombreux évènements ayant entouré l'histoire de la Seconde guerre mondiale. Ce livre comprend ainsi 3 parties : des environs de 1934 jusqu'au 3 septembre 1939, date de l'entrée en guerre contre l'Allemagne, et la période de l'Occupation, puis sa participation aux travaux du Tribunal militaire internationale, travaux qui ont posé les jalons d'un nouveau droit pénal international, et enfin, la période 1950-1954 où il officiait dans le cadre de l'Office militaire de sécurité dans la perspective de la création d'une communauté européenne de défense. Michel Moracchini livre ici un témoignage inédit sur les origines et les enjeux des procès de Nuremberg, les hommes qui les menèrent ou les subirent ? donc autant du côté des poursuites que sur le banc des accusés ? et la manière dont les débats se déroulèrent au quotidien, depuis l'environnement feutré d'où il les observait en tant que traducteur, jusqu'à celui, plus direct et rude, des salles d'audience. Mais, au-delà de l'explication de ce qui a été fait, l'auteur analyse les suites historiques et politiques de ces procès et ouvre sans complaisance le débat de la Justice pénale internationale.