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La vraie image. Croire aux images ?
Belting Hans ; Torrent Jean Bernard
GALLIMARD
35,50 €
Épuisé
EAN :9782070781607
Qu'est-ce qu'une vraie image ? Poursuivant son étude de la signification de l'image dans la culture occidentale, Hans Belting interroge ici notre besoin fondamental d'images vraies et authentiques, susceptibles de rendre compte et de reproduire la réalité telle qu'elle est. Il montre que notre compréhension de l'image est marquée, aujourd'hui encore, par une survivance de notions religieuses : la foi chrétienne a joué en Occident un rôle formateur de l'identité et de la conscience et nous avons intériorisé les tentatives sans cesse recommencées d'une définition de l'image qui se sont accomplies dans son orbe. Plutôt que de dérouler une histoire linéaire, l'auteur procède ici par sondages, en pointant son attention sur deux moments clés, deux accélérations critiques où la culture européenne franchit à chaque fois un seuil : la fin de l'Antiquité d'abord, où la question de l'image est l'enjeu de débats philosophiques autour de la double nature du Christ ; la période de la Réforme ensuite, où la traduction de la Bible en langue vulgaire et sa diffusion par l'imprimerie entraînent comme une dévalorisation ontologique de l'image, contrainte de se replier désormais du côté de l'art et des théories esthétiques. La tradition religieuse des images, avec la part irréductible faite à la croyance, est donc bien davantage qu'un simple prélude naïf de leur complexité moderne. Dans La vraie image, Hans Belting tend magistralement l'arc qui relie l'aube des Temps nouveaux à notre époque contemporaine, en tissant des rapports inaperçus entre histoire de la religion, des images et des idées. A ce titre, le livre apparaît comme l'indispensable complément à ses deux précédents ouvrages, Image et culte (Cerf, 1998) et Pour une anthropologie des images (Gallimard, 2004). . . Hans Belting, professeur d'histoire de l'art, a enseigné aux universités d'Heidelberg et de Munich, après avoir été l'un des membres fondateurs du Centre d'étude des nouveaux médias de Karlsruhe en 1993. Il a occupé en 2003 la chaire européenne du Collège de France à Paris, puis a été nommé directeur de l'IFK, Centre international d'études culturelles, à Vienne.
Le regard perspectif constitue l?une des inventions majeures de la Renaissance, il est à l?origine d?une rupture sans précédent dans l?histoire de l?art occidental. Devenue omniprésente, l?image en perspective est de nos jours dominante dans le monde entier. Nous avons tendance à oublier qu?elle n?est en rien la représentation de notre vision naturelle, mais un regard élaboré par les artistes à la Renaissance et que c?est un regard tout différent qui s?exprime dans l?art islamique. Contrairement à l?image occidentale, il n?est pas lié à un spectateur et à la place qu?il occupe dans le monde, mais vise à se rapprocher de ce qui est irreprésentable en soi. Hans Belting ne se contente pas d?expliquer l?attitude critique de l?islam envers les images par l?interdit religieux qui pèse sur elles, mais fait intervenir les spécificités esthétiques, sociales et scientifiques de cette culture. L?invention de l?image en perspective par l?Occident est toutefois redevable à un échange intensif avec les sciences et la culture arabes. C?est au sein d?une culture sans images que le mathématicien Alhazen (965-1039) a développé dès le Xe siècle une théorie de la perception, qui reprise par les artistes de la Renaissance a été à l?origine des fondements de la peinture occidentale en perspective. Si, à un moment donné les deux cultures occidentale et orientale ont pris la même théorie pour point de départ, l?art arabe lui, au lieu de représenter le monde s?est attaché à la lumière et à sa géométrie. En déplaçant continuellement son regard entre le monde occidental et islamique, Hans Belting parvient à proposer une interprétation neuve et fascinante de leur art respectif. Pris dans un dialogue entre ces deux cultures, le lecteur est ainsi amené à considérer d?une manière nouvelle les images que l?Occident a longtemps tenues pour universelles. A l?aide d?une iconographie très riche et recherchée (cent illustrations couleurs et noir et blanc) HansBelting poursuit dans cet ouvrage son « histoire culturelle du regard ».
Un roman fascinant et immersif ! Le portrait d'une femme qui découvre que son empathie et sa curiosité sont des qualités à cultiver! Elle va vivre un vrai dilemme intérieure... Une histoire poignante, dure, tragique, documentée et palpitante !
Antoine Cavallero, jeune étudiant en statistique, a choisi pour thèse de doctorat un sujet peu conventionnel : la théorie des poignées de main, selon laquelle nous connaissons tous quelqu'un qui connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un... pouvant nous relier à n'importe qui sur la planète en seulement six degrés de séparation. Mais ce séduisant postulat est-il vraiment exact ? C'est ce qu'Antoine s'est mis en tête de prouver. Alors qu'il présente ses recherches à un colloque, un professeur irrité par son arrogance, le met au défi de mettre sa théorie en pratique. Il lui donnera un nom au hasard et Antoine devra prouver que seulement cinq personnes les séparent. Piqué au vif, l'étudiant accepte. Il se lance alors dans un tour du monde fou de Corfou à Bari en passant par Hô Chi Minh-Ville, Atlanta et Genève...
Les images énigmatique de Jérôme Bosch aiguillonnent l'imagination du spectateur et figurent depuis longtemps parmi les joyaux des principaux musées du monde. On y voit se côtoyer le plaisir et le bonheur, la douleur et le tourment. Aux paysages merveilleux, où les humains cohabitent dans une édénique harmonie avec les animaux et les créatures fabuleuses, s'opposent des visions d'apocalypse traversées de machines volantes qui s'affrontent à la lueur des explosions. Certains chercheurs ont vu dans de telles scènes une anticipation visionnaire des guerre à venir ; d'autres supposent que le peintre a surtout voulu prendre position contre l'Eglise catholique. Hans Belting, quant à lui, n'interprète le triptyque du Jardin des délices ni comme un chefs-d'?uvre hérétique, ni comme un règlement de comptes personnel avec les dogmes de l'Eglise, ni comme une somptueuse illustration du récit de la création. Il voit dans ces panneaux une utopie peinte, enracinée dans l'" esprit du temps ", une utopie qu'il met en relation avec les théories humanistes de Thomas More et Wilibald Pirckheimer. La question de Bosch était : " A quoi ressemblerait le monde, si le péché originel n'avait pas eu lieu ? " L'auteur, en outre, est parvenu à identifier le commanditaire laïc de l'?uvre et l'usage auquel elle était destinée.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.