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Adbel Abdessemed par
Belting Hans ; Coccia Emanuele ; Fontenay Elisabet
MANUELLA
19,00 €
Épuisé
EAN :9782917217764
Né en 1971 à Constantine, d'origine berbère, Adel Abdessemed était à l'école des Beaux-Arts d'Alger au moment de la montée du Front islamique du salut. Après l'assassinat du directeur de l'école et de son fils, directement menacé, il s'exile en France où il poursuit ses études à l'école des Beaux-Arts de Lyon. Cette violence originelle fécondera l'ensemble de son travail à venir. Se définissant lui-même comme un "artiste des actes ", Adel Abdessemed s'inspire de l'actualité politique, religieuse et sociale pour exprimer toute l'énergie et la violence des mouvements convulsifs qui traversent notre monde. Exposé au Palais de Tokyo, au Centre Pompidou, à Venise, il est rapidement devenu une star de l'art contemporain. Les neuf essais rassemblés dans ce volume seront publiés dans l'importante monographie à paraître en anglais aux éditions JRP/Ringier.
Antoine Cavallero, jeune étudiant en statistique, a choisi pour thèse de doctorat un sujet peu conventionnel : la théorie des poignées de main, selon laquelle nous connaissons tous quelqu'un qui connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un... pouvant nous relier à n'importe qui sur la planète en seulement six degrés de séparation. Mais ce séduisant postulat est-il vraiment exact ? C'est ce qu'Antoine s'est mis en tête de prouver. Alors qu'il présente ses recherches à un colloque, un professeur irrité par son arrogance, le met au défi de mettre sa théorie en pratique. Il lui donnera un nom au hasard et Antoine devra prouver que seulement cinq personnes les séparent. Piqué au vif, l'étudiant accepte. Il se lance alors dans un tour du monde fou de Corfou à Bari en passant par Hô Chi Minh-Ville, Atlanta et Genève...
Résumé : L'homme n'est nulle part aussi présent que dans son visage. C'est pourquoi l'humanité s'est toujours efforcée d'en décrypter le mystère et de le fixer en image. La grande histoire du visage qu'entreprend ici Hans Belting, la première du genre, est un voyage à travers l'histoire de la civilisation européenne. Cette histoire montre la course éperdue des images, leurs tentatives sans cesse renouvelées pour capturer le visage animé et leur échec permanent à le saisir comme Moi humain. Lorsque l'homme paraît sur un tableau, c'est toujours le visage qui en occupe le centre. En même temps, ce visage, dans son caractère vivant, se dérobe à toutes les tentatives de le fixer en image. La vie pousse sans cesse à forger des images nouvelles, mais elle se soustrait à toute norme de représentation. L'art européen du portrait des Temps modernes n'a, pour l'essentiel, réussi qu'à engendrer des masques. Et même quand le cinéma projette le visage à l'écran dans une intimité sans pareille, il ne peut remplir la tâche qu'il s'est assignée de porter enfin l'être humain à l'image dans sa réalité. Tout travail sur le visage est un travail sur l'image, et par conséquent sur le masque. Telle est la tension dont ce livre explore le secret. Dans les masques de théâtre, les mimiques des acteurs, dans la peinture de portrait, la photographie, dans les films, dans l'art contemporain, Hans Belting exhume les diverses recherches qui ont visé, en vain, à se rendre maître du visage.
Le regard perspectif constitue l?une des inventions majeures de la Renaissance, il est à l?origine d?une rupture sans précédent dans l?histoire de l?art occidental. Devenue omniprésente, l?image en perspective est de nos jours dominante dans le monde entier. Nous avons tendance à oublier qu?elle n?est en rien la représentation de notre vision naturelle, mais un regard élaboré par les artistes à la Renaissance et que c?est un regard tout différent qui s?exprime dans l?art islamique. Contrairement à l?image occidentale, il n?est pas lié à un spectateur et à la place qu?il occupe dans le monde, mais vise à se rapprocher de ce qui est irreprésentable en soi. Hans Belting ne se contente pas d?expliquer l?attitude critique de l?islam envers les images par l?interdit religieux qui pèse sur elles, mais fait intervenir les spécificités esthétiques, sociales et scientifiques de cette culture. L?invention de l?image en perspective par l?Occident est toutefois redevable à un échange intensif avec les sciences et la culture arabes. C?est au sein d?une culture sans images que le mathématicien Alhazen (965-1039) a développé dès le Xe siècle une théorie de la perception, qui reprise par les artistes de la Renaissance a été à l?origine des fondements de la peinture occidentale en perspective. Si, à un moment donné les deux cultures occidentale et orientale ont pris la même théorie pour point de départ, l?art arabe lui, au lieu de représenter le monde s?est attaché à la lumière et à sa géométrie. En déplaçant continuellement son regard entre le monde occidental et islamique, Hans Belting parvient à proposer une interprétation neuve et fascinante de leur art respectif. Pris dans un dialogue entre ces deux cultures, le lecteur est ainsi amené à considérer d?une manière nouvelle les images que l?Occident a longtemps tenues pour universelles. A l?aide d?une iconographie très riche et recherchée (cent illustrations couleurs et noir et blanc) HansBelting poursuit dans cet ouvrage son « histoire culturelle du regard ».
L'architecture, c'est l'inverse de la nature. C'est l'art de façonner une nouvelle nature. C'est l'art de rendre naturel ce qui ne l'est pas. La pratique architecturale de Claude Vasconi est intimement liée au dessin. Entre 1965 et 2009, Claude Vasconi a signé plus de soixante réalisations en France, en Allemagne et au Luxembourg. dont la tour ZDF aux Lilas, le 57 Métal à Mulhouse, l'Hôtel du Département à Strasbourg et le quartier du Borsig à Berlin. Tous ces bâtiments, emblématiques d'une conception radicale de l'architecture, ont d'abord été des esquisses tracées au feutre sur de grands papiers calque. Du croquis initial à la finalisation, le dessin rythme chaque étape des projets de Claude Vasconi. Il a ainsi laissé des centaines de dessins qui témoignent d'un processus créatif où le geste de la main est essentiel pour penser et faire advenir la forme. Les 400 dessins rassemblés dans ce livre de plus de 800 pages, classés par ordre chronologique, donnent à voir l'instant de la création, l'instant où se rêve la réalité. Des extraits de ses nombreux carnets, où s'entrelacent réflexions sur l'architecture et notes sur ces projets, émaillent ce corpus unique et inédit. L'ensemble invite à découvrir l'oeuvre d'un architecte-bâtisseur qui a marqué le paysage urbain de la fin du XXe siècle, à travers l'énergie de son trait, son sens de la composition et le mouvement de sa pensée.
Le travail de Guillaume Constantin, né en 1974, se construit à partir d'anachronismes. Se déploient ainsi des oeuvres à la géométrie ambiguë qui ricochent les unes sur les autres en devenant tour à tour un jeu sur le médium, le support, un hommage, un détournement, une réappropriation. Appropriation, recyclage, détournement et autres déplacements, transformations voire déformations habitent l'oeuvre de Guillaume Constantin. Développant un travail essentiellement sculptural et d'installation, il conçoit régulièrement des dispositifs d'exposition ou réalise des interventions sur des dispositifs d'exposition préexistants, notamment muséaux, interrogeant le rapport à l'oeuvre ou à l'objet, sa collection et ses modes de monstration comme de circulation, son histoire, au sein de différents contextes pouvant mettre en tension conservation et disparition, visibilité et absence. L'artiste remet ainsi littéralement en jeu l'exposition en même temps qu'il en propose une réécriture et une relecture, convoquant la mémoire et les traces du passé. (R. Brunel, A. Marchand et A-L. Vicente)
Eugénie Paultre livre ici une réflexion brillante sur les artistes Etel Adnan et Simone Fattal, Ce regard de philosophe, mais aussi de peintre sur ces deux artistes dont elle connaît parfaitement les oeuvres, offre une analyse précise de leur travail et invite à un voyage instructif et poétique dans leurs mondes sensibles.
En 2017, alors qu'il célèbre ses quarante ans d'existence, le Centre Pompidou propose à Philippe Artières d'intervenir dans l'institution durant toute une année. L'historien imagine alors le Bureau des archives populaires. "Confiez-moi l'un de vos souvenirs du Centre Pompidou ! " C'est par ces mots que Philippe Artières s'adresse au public. Revêtu d'une blouse grise, installé derrière un bureau en carton confectionné pour l'occasion, il attend les visiteurs à l'intérieur du Centre. Il recueille leur parole, leurs souvenirs et parfois même des documents, autant de témoignages intimes, de microhistoires, qu'il collecte précieusement et qui constituent une archive sur le lien sensible entre une institution et ses visiteurs, sur le lien personnel que ceux-ci entretiennent avec l'art et la culture. Dans ce petit théâtre se joue un face-à-face inédit entre le corps de l'historien et le corps du témoin qui, au-delà de la transmission de mémoire, nous invite à une réflexion sur l'histoire en train de se faire, sur la pratique de l'histoire du très contemporain, lorsqu'elle "se risque dans l'instant de notre présent".