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L'islam ni menace, ni défi
Belqaïd Moulay-Bachir
ERICK BONNIER
22,00 €
Épuisé
EAN :9782367602974
Menace ou défi : de quel I'islam s'agit-il ? En faire la distinction vaut la peine. Elle nous évite les généralités et l'amalgame derrière lesquels gisent les postures creuses idéologiques et politiques. Non ! L'islam n'est ni menace, ni défi. C'est un enrichissement, n'en déplaise aux adeptes du "grand remplacement" qui brandissent la peur d'être balayés de la scène de l'Histoire. La vraie menace reste l'ignorance, et le vrai défi celui de vivre ensemble, envisager, construire, partager un destin commun ! Ce livre - traitant des sujets brûlants qui tourmentent notre société comme par exemple celui du voile, de l'immigration, de la laïcité, du dialogue islamo-chrétien - est une réponse à ceux qui mettent en exergue le discours de la peur, de la xénophobie et le rejet de l'Autre. La peur n'a jamais réglé quoi que ce soit, au contraire, elle crispe les sentiments, génère le repli sur soi, paralyse la volonté de vivre ensemble, dresse les uns contre les autres et vide l'hospitalité, valeur si chère à Jacques Derrida, de sa sève méditerranéenne.
Ce livre dénonce l'hypocrisie et les impostures intellectuelles selon lesquelles l'islam et la laïcité sont incompatibles. Il se veut critique et montre, preuve à l'appui, que le sécularisme se trouve dans la matrice du religieux. Le premier mot révélé au Prophète de l'islam fut "Lis !". Au coeur de ce verbe, conjugué à l'impératif, gisent les graines du sécularisme. Ce verbe ne veut pas uniquement dire "prononcer à haute voix" ou " déchiffrer", mais "prendre la raison comme mesure en toute chose". Alors que s'est-il passé pour que le monde arabo-musulman cesse de parler le langage de la raison ? L'auteur montre que l'islam, en tant que religion, n'est pas réfractaire à la laïcité, mais l'est devenu plutôt en tant qu'institution. Autrement dit, ce sont les musulmans eux-mêmes ainsi que les régimes (dictature militaire ou religieuse) qui bloquent l'éclosion, la construction et la promotion de la laïcité. Le manque de légitimité ? caractéristique de tous les régimes arabo-musulmans génère deux faits majeurs : la politisation de la religion et la sacralisation de la politique. Le premier contribue (ô combien !) à l'effacement de l'essence de l'homme alors que le second prend dieu pour une machine à tuer. Face à ces obstacles la construction de la laïcité demande une lutte acharnée, un combat sans relâche et des débats intellectuels sans concession.
Force est de constater que l'orientalisme a cédé le terrain à l'islamologie. La question qui se pose est : pourquoi cette discipline, qui se targuait de représenter l'Autre, l'Arabe, le musulman, l'Oriental et parler en son nom, s'est-elle subitement éclipsée ? Qu'est-ce que l'islamologie, en tant que nouvelle discipline, pourrait nous fournir de neuf au sujet de l'i/Islam ? Le changement de vocable traduirait-il un changement dans le discours occidental sur le sujet ou bien simplement du simulacre ? Depuis 1960, une série d'événements a eu lieu qui a bouleversé le cours de l'histoire. Décolonisation, montée des extrémismes islamistes. Suite à quoi l'orientalisme, en tant que regard et discours occidental sur le monde arabe et sur l'i/Islam n'était plus en mesure de donner une connaissance fiable. On ne parle, désormais, que d' "islamologie" qui a vu le jour dans un contexte marqué par les études postcoloniales, en s'inspirant de la French Theory, la défaite du nationalisme arabe, l'arrivée de la Révolution iranienne, la chute du mur de Berlin, l'arrivée des Talibans au pouvoir et la montée des radicalités islamistes au sein de l'Europe. Alors, le passage de l'une à l'autre discipline reflète-il un changement de mentalité ou bien un changement de terrain ?
Résumé : Le débat "femme et islam" crée plus de crispations que de soulever de véritables questions. Comment traiter la question de la femme en i/Islam quand celui-ci est complètement diabolisé ? On entend souvent - discours médiatique, et parfois académique, à l'appui -, que l'islam dédaigne et déshumanise la femme sans pour autant préciser de quel islam s'agit-il ? L'amalgame entre le Texte coranique et les pratiques socioculturelles est préjudiciable à la femme. Le Texte n'encourage nulle part à rendre "invisible" ou déshumaniser la femme. Ce sont les pratiques sociales et culturelles qui ont perverti le statut et la place de la femme dans l'organisation de la société. Ces pratiques gagnent, avec la complicité de certains élus - notre République et certains partis politiques pervertissent ses valeurs. Le faux débat sur le burkini en est un exemple criant. Ce vêtement, comme le voile d'ailleurs, n'a rien d'islamique. Ce qui est en jeu, c'est le corps de la femme. "Le diable se cache dans le détail" , dit-on. A quoi bon alors ajouter l'amalgame à la confusion ? Le féminisme n'a pas d'identité et n'a pas de territoire non plus. Il est universel. C'est un combat pour l'émancipation des femmes du joug du patriarcat qui les a déshumanisées, voici des milliers d'années. "Voile/burkini et féministe" est un oxymore. Le voile - et le burkini comme sous produit de la burqa - est la marque de fabrique du patriarcat alors que le féminisme est un combat contre ce régime qui a asservi les femmes. Un combat pour l'égalité, l'équité et surtout pour la dignité de la femme et la comprendre en tant qu'être différent, en tant qu'Autre soi-même.
L'"Occident" a bel et bien étudié l'islam et les Arabes. Dans n'importe quelle bibliothèque européenne ou librairie, on trouve des livres à profusion les concernant tandis que l'inverse n'existe dans aucune bibliothèque d'un pays arabo-musulman. Comment peut-on expliquer ce phénomène ? Pourquoi les Arabes et les musulmans n'ont jamais pensé prendre l'"Occident", le christianisme ou le judaïsme comme objet d'étude ? Comment peut-on expliquer l'absence d'un discours arabo-musulman sur l'Europe à l'instar de l'orientalisme ? Pourquoi l'Autre, le différent, le non-musulman, le chrétien, le juif, n'a jamais été le centre d'une réflexion sérieuse au sein de la culture et du savoir arabo-musulmans ? Du coup, comment la pensée arabo-musulmane conçoit-ell la Différence ? Pourquoi, en terre d'islam, il n' ya pas d'Université ou d'Institution spécialisés dans le domaine chrétien ou hébraïque ? Et en l'absence de ces institutions, que représente l'Autre, le non musulman, dans la mentalité arabo-musulmane ? Pourquoi cette culture n'arrive t-elle pas à produire une culture de second degré : critique et découvreuse ? Quelle est l'origine de la défaillance relative à la connaissance de l'"Occident" qui, malgré tout, sert, pour le Arabes et musulmans, de modèle pour s'en sortir ? Qu'est-ce qui empêche ces derniers de s'engager sur cette voie ? Ces questions- que nous avons traitées dans ce livre- demeurent jusqu'à présent impensables dans le champ intellectuel arabo-musulman. Y répondre donc est une gageure. Dans le monde arabo-musulman, on conçoit l'"Occident" soit comme infidèle ou fascinant, sinon argesseur, mais jamais comme une Différence à part entière. Ces images-là - que nous avons déconstruites et critiquées d'une manière virulentes, pour monter leur inactualité- ont faussé les pistes pour désaliéner le dialogue entre Islam et Occident et établir un rapport constructif entre les deux rives de la Méditerranée. Entre cette tripartite vision, l'étude de l'Autre se dissipe. Cette carence tient à la connaissance arabe qui dérive d'une raison engluée, sclérosée, incapable de s'interroger sur elle-même, sur ses erreurs et sur son incapacité à franchir ses limtes dogmatiques. Comment en l'occurrence peut-elle s'interroger sur l'Autre ? L'institutionnalisation de l'ignorance à l'égard de l'Autre en est largement responsable. En terre d'islam, la manière de concevoir l'Autre reflète l'intolérance, l'intransigeance et l'exclusion qui symbolisent la parole unique. Pour que les Arabes et les musulmans se réconcilient avec eux-mêmes et avec les Autres, ils doivent mettre terme à cette manière de voir. C'est ce que cette modeste étude propose.
Si une école philosophique se définit par les mots qu'elle emploie, si pour comprendre la médecine il faut assimiler un vocabulaire qui lui est propre, concernant l'orthodoxie nous nous trouvons comme lecteurs occidentaux devant une forêt de mots, le plus souvent inconnus, et pourtant à la fois chargés d'histoire et de définitions qui en constituent toute l'originalité. Des mots, des noms et des adjectifs tels que : apophtegmes, apocastase, apophatique, cataphatique, escatologie, hésychasme, euchologe, énergie incréée, kénosis, pères de l'Eglise, liturgie, philocalie, synaxaire, théotokos, tradition, théoria (?) nous sont généralement mystérieux ou revêtus dans l'orthodoxie de significations qui sont à des années lumière de celles que nous connaissons. Michel Laroche, métropolite orthodoxe, est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages traduits dans de nombreux pays, tant sur la théologie et la spiritualité orthodoxe que sur l'histoire byzantine. Il nous guide à travers un vocabulaire qu'il maîtrise parfaitement en nous livrant pour chaque mot une définition simple et éclairante, en analysant les racines grecques nombreuses de ce vocabulaire. Il parvient à dessiner pour le lecteur, en dévoilant la signification aussi bien théologique, spirituelle, et historique de ces mots, un visage jusque-là inconnu de l'orthodoxie.
L'aventure religieuse qui traverse vingt siècles est exceptionnelle, hantée par l'idée d'un messager du ciel qui veille sur elle, mais aussi par celle d'une femme de terre qui renait sans cesse pour parler d'amour, Magdala.
Qui sont ces femmes de l'âge d'Or ? Qu'ont-elles de si spécial ? Pour certaines c'est l'audace, pour d'autres des pouvoirs de sorcière, pour les dernières encore des ambitions surnaturelles. Alors peut-être vaut-il mieux chercher ce que ces femmes pourraient avoir en commun, elles qui incarnent si bien ces 30 Glorieuses de légende. De simples jeunes filles, des mères, des vieilles dames dont les apparences souvent modestes cachent difficilement la volonté de vivre. Parfois modèles, parfois soleils, parfois ombres et parfois silences. Elles n'avaient rien à gagner. Ce que leurs propres mères n'avaient pas pu accomplir, y sont-elles parvenues ?
Elle, Odette, Bretonne, fille d'ostréiculteurs, diplômée mais pas que, travaille à la Sorbonne, milite pour des causes nobles, justice sociale, droits de l'Homme, liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes. Nous sommes en 1950. Lui, Mohand, Algérien, grand, balèze, déteste l'hypocrisie et les esprits tordus. Né en Kabylie, montagnard de père en fils, berger ayant le certif en poche, il s'expatrie. Motif récurrent, gagner un peu de monnaie. Lieu de leur rencontre, qu'ils n'ont pas choisi, Paris. Rencontre abracadabrantesque. Tout de suite, elle lui saute au cou. Puis, très amoureuse, elle veut qu'ils se marient. Lui acquiesce. La noce, précipitée, fut célébrée en Bretagne, chez les parents d'Odette. Mohand découvre la dégustation des huîtres vivantes. Il fait la grimace mais il finit par reconnaître que c'est bon. Rien à voir avec les cuisses de grenouilles auxquelles il a refusé de goûter. Pauvres bestioles. Le coup de foudre d'avant-avant hier s'étiole dès la naissance du premier bébé. Odette se pose alors des questions. S'est-elle gourée en épousant le Viking du Djurdjura ? Le mariage mixte est-il responsable de la débâcle de ce couple ? Congé lui est donné. Jamais il ne s?est insurgé. Jamais il n?a élevé la voix. Odette l?a façonné, l?a cultivé, le poussant à lire, puis elle l?a chassé. Ne sachant que faire, Mohand reste à Paris jusqu?à sa retraite. Puis il retourne en Kabylie.