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Jeux, sports et loisirs en France du XVIe au XXe siècle
Belmas Elisabeth ; Turcot Laurent
PU RENNES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782753595255
L'époque moderne, du XVIe au début du XIXe siècle, représente un moment privilégié pour comprendre la genèse des nombreuses activités culturelles liées aux loisirs et aux divertissements, que ce soient le théâtre, les promenades, les tavernes, les courses de chevaux, la chasse, les jeux de cartes et de table, le billard, les cafés, les foires ou les jardins. D'aucuns soutiennent que ces phénomènes ne se développent qu'à partir de la seconde révolution industrielle (milieu du XIXe siècle) mais l'histoire des loisirs et des divertissements se déroule sur un temps beaucoup plus long. Dès le XVIe siècle, s'organisent des entreprises - théâtres et cabarets - entièrement vouées à l'offre de produits de consommation qui favorisent les sociabilités. Cette tendance ne cesse de se renforcer avec les cafés, les promenades et les jardins. Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, l'Eglise et l'Etat perdent peu à peu leur patronage sur les arts et la culture, laissant un vide que remplissent progressivement des entrepreneurs de loisirs. La "commercialisation" , en plein essor entre les XVIIIe et XIXe siècles, va de pair avec l'offre croissante de divertissements au plus grand nombre. Une culture urbaine et sécularisée du loisir se développe et, avec elle, un nouveau vocabulaire et une nouvelle conscience du temps relayés par une presse périodique de plus en plus influente.
Résumé : Pour comprendre et parler l'italien d'aujourd'hui : prononciation, différents sens suivant le contexte, exemples et expressions idiomatiques, verbes irréguliers. Avec des annexes précieuses et pratiques : l'essentiel des règles de grammaire, une aide à l'expression orale et écrite. Le dictionnaire indispensable pour les études et la vie professionnelle.
Résumé : Les frontières du Moyen Age et de la Renaissance sont en dents de scie. Le théâtre du Moyen Age - mystères et farces - continue d'exister pendant la Renaissance ; au contraire, la poésie de la Renaissance commence au dernier tiers du Moyen Age. C'est dire que les deux premiers tomes de l'Histoire de la littérature française se complètent parfaitement. Encore ne faut-il pas oublier que la Renaissance n'est pas seulement l'époque de François Ier : ce qu'indique la préface, qui fait leur place aux autres Renaissances, notamment à l'italienne.
Belmas Elisabeth ; Nonnis-Vigilante Serenella ; Co
Entre l'usage des consilia dans les siècles modernes et le droit du malade à accéder à son dossier médical (loi du 4 mars 2002), la relation médecin-malade, individuelle et idéalisée telle que la définissait Hippocrate au Ve siècle avant J-C, a connu d'importantes mutations. Relation sociale atypique et toujours complexe, elle revêt, en toute époque, des significations très variées en fonction du statut social de chacun des interlocuteurs. Du "paternalisme médical" aux théories du tare, en passant par le concept d'humanisation de l'hôpital, la bientraitance ou la promulgation des lois de bioéthique en France, l'exercice quotidien des professionnels de la santé est jalonné de ruptures et de modifications profondes, toujours en relation avec les agendas politiques, les évolutions sociétales et les pressions médiatiques. La perspective historique et diachronique de l'ouvrage apporte un éclairage pertinent pour mieux appréhender la prise en compte des besoins et des savoirs des patients, à travers leurs relations avec le corps médical. Les auteurs réunis dans cet ouvrage, universitaires et professionnels de santé, nourrissent une réflexion toujours actuelle qui aide à démêler l'écheveau de la construction d'une histoire de la santé.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni