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Pour la souveraineté du peuple. Nous sommes tous des constituants
Bellon André ; Crépin Jean-Pierre ; Belhaj Kacem M
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782343231815
Y a-t-il encore un peuple français ? Y a-t-il encore des citoyens ? Poser la question est déjà une réponse aux angoisses du moment historique que nous vivons. C'est surtout une révolte contre l'oppression qui s'est développée depuis maintenant 40 ans. Tout a été fait pour nous nier : en tant qu'êtres politiques, mais encore pis en tant qu'êtres pensants. Nous sommes entourés d'objurgations. Certes, beaucoup résultent de questions réelles et nouvelles, économiques, climatiques et maintenant sanitaires. Mais comment accepter qu'elles soient l'alibi de notre aliénation, que le pouvoir décide que nous sommes incapables d'en débattre, de proposer des solutions ? Retrouver le peuple français ? Il est des moments où l'Histoire hésite. On appelle cela des tournants historiques. Et qu'on ne dise pas qu'on ne peut rien faire seul. Ce discours ne sert qu'à faire accepter les aliénations générales. On est seul quand on ne veut pas assumer ses responsabilités. L'Histoire prouve qu'on n'est jamais seul quand on tient un discours universel.
Dans quel régime vivons-nous? Depuis l?entrée en vigueur du traité de Lisbonne et la réforme constitutionnelle en 2007, les Français savent que leurs dirigeants se sont assis sur leur volonté. Ils ont dit Non au TCE en 2005, mais députés et sénateurs ont voté Oui au traité de Lisbonne. Le Parlement n?est même plus une chambre d?enregistrement, vidé qu?il est de ses prérogatives par les structures européennes qui décident des règles et des lois. Il n?exerce plus le rôle qui lui est conféré théoriquement par les électeurs. Le système des partis sans Parlement, en quelque sorte! Grâce aux sondages, on tente de fabriquer la pensée de citoyens déboussolés; on perfectionne les méthodes pour leur laisser croire que leurs opinions sont celles de la classe dirigeante. Le mépris de celle-ci à l?égard du peuple est d?autant plus violent qu?il est assis sur la certitude de détenir la vérité. La crise économique, révélatrice des fautes incroyables des banques, aurait pu permettre une remise à plat des institutions. Au contraire, on accélère les « réformes » dans le même sens. Non, ceci n?est pas une dictature. Parler de marche vers la dictature est exagéré, ou inapproprié, car il n?y a pas de dictateur, mais comment qualifier autrement l?évolution actuelle? André Bellon est polytechnicien, administrateur de l?Insee. Ancien député socialiste des Alpes-de-Haute-Provence (1981-1993), et ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l?Assemblée nationale (1992-1993), il est aujourd?hui le président de l?Association pour une Constituante.
Alors que le projet de constitution européenne a été rejeté par près de 55 % des Français, on est fondé à s'interroger sur les raisons de ce refus. L'une des explications ne serait-elle pas la crainte de voir le projet républicain français, en dépit de sa vocation universelle, se dissoudre dans un ensemble qui lui serait irrémédiablement étranger, voire hostile ? Il est classique, en effet, d'opposer l'exception française aux conceptions sociétales du reste de l'Europe et du monde. L'idée laïque, notamment, serait incompréhensible aux autres pays. C'est cette exception républicaine française que ce livre entend interroger. N'existe-t-il pas, ailleurs en Europe et dans le monde, des traditions et des forces politiques, minoritaires peut-être, mais entretenant avec l'idée de république des liens suffisamment forts pour qu'un dialogue fructueux puisse être établi entre elles et ceux qui, en France, se revendiquent des valeurs de la République ? La réponse à cette question est bien évidemment lourde de conséquences politiques, surtout dans la perspective de l'élection présidentielle à venir. La politique de la France dans la construction européenne et dans la politique internationale peut en être profondément changée. Sur ce sujet neuf et important, cet ouvrage mobilise les compétences d'une équipe internationale, recrutée parmi les meilleurs spécialistes de la question républicaine dans les pays concernés. Le premier volume s'arrête sur la place éminente et récemment réaffirmée de l'idée républicaine dans l'histoire et la pensée politique universelles et sur son positionnement central, contrairement aux idées reçues, dans nombre de pays européens.
J'ai vécu, pour ma part, le moment historique des années 1980 à un bon poste d'observation. Douze ans député, puis deux ans président de la commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale, j'ai pu analyser les gestes, les déclarations, les attitudes de nombreux acteurs importants de ce moment de rupture, avant et après 1983. Si j'ai décidé d'écrire cet ouvrage, ce n'est pas pour expliquer une fois de plus les nouvelles relations sociales, économiques ou politiques construites au cours des années 1980. C'est pour décrire comment des esprits de gauche, pourtant préparés avant 1981 à une explosion de liberté, se sont lentement mais sûrement soumis à une nouvelle souveraineté qui perdure aujourd'hui. Nous, élus des années 1980, sommes collectivement coupables d'avoir participé à un jeu politique perverti. Combien exprimèrent-ils leur réprobation d'une politique contraire aux principes affichés ? Que sont devenues les m?urs politiques et les principes républicains censés les régir ? Et la liberté de penser ? Les citoyens ont trop vite et trop bien intégré l'idée qu'aucune autre politique n'est possible. Il fallait se soumettre au nouvel ordre mondial. Certains jugeront le terme de vassalité excessif. Il m'arrive de le trouver trop faible. Voici ma modeste contribution à l'histoire politique des années 1980. " A. B.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.