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Ceci n'est pas une dictature
Bellon André
1001 NUITS
17,95 €
Épuisé
EAN :9782755506181
Dans quel régime vivons-nous? Depuis l?entrée en vigueur du traité de Lisbonne et la réforme constitutionnelle en 2007, les Français savent que leurs dirigeants se sont assis sur leur volonté. Ils ont dit Non au TCE en 2005, mais députés et sénateurs ont voté Oui au traité de Lisbonne. Le Parlement n?est même plus une chambre d?enregistrement, vidé qu?il est de ses prérogatives par les structures européennes qui décident des règles et des lois. Il n?exerce plus le rôle qui lui est conféré théoriquement par les électeurs. Le système des partis sans Parlement, en quelque sorte! Grâce aux sondages, on tente de fabriquer la pensée de citoyens déboussolés; on perfectionne les méthodes pour leur laisser croire que leurs opinions sont celles de la classe dirigeante. Le mépris de celle-ci à l?égard du peuple est d?autant plus violent qu?il est assis sur la certitude de détenir la vérité. La crise économique, révélatrice des fautes incroyables des banques, aurait pu permettre une remise à plat des institutions. Au contraire, on accélère les « réformes » dans le même sens. Non, ceci n?est pas une dictature. Parler de marche vers la dictature est exagéré, ou inapproprié, car il n?y a pas de dictateur, mais comment qualifier autrement l?évolution actuelle? André Bellon est polytechnicien, administrateur de l?Insee. Ancien député socialiste des Alpes-de-Haute-Provence (1981-1993), et ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l?Assemblée nationale (1992-1993), il est aujourd?hui le président de l?Association pour une Constituante.
J'ai vécu, pour ma part, le moment historique des années 1980 à un bon poste d'observation. Douze ans député, puis deux ans président de la commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale, j'ai pu analyser les gestes, les déclarations, les attitudes de nombreux acteurs importants de ce moment de rupture, avant et après 1983. Si j'ai décidé d'écrire cet ouvrage, ce n'est pas pour expliquer une fois de plus les nouvelles relations sociales, économiques ou politiques construites au cours des années 1980. C'est pour décrire comment des esprits de gauche, pourtant préparés avant 1981 à une explosion de liberté, se sont lentement mais sûrement soumis à une nouvelle souveraineté qui perdure aujourd'hui. Nous, élus des années 1980, sommes collectivement coupables d'avoir participé à un jeu politique perverti. Combien exprimèrent-ils leur réprobation d'une politique contraire aux principes affichés ? Que sont devenues les m?urs politiques et les principes républicains censés les régir ? Et la liberté de penser ? Les citoyens ont trop vite et trop bien intégré l'idée qu'aucune autre politique n'est possible. Il fallait se soumettre au nouvel ordre mondial. Certains jugeront le terme de vassalité excessif. Il m'arrive de le trouver trop faible. Voici ma modeste contribution à l'histoire politique des années 1980. " A. B.
Les noms s'échangent, et le rire et les larmes, le temps passe et ne passe pas, les mots se répètent, les mêmes scènes se jouent mais inversées, les époques se confondent, les blessures ne cicatrisent pas, les griefs sont toujours disponibles et la tendresse et l'attente et l'exaspération, la mémoire est infinie mais ce n'est jamais tout à fait la même pour l'une et l'autre, chacune met ses pas dans les pas de l'autre, veut s'éloigner puis revient, elles portent le même manteau, c'est du pareil au même, et pourtant elles s'acharnent à ne pas se ressembler, l'enfant a peur du noir qui s'appelle la mort, la vieille dame a peur de la mort qui s'appelle le noir, il n'y a plus de frontières, les hommes apparaissent et s'en vont même quand ils restent, c'est qu'ils n'y comprennent pas grand-chose, à cette histoire qui n'a ni commencement ni fin, ils croient en être sortis ou n'y être jamais entrés, aussi la tiennent-ils à distance, ils préfèrent faire leur vie ; elles, elles se font belles pour eux, charmantes, c'est vers eux que va l'amour, c'est là qu'il y a le plaisir. Pourtant si la passion était ailleurs ? Si elle était dans cette chose sans nom, sans âge, dans ce lien qui ne peut se défaire et doit sans cesse se renouer parce qu'il est tissé de pertes ? La pièce de Loleh Bellon est une merveille qui, avec mille riens, dit le tout de la vie". J. -B. Pontalis.
Je ne voudrais pas avoir l'air de vous faire des reproches, ou de vouloir vous apprendre votre métier, ou quoi que ce soit d'autre, mais il fait jour et le phare est encore allumé. C'est normal, dit-il en sortant la chaise et en la posant devant la table en vis-à-vis de la sienne. N'oubliez pas de refermer la trappe. Vous laissez le phare allumé vingt-quatre heures sur vingt-quatre ? Non, je ne l'allume que le jour. Ca ne sert à rien, le jour, on y voit. Je l'allume pour vérifier qu'il fonctionne. Vous pourriez l'allumer la nuit et comme ça, on y verrait. S'il y a une nuit, ce n'est pas pour la transformer en jour. Mais les phares sont allumés la nuit pour guider les bateaux. Oui, mais c'est différent sur l'eau. Sans doute, mais il y a quand même une chose que je ne comprends pas. Un phare, c'est fait pour guider les bateaux, normalement. Et là, on est au beau milieu de la campagne et la mer est à des kilomètres. C'est que le phare était dans l'eau, autrefois. Une tartine ? " Plongez dans la vie d'une sexagénaire solitaire qui vit de fantastiques et enrichissantes escapades dans un univers aussi décalé que surréaliste ! Andrée Bellot est née en 1947. Trop sensible et visionnaire, elle essaie dès son enfance de masquer cette singularité dans le simple but de paraître "comme tout le monde" . Pour se protéger de ses peurs insurmontables, elle s'isole et se coupe du monde. Recluse dans une forteresse de quelques mètres carrés et protégée par des rituels aussi absurdes que dérisoires, elle écrit des livres à l'imaginaire débridé mêlant onirisme et merveilleux dans une langue remarquablement poétique. Ce premier roman est publié à titre posthume.
Alphonse Daudet est né dans le Gard le 13 mai 1840. Il quitte tôt les bancs de l?école pour venir à dix-sept ans à Paris, en quête d?une carrière littéraire. Il publie ses poèmes (Les Amoureuses en 1858), puis ses romans (Le Petit Chose, Tartarin de Tarascon, Sapho?) qui fondent, petit à petit, sa notoriété. Il travaille comme journaliste et secrétaire particulier, et rencontre, dans les salons, les grandes figures de son temps, notamment Flaubert, Zola et Edmond de Goncourt, avec qui il noue une relation intime.
Denis Diderot, (1713-1784), l?une des figures majeures des lumières, cheville ouvrière de l?Encyclopédie, ardent partisan du matérialisme athée, s?est brillamment illustré dans le dialogue philosophique.
Schopenhauer Arthur ; Burdeau Auguste ; Salaün Chr
Quand l?artiste accompli «prête ses yeux pour regarder le monde», il nous offre l?opportunité de le voir enfin tel qu?il est, débarrassé des oripeaux du besoin et de l?utilité.Dans ces deux suppléments au Monde comme volonté et comme représentation, Arthur Schopenhauer (1788-1860) montre comment le génie opère par dévoilement soudain: «Le talent, c?est le tireur qui atteint un but que les autres ne peuvent toucher; le génie, c?est celui qui atteint un but que les autres ne peuvent même pas voir.»
Mille et une facéties, pensées et humeurs de Boris Vian, mille et une merveilleuses conneries que l'écrivain, chanteur, inventeur, musicien, poète, trompettiste a dites ou écrites, directement ou au travers de ses personnages. Une lecture jubilatoire et inépuisable, où s'expriment aussi bien la fantaisie que la sagacité de Boris Vian.