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François Boisrond. Monographie
Bellet Harry ; Bonaccorsi Robert ; Roma-Clément Ca
ACTES SUD
45,70 €
Épuisé
EAN :9782330001575
Fils des cinéastes Michel Boisrond et Annette Wademant, François Boisrond se forme à l?Ecole nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, où il rencontre Hervé Di Rosa et Robert Combas. En 1981, il propose à son ami et critique d?art Bernard Lamarche-Vadel de présenter leur travail, auquel s?associe Rémi Blanchard. Cette exposition dans un appartement marque le point de départ du mouvement baptisé peu après par Ben Vautier ?Figuration Libre?. Ces quatre artistes, épris de culture populaire, bande dessinée, musique punk, télévision, bousculent quelque peu le paysage artistique, où l?art minimal, l?art abstrait et l?art conceptuel tiennent le haut du pavé. Chacun joue sa partition. Combas, celle d?un art brut fourmillant de personnages, Di Rosa celle de super-héros et super-loosers, tous deux dans un style proche du graffiti. Blanchard s?évade avec un expressionnisme dans un univers de contes et légendes, tandis que Boisrond peint ce qui l?entoure: quotidien, atelier, appartement, vacances, rue. Il se met souvent en scène dans un style très graphique aux couleurs et aux traits francs, dans des ?uvres où se mêlent scènes de vie, visages et paysages. En 1984, une exposition au Musée d?art moderne de la Ville de Paris les présente aux côtés d?artistes new-yorkais de même expression: Jean-Michel Basquiat, Kenny Scharf, Keith Haring. Le travail de Boisrond le conduit de l?acrylique à l?huile, et d?une expression graphique à une recherche savante sur la valeur des couleurs. Son dessin passe d?un trait épais détourant des aplats à un ensemble de traits et points comme une peinture pointilliste aux larges touches. Puis le trait disparaît et seule la peinture fait forme. La superposition d?images, comme en photographie, apparaît plus tard pour des ?uvres mêlant références aux grands maîtres et scènes du quotidien. Paradoxalement, cet artiste, qui ne s?est jamais aventuré sur d?autres terrains que celui de la peinture, a toujours utilisé les nouvelles technologies pour réaliser son ?uvre: des premières et volumineuses palettes graphiques aux premiers appareils photographiques numériques, en passant par les logiciels permettant aujourd?hui un travail mathématique sur la valeur des couleurs, et ce, pour des sujets quotidiens. C?est ce parcours riche et singulier que cette monographie cherche à faire partager par un ensemble important de reproductions d??uvres de 1978 à 2011, un essai du critique d?art Harry Bellet et un long entretien entre Robert Bonaccorsi, directeur de La Villa Tamaris, et François Boisrond pour un déroulé chronologique de l??uvre de cet artiste.
Aussi captivant, aussi irrésistiblement intelligent qu Échec et mat: Stephen Carter s impose décidément comme le grand romancier de la bourgeoisie africaine-américaine. Le milliardaire et tout-puissant maire de New York Adhemar Thibodeaux jubile: il s'apprête à inaugurer en grande pompe sa Fondation d'art contemporain au c ur de Manhattan, symbole absolu de sa gloire. Certes, il doit sa fortune et sa puissance à ses "affaires" (tant clandestines que criminelles) avec l'ennemi juré n° 1 des USA: le pouvoir iranien. Un homme, un seul, a suffisamment de preuves contre lui pour le dénoncer: l'assureur-détective Sam Adams qui, depuis longtemps, suit de près ses troubles agissements. Mais, corrupteur autant que corrompu, Thibodeaux s'est arrangé: sur son ordre, Sam croupit dans une geôle de Guantánamo, accusé de terrorisme contre les États-Unis d'Amérique. À la veille d'éblouir le Tout-New York avec son nouveau joujou, le magnat se croit tranquille. Il a tort... Ancien soldat des forces françaises au Liban, expert en art, fin lettré, amateur de grands crus classés et de situations impossibles, Adams va se révéler tout sauf un prisonnier ordinaire. Sans un temps mort, ce nouveau volet de ses aventures est particulièrement jubilatoire: du suspense et de l'action, un univers peuplé de personnages inoubliables (une inénarrable princesse russe descendante de l'assassin de Raspoutine, une irrésistible commissaire française n° 1 mondial de la répression du vol des uvres d'art, un tueur à gages ex-KGB amoureux de Mozart...), et cette élégance pleine d'humour et de flegme digne des meilleurs polars d'atmosphère. Avec Sam Adams, baroudeur désabusé et romantique, Harry Bellet impose une voix, un style uniques dans le monde du roman policier Biographie de l'auteur Historien d'art de formation, journaliste au Monde spécialisé dans l'art contemporain, Harry Bellet a publié chez NiL un essai en 2001, Le marché de l'art s'écroule demain à 18h30, et attrapé avec son héros récurrent Sam Adams le virus de la fiction: après L'Affaire Dreyer (NiL, 2004, sélection du Grand Prix des lectrices de Elle) et Carré noir (Laffont, 2007), Passage du vent est son trosième roman.
Né en 1960, Harry Bellet occupe le poste de chef adjoint au service culturel du Monde. Outre des catalogues d'exposition, il a publié différents ouvrages, notamment trois romans policiers dont l'action se situe dans le milieu artistique: L'Affaire Dreyer (Nil), Carré noir et Passage du vent (Robert Laffont).
Jean Jambecreuse, dont la vie est inspirée de celle du peintre Hans Holbein (1497-1543), a quitté Bâle pour Londres. Il s'emploie à cultiver le patronage des puissants, avec un objectif : travailler pour le roi d'Angleterre. Henri VIII est cultivé, polyglotte, fou de musique, grand constructeur de palais. Il a toutefois une obsession : engendrer un héritier mâle. Quitte à changer de femme si nécessaire : contre la volonté du pape, il divorce de la première, en fait décapiter deux, en répudie une autre, plus chanceuse...Jambecreuse doit peindre leurs traits avant que leur tête ne tombe, et est envoyé sur le continent pour rapporter les effigies des possibles nouvelles fiancées...Tâche d'autant plus compliquée que les épouses potentielles du roi d'Angleterre sont l'objet d'intenses tractations diplomatiques : penchera-t-il vers Charles Quint, vers son ennemi le roi François Ier, ou du côté des princes allemands partisans de la réforme luthérienne ?Toujours traqué par le moine inquisiteur qui a juré sa perte, Jambecreuse poursuit ainsi sa carrière dans un monde en guerre, ouverte ou larvée, où les lansquenets ruinent et pillent Rome, où les armées turques de Soliman poursuivent leur conquête des marches de l'Europe.Comme les deux premiers volets de la trilogie, cet ouvrage est savoureux et drôle. Rigoureusement documenté, il nous immerge dans l'Europe tumultueuse du XVIe siècle, où s'affrontent dans le sang les empires finissants et les nations naissantes.4e de couverture : Jean Jambecreuse, dont la vie est inspirée de celle du peintre Hans Holbein (1497-1543), a quitté Bâle pour Londres. Il s'emploie à cultiver le patronage des puissants, avec un objectif : travailler pour le roi d'Angleterre. Henri VIII est cultivé, polyglotte, fou de musique, grand constructeur de palais. Il a toutefois une obsession : engendrer un héritier mâle. Quitte à changer de femme si nécessaire : contre la volonté du pape, il divorce de la première, en fait décapiter deux, en répudie une autre, plus chanceuse...Jambecreuse doit peindre leurs traits avant que leur tête ne tombe, et est envoyé sur le continent pour rapporter les effigies des possibles nouvelles fiancées...Tâche d'autant plus compliquée que les épouses potentielles du roi d'Angleterre sont l'objet d'intenses tractations diplomatiques : penchera-t-il vers Charles Quint, vers son ennemi le roi François Ier, ou du côté des princes allemands partisans de la réforme luthérienne ?Toujours traqué par le moine inquisiteur qui a juré sa perte, Jambecreuse poursuit ainsi sa carrière dans un monde en guerre, ouverte ou larvée, où les lansquenets ruinent et pillent Rome, où les armées turques de Soliman poursuivent leur conquête des marches de l'Europe.Comme les deux premiers volets de la trilogie, cet ouvrage est savoureux et drôle. Rigoureusement documenté, il nous immerge dans l'Europe tumultueuse du XVIe siècle, où s'affrontent dans le sang les empires finissants et les nations naissantes.Notes Biographiques : Né en 1960, Harry Bellet a étudié l'histoire de l'art avant de travailler pour le Centre Pompidou et la fondation Maeght à Saint-Paul de Vence. Depuis 1998, il est journaliste au service culturel du «Monde». Hormis des catalogues d'exposition, il a publié différents ouvrages, notamment trois romans policiers et deux romans historiques centrés autour du peintre Hans Holbein, «Les Aventures extravagantes de Jean Jambecreuse» :« Artiste et bourgeois de Bâle» (2013) et «Au temps de la révolte des Rustauds (2018). »Il est également l'auteur de «Faussaires illustres» (2018).
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !