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Ambassades françaises du XXe siècle
Bellat Fabien
PATRIMOINE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782757706824
Ce carnet d'architecture propose de découvrir, à travers une sélection de 7 ambassades, l'ambition de la France de se réapproprier son image de marque à l'étranger, pendant l'après-guerre et les Trente glorieuses, grâce aux travaux de grands architectes. Au cours du XXe siècle, face aux transformations de la diplomatie, la France a du réaliser un important rééquipement de ses chancelleries à travers le monde. Si auparavant la pratique du " bernard-l'hermite " diplomatique avait été la norme (par le phagocytage de bâtiments préexistants), après la Première Guerre mondiale, la France chercha à étendre le nombre de ses installations neuves - le ministère des Affaires étrangères faisant alors appel à des architectes sélectionnés avec soin. Ceux-ci furent souvent des Prix de Rome, mais le ministère se montra plutôt ouvert dans ses choix, employant des architectes certes de formation académique, mais ayant su réinventer leur pratique au crible de la modernité. Ainsi l'image de marque extérieure de la France évolua peu à peu d'une tradition modernisée entre-deux guerres à l'affirmation d'une signature moderne pendant l'après-guerre et les Trente glorieuses. On retrouve ainsi plusieurs grands noms, dont certains ont déjà fait l'objet de " Carnets d'architectes " : Roger-Henri Expert, Eugène Beaudouin, Georges-Henri Pingusson, Le Corbusier et Guillermo Jullian de La Fuente, le trio Henri Bernard, Guillaume Gillet et Bernard Zehrfuss, ou André Rémondet. Ces édifices dessinent une autre histoire de la modernité en France, sous l'angle de son institutionnalisation et de sa diffusion internationale. Plus récemment, l'architecture diplomatique a trouvé un nouveau souffle avec les bouleversements de la fin des années 1980, notamment à Berlin avec Christian de Portzamparc, ou Pékin avec une équipe franco-chinoise regroupée autour du cabinet d'Alain Sarfati. Sommaire : - Essai introductif - Etudes de cas : 1. Belgrade, Roger-Henri Expert, 1928 2. Ottawa, Eugène Beaudouin, 1935 3. Sarrebruck, Georges-Henri Pingusson, 1952 4. Brasilia, Le Corbusier/Guillermo Jullian de la Fuente, 1964-1970 5. Varsovie, Henri Bernard, Guillaume Gillet et Bernard Zehrfuss, 1970 6. Washington, André Remondet, 1975 7. Berlin, Christian de Portzamparc, 1997
Résumé : Pendant le XX° siècle, l'émergence de nouveaux Etats réclama parfois la transformation de modestes bourgades en véritables capitales. Ainsi d'Ankara en Turquie. L'Union Soviétique aussi dut se plier à ce délicat exercice urbanistique. En Témoigne Douchanbé, au Tadjikistan. Ici plusieurs étapes marquèrent ce processus, chacune effaçant en partie les efforts précédents. Si chaque ville reste par nature un palimpseste permanent, les strates du chef-lieu tadjik révèlent jusqu'à nos jours les coulisses spéciales de la fabrique du territoire en Asie centrale.
Résumé : ARGUMENTAIRE Devenu République soviétique socialiste en 1936, le Kirghizistan entendait inventer pour sa capitale une architecture monumentale spécifique qui exprime son ralliement à l'utopie d'espérance de la grande famille communiste. Il faut toutefois attendre l'après-guerre pour voir surgir les premiers grands équipements staliniens (opéra, palais des Pionniers) dans un style emphatique d'inspiration classique avec, ici et là, des citations de la culture kirghize. La période 1960-1980 voit se multiplier les édifices emblématiques de la capitale (stade, bibliothèque, gare routière, palais des mariages...), chacun des dirigeants soviétiques successifs voulant imprimer leur marque dans l'architecture. Les réalisations présentées dans ce livre témoignent d'une audace et d'un souffle certes souvent déclamatoire et hyperbolique, qui ne cessent d'étonner par leur puissance expressionniste. Il faut donc regarder ces édifices, souvent choquants pour un regard habitué à plus de raffinement, pour ce qu'ils sont, une forme de réalisme soviétique bousculé par le talent et l'imagination d'architectes sensibles aux racines nomades d'un peuple et confrontés à la nécessité d'exprimer une idéologie collectiviste. Un véritable travail d'équilibriste. Un historien de l'art parisien, Fabien Bellat, spécialiste du monde de l'art soviétique et un photographe berlinois de réputation internationale, Marcus Bredt, ont uni leurs efforts pour nous dévoiler ce pan négligé et fascinant de l'histoire de l'architecture du XXe siècle.
Résumé : Dans un conte de fée, quand une princesse est enfermée dans une tour, on ne raconte généralement que la fin : l'arrivée du Prince Charmant. Curieusement, personne ne parle jamais de l'interminable attente qui précède ce si court évènement. Princesse Libellule est une de ces princesses qui attendent qu'un prince fasse son boulot? Mais, comme les princes compétents ne courent visiblement pas les chemins, il faut bien s'occuper? Alors elle passe un temps fou à la fenêtre, à guetter le moindre mouvement et à inventer toutes sortes de raisons au retard de son chevalier. Et elle parle avec ses oiseaux, car pour être une princesse idéale, il faut être en harmonie avec la nature et les animaux. Même si, Princesse Libellule, l'harmonie, c'est pas son fort !
Marc Loebb est un homme à qui tout réussi. Il est l'un des cadres incontournables d'une grosse compagnie, la Mitchell computer network, roule dans de somptueuses voitures de sport, est propriétaire d'un appartement avec vue imprenable sur le Saint Laurent. Une vie parfaite, une mécanique bien huilée qui ne demandait qu'à voler en éclats. C'est par un soir pluvieux d'octobre que tout a commencé. Un chien surgit de nulle part, un terrible accident sur le pont Jacques Cartier, puis le néant. A son réveil, tout a basculé. Plus rien ne correspond à ce qu'il a vécu. Les circonstances de l'accident, l'heure et le lieu auxquels il s'est produit se sont comme effacés. Une réalité différente les transforme peu à peu en un cauchemar dont il ne parvient plus à se détacher. Toutes les certitudes qui jalonnaient sa route jusqu'à présent vont peu à peu voler en éclats. Qui est-il vraiment ? Qui est Calvin White, un énigmatique bouquiniste croisé au cours d'une promenade ? Et cette rencontre était-elle vraiment due au hasard ? Et si il s'agissait d'une ultime chance de commencer à vivre vraiment ?
Résumé : Fondée en 910, l'abbaye de Cluny (Saône-et-Loire) devient au XIIe siècle une capitale monastique et spirituelle au rayonnement sans équivalent dans l'Occident médiéval. Aujourd'hui encore, les vestiges de l'abbaye révèlent la splendeur passée de ce chef d'oeuvre de l'art roman. En 1910, l'Académie de Mâcon publiait les actes du congrès d'Histoire et d'Archéologie intitulés Millénaire de Cluny. Un siècle plus tard, les Editions du patrimoine célèbrent le onzième centenaire de l'illustre abbaye en réunissant, sous la direction de Neil Stratford, les contributions de quarante spécialistes sur son histoire et son rôle culturel à l'échelle de la France et de l'Europe. Fruit du travail et des recherches menées depuis plusieurs décennies, cet ouvrage a pour vocation de transmettre une connaissance approfondie de Cluny et de son rayonnement spirituel et artistique dans tout l'Occident médiéval.
Résumé : Angers a toujours été pour moi un point d'arrivée. Venant de Paris, c'était la porte ouverte sur les vacances, chez ma grand-mère, sur les bords de la Loire, à quelques kilomètres de là. Dès la sortie de la gare, une douce lumière caresse les pierres de tuffeau et fait briller les toits d'ardoise. La pierre est belle en Anjou et l'ardoise qui servit à la construction du château du roi René donne à sa silhouette un caractère singulier et trapu au-dessus de l'eau, de la Maine, de la Loire, toutes proches, offrant à Angers son titre de ville de confluence. Quelle richesse ! Quelle histoire ! [...] Angers, ville du cinéma [...], ville de spectacles [...]. Mais aussi Angers, ville des livres : tant d'auteurs et de lecteurs s'y retrouvent pour évoquer Ronsard ou Du Bellay, Balzac, Julien Gracq ou Hervé Bazin [...], attirés par le charme des lieux et le plaisir de la bonne chère et des vins d'Anjou, célébrant la région et la beauté de la douce France. J'y descends toujours avec plaisir, celui de retrouver l'autre partie de moi-même, qui me manque tant à Paris, en me récitant, chaque fois, ces vers d'Aragon : " J'ai traversé les ponts de Cé C'est là que tout a commencé... "
Un exceptionnel ensemble du XXe siècle, construit sur l'un des plus beaux sites de la baie de Roquebrune-Cap-Martin. Véritable icône de l'architecture moderne, la villa E1027, première création architecturale de la designer d'origine irlandaise Eileen Gray, est construite de 1926 à 1929 sur un terrain dominant la baie de Roquebrune-Cap-Martin face à Monaco. Elle a valeur de manifeste, tant pour l'architecture elle-même que pour les meubles fixes et mobiles, les luminaires et les décors qui en sont indissociables. Le Corbusier, habitué des lieux depuis 1937 et amoureux de la Méditerranée, y réalisa plusieurs peintures murales. Sur la parcelle voisine, Thomas Rebutato fait construire en 1947 son cabanon de week-end qui devient en 1949 le restaurant-guinguette " L'Etoile de mer ". Une forte amitié naît alors entre le propriétaire, son fils, le jeune Robert, et Le Corbusier. Ce dernier y réalise deux peintures murales et un tableau, qui viennent habiller la construction préfabriquée en bois et plaques de fibrociment reposant sur des plots de béton. En 1951, Le Corbusier demande à son ami Thomas Rebutato de lui céder un morceau de sa parcelle, pour y construire, juste à côté de la guinguette, une habitation de vacances, témoignage des réflexions de Le Corbusier sur l'habitat minimum et la production standardisée. Cet album de la collection "Regards. . ". est la première présentation de ce site unique dont la gestion est désormais assurée par le Centre des monuments nationaux. La nouvelle édition présente un récent reportage photographique de la villa E1027 dont la restauration s'est achevée début 2021.
Monument commémoratif dédié au souvenir de Louis XVI et Marte-Antoinette, la Chapelle expiatoire a été édifiée entre 1815 et 1826, sur l'emplacement de l'ancien charnier révolutionnaire de la Madeleine, à l'endroit même où furent inhumés les souverains après leur exécution. Son créateur, Pierre François Léonard Fontaine, lauréat du grand prix de Rome en 1785 puis architecte de Napoléon réalisa ici une ?uvre complexe, qui, tout en reflétant les goûts décoratifs de son époque, est riche des emprunts au monde antique, à la tradition classique française, mais aussi à l'Italie du Moyen Age et de la Renaissance. Cette ?uvre subtile, longtemps déprisée pour des raisons politiques, est à redécouvrir comme une des réalisations les plus élégantes et sophistiquées du Paris du début du XIXe siècle.