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Appartenir
Bellamy François-Xavier
GRASSET
18,10 €
Épuisé
EAN :9782246820994
Le seul problème politique actuel est la possibilité même de la politique. Atomisés en groupes et communautés qui ne se reconnaissent plus de lien, la France et bien des pays occidentaux voient le débat public se transformer en confrontation, et la démocratie s'abîmer dans la violence. Il ne peut y avoir d'issue sans la réaffirmation d'une culture commune : sur elle seule peut se fonder une cité qui réponde au besoin d'appartenance, besoin aujourd'hui comblé pour tant de jeunes par la montée de sectarismes contradictoires. Mais réaffirmer une culture commune suppose d'accepter la contingence d'un héritage singulier, à rebours de l'universalisme abstrait ; et de reconnaître à la France, comme aux pays européens solidaires d'une même civilisation, un devoir de continuité historique. Aucun principe commun, comme la liberté ou la laïcité, ne saurait rester partagé longtemps, s'il ne s'adosse aux impératifs non négociables que seul l'élan de l'histoire peut fonder, cette histoire que nous nous efforçons pourtant de déconstruire, parfois paradoxalement au nom de ces mêmes principes. Si nous savons comprendre de nouveau que ce lien essentiel est une condition pour la survie de la cité, restera à mener la bataille des coeurs pour le partager de nouveau, en assumant clairement cette condition absolue d'appartenance. Aucune surenchère sécuritaire, judiciaire, militaire, ne pourra suffire, si le champ culturel, spirituel, intérieur, reste déserté. Est-ce encore possible ? Il nous faut retrouver la volonté de vouloir - condition pour redevenir pleinement un peuple. Peut-être est-il déjà trop tard pour sortir notre civilisation de sa fatigue existentielle ; mais si jamais il reste une chance, alors nous devons la saisir, ne serait-ce que pour l'honneur". F. X. B.
La civilisation occidentale n'a plus qu'une valeur commune : l'individu. Ce paradoxe est désormais à bout de souffle. Au développement d'une radicalisation islamiste nourrie au coeur même de l'Occident répond La montée de ces "populismeso d'Italie et d'Autriche, de Hongrie et de Pologne, du Brexit et de Donald Trump. Tous ces phénomènes concourent à fissurer te modèle de la démocratie libérale unanimement adopté depuis ta fin du XXe siècle. Ce retour du tragique dans l'histoire occidentale exprime l'échec du projet politique postmoderne à offrir à L'homme d'aujourd'hui ce dont il a le plus besoin un sentiment d'appartenance, nourri par une quête collective de sens. L'individualisme des démocraties libérales a détruit cette capacité à penser les finalités communes en l'assimilant au totalitarisme. Mais en réduisant ainsi la politique à un vaste processus de régulation des intérêts de chacun, la post-modernité a précipité l'ensauvagement du monde qu'elle prétendait justement éviter. Pour éloigner Les orages qui menacent de l'emporter, l'Occident ne peut donc se borner à muscler son arsenal répressif, ni à réaffirmer ta sacralité des droits individuels. Il doit aussi, peut-être surtout, redonner à La politique ses lettres de noblesse en reconnaissant qu'il n'est pas de paix durable sans destin commun, et pas de destin commun sans enracinement dans une communauté d'appartenance.
Présentation de l'éditeur Cinquante ans après Les Héritiers : les étudiants et la culture de Pierre Bourdieu, paru en 1964, François-Xavier Bellamy dresse le constat suivant : nous voulons toujours éduquer mais nous ne voulons plus transmettre. Cette crise de la culture n'est pas le résultat d'un problème de moyens, de financement ou de gestion. Il s'est produit, dans nos sociétés occidentales, un phénomène unique, une rupture inédite : une génération s'est refusée à transmettre à la suivante ce qu'elle avait à lui donner, l'ensemble du savoir, des repères, de l'expérience humaine qui constituait son héritage. Dans cet ouvrage, l'auteur pose la question : comment reconstruire le dialogue des générations ? Et trace des pistes pour ne pas laisser dans le dénuement une génération qui crie qu'elle ne veut pas mourir.
Résumé : Instances morales, meneurs d'hommes, enseignants, dirigeants, de grandes figures d'autorité s'adressent ici aux jeunes, à des moments de crise. De conseils bienveillants en anecdotes, ils se remémorent leur propre jeunesse pour en tirer des exhortations à "jouer le jeu", "chercher la joie la plus haute", "subordonner l'intelligence au coeur", "être fidèle à ses rêves de jeunesse", ne pas craindre la joie et rester exigeant. Cette anthologie réunit des textes de Zola, France, Bergson, Jaurès, Valéry, Alain, Eboué, Saint-Exupéry, de Gaulle, Saint Marc, Jobs et Obama. Vigoureuses, émouvantes, leurs paroles sont un vibrant appel au courage et une admirable transmission de la passion pour la vie.
Coloane Francisco ; Gaudry François ; Bellamy Hort
Résumé : Le célèbre récit d'aventures de Francisco Coloane dans une édition tout en couleurs, adaptée à tous les profils de lecteurs et enrichie de nombreux outils pédagogiques. En lien avec plusieurs objets d'étude du programme de français en 5e (" Le voyage et l'aventure " , " Avec autrui " , " L'homme est-il maître de la nature ? "). Le texte Pour retrouver son frère disparu, Alejandro, quinze ans, s'embarque clandestinement à bord d'une corvette de la marine chilienne, en partance pour le cap Horn. Confronté aux dures réalités du métier de marin, il découvre - au bout du voyage - l'univers sauvage du Grand Sud et ses habitants. A travers ce récit d'apprentissage, une réflexion autour de valeurs clés : le lien familial, la solidarité, le respect des sociétés en marge... L'auteur Ecrivain chilien, Francisco Coloane (1910-2002) est un formidable conteur, lu et célébré dans toute l'Amérique latine. Dans ses nouvelles et romans d'aventures, il excelle à raconter la mer, la nature et les hommes du Grand Sud. Les outils pédagogiques dans l'ouvrage - un avant-texte pour préparer la lecture - des lectures actives au fil du texte - des repères sur le récit d'aventures et le roman d'apprentissage - un parcours de lecture analytique en 7 étapes - des ateliers interdisciplinaires (théâtre, podcast, métier...) - un groupement thématique : "Quitter son port d'attache" - une enquête : " Les baleines, ces incroyables cétacés " Le livre du professeur Dans le guide pédagogique, téléchargeable sur https : //mesmanuels. fr/ (Lien -> https : //mesmanuels. fr/)), une version enrichie, projetable en classe
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...