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Artaud et la théorie du complot
Belhaj Kacem Mehdi ; Chavent Jean-Paul
TRISTRAM
5,95 €
Épuisé
EAN :9782367190433
Il y a quelques mois, invitation est faite à Mehdi Belhaj Kacem de parler en public d'Antonin Artaud, auprès de Pierre Michon. Sous ce titre provocateur, Artaud et la théorie du complot, Mehdi Belhaj Kacem va droit à une question terrible : quelle est la malédiction qui, depuis Rousseau, a ravagé tout un pan de la littérature, et poussé écrivains, philosophes, poètes, au désespoir et à la folie ? Rousseau donc, mais aussi Kierkegaard, Hölderlin, et exemplairement Antonin Artaud. Le témoignage sidérant d'Artaud est au coeur de cette conférence. Au-delà, c'est à une interrogation sur le rôle de la littérature dans notre société qu'invite Mehdi Belhaj Kacem. Que peut-elle dire ? Oue peut-elle être ? L'une des réponses se trouve dans l'oeuvre de l'auteur des Vies minuscules, Pierre Michon, autre figure de cet essai, dont Mehdi Belhaj Kacem offre une lecture bouleversante, qui fera date. La littérature comme ferveur et comme intensité, voilà ce qui a disparu des débats et des esprits depuis vingt ans, remplacée par les jeux de rôle de ce qu'on appelle "la vie littéraire". S'il y a un complot, n'est-ce pas aussi celui de cette disparition ? Artaud et la théorie du complot nous rappelle que toute littérature véritable est dangereuse, pour ceux qui l'écrivent, pour ceux qui la lisent.
Qu'est-ce qu'un trickster ? Je livrerai en vrac quelques unes de ses ententes plus immédiates et intuitives : homme aux mille ruses, passe-muraille, criminel divin, scanner cronenbergien, joueur télépathe, et j'en passe. Sauf les péjoratives : le trickster serait un faux-cul purement et simplement. Donc faux-cul, jésuite, hystérique, petit malin. Autant marquer le pas d'office sur ce qui cloche dans le trickster, il prête son flanc à la facilité, à la lâcheté et à l'aporie.
Résumé : La Conjuration des Tartuffes tire un bilan des violentes polémiques qui ont entouré la parution du précédent livre de Mehdi Belhaj Kacem, Après Badiou. Il démonte la manière qu'auront eue ses détracteurs de contourner le nerf de la polémique : moralisme, psychologisme, voire psychiatrisation de l'auteur, le tout dégraissé de la moindre calorie philosophique, alors même que ses propres attaques épousaient point par point la philosophie d'Alain Badiou. Mehdi Belhaj Kacem dresse le bréviaire des monstres qui restent à terrasser : agonistique "communiste" autiste, en l'absence du moindre début de philosophie du communisme ; "machisme transcendantal" doctement ignoré par les dévots ; archaïsmes ridicules de patriarche ; universalisme inconsistant, appuyé sur un positivisme épistémologique délirant ; éthique aussi abstraite dans sa formulation qu'ignominieuse dans ses intentions ; etc.
Amour : mode d'emploi, par un philosophe underground. Avouez que vous ne vous en doutiez pas ! "L'amour est un jeu dont vous êtes le héros." Vous pourriez y laisser votre peau. Plutôt ça, à tout prendre, que d'en sortir. Vous n'avez jamais connu ça. Vous ne voudriez plus connaître ça. Vous ne savez pas comment connaître encore ça. Vous ne pourrez connaître mieux que ça...L'Essence n de l'amour est le condensé de six mois de réflexions sur une histoire aussi jouissive que sombre dont l'auteur est partie prenante. Écrit pour "sauver ce qui était sauvable" (mais ça n'a pas marché), c'est aussi un petit essai lisible (les livres de l'auteur ne le sont pas toujours), touchant à l'universel et évitant la théorie philo : il parle à toutes les femmes et à tous les hommes vraiment amoureux dans une langue poétique. Le désir et la jouissance se libèrent d'un masculin et d'un féminin pornographiques. Le mec et la "poulichette" glissent du jouir à la plaie avec une cyclothymie déconcertante. Il y a dans ce meilleur et ce pire quelque chose qui frappe juste. On s'y reconnaît, troublés par la définition élastique et véridique de l'amour entre fusion, angoisse, ennui, peur, hystérie, caprice, insomnie... on croyait la chose irréductible aux mots... pourtant... --Claire Pardieu
La Loi est une interruption de toutes les règles en vigueur, dont l'immanence humaine ne peut recouvrir la présence que dans la répétition pleine de l'événement ; mais qu'est-ce que cette répétition pleine ? Le contraire de la liturgie matérialiste démocratique, où l'impasse chrétienne achève de se réaliser : un nouvel événement, le contraire d'un rituel, d'une Messe. Reste qu'il faut le rituel, la Messe, la règle, pour conserver la trace de l'évanouissement de l'événement, qui est présence pleine. Les religions monothéistes le surent. Mais l'islam fut seul à voir que la répétition était la nécessaire transition d'un événement à un autre : qu'elle n'était là que pour tenir le fil entre deux événements.
Le 16 juillet 1994 dans la région de Manchester, Julie Rouane, dix-sept ans, prétexte un rendez-vous avec une copine pour s'absenter du domicile familial... et disparaît pendant plus de vingt ans.Longtemps après l'abandon de l'enquête par la police, faute d'indices concrets - Raymond Rouane, persuadé que sa fille est toujours vivante, continue à explorer seul toutes les pistes possibles. En vain. La mère de Julie et sa s?ur cadette, Selena, tentent elles aussi de faire front, chacune à leur manière.Puis un soir, Julie refait surface à l'improviste. Alors qu'on avait soupçonné que l'adolescente ait pu être enlevée et assassinée - un homme de la région ayant avoué plusieurs meurtres de femmes -, l'histoire que Julie raconte à Selena est tout à fait différente. Mais est-il possible de la croire ?Après La Course (Prix Millepages 2017), Nina Allan s'impose avec ce nouveau roman comme une virtuose du mystère, des zones d'ombre et des failles intimes. La Fracture est le cinquième livre qu'elle publie aux éditions Tristram.
Résumé : "Le roman le plus mystérieux du XIXe siècle." Tous les personnages du Tutu sont des excentriques, des extravagants, voire des monstres - au sens propre du mot. Le premier d'entre eux, Mauri de Noirof, épouse une riche héritière obèse et portée sur la boisson, engrosse une femme à deux têtes qui s'exhibait dans les cirques, devient député, ministre de la Justice, et se livre en compagnie de sa mère à des orgies de débris anatomiques. Imprimé à Paris par Léon Genonceaux (alors éditeur de Rimbaud et de Lautréamont), découvert par Pascal Pia qui en révéla l'existence dans un article de la Quinzaine Littéraire en 1966 : Le Tutu n'a été rendu public qu'en 1991, par les Editions Tristram, provoquant émoi et sidération chez nombre de critiques et lecteurs. Si l'absence d'un auteur clairement identifié et la surprenante modernité de l'écriture - qui annonce Jarry, Queneau, le Surréalisme - ont pu faire soupçonner à certains une supercherie, l'authenticité de ce chef-d'oeuvre est aujourd'hui établie de manière irréfutable. Complétant cette édition définitive du Tutu, un dossier critique réunit une postface de Julián Ríos, la reprise du texte fondateur de Pascal Pia, ainsi qu'une enquête détaillée et illustrée sur le destin rocambolesque de ce roman hors-norme, due au spécialiste Jean-Jacques Lefrère.
Le nouveau roman de l'auteure de La Fracture, événement de la rentrée littéraire 2019 et sélectionné pour les prix Femina et Médicis étranger.Andrew, solitaire depuis l'enfance en raison de sa très petite taille, est un créateur de poupées reconnu. Il correspond avec une femme, également amatrice de poupées, Bramber Winters, qui réside et travaille au sein d'un établissement psychiatrique dans les Cornouailles.À l'origine de leur correspondance - suite à une petite annonce de Bramber un an plus tôt - il y a la curiosité pour la personnalité et l'?uvre d'Ewa Chaplin, une Polonaise célèbre pour ses poupées et, à un degré moindre, pour sa production littéraire. " Ewa Chaplin n'avait pas peur de fabriquer des poupées qui n'étaient pas réconfortantes. Apparemment elle savait que les poupées sont des personnes, exactement comme nous. "Quand Andrew décide de rendre visite à Bramber, sans la prévenir, il ne lui a pas encore fait part de son handicap. Il pressent qu'elle-même ne lui a peut-être pas tout dit sur sa situation...
SÉLECTIONNÉ POUR LE "PRIX MÉDICIS", LE "PRIX DÉCEMBRE" ET LE "PRIX DU ROMAN DES ÉTUDIANTS FRANCE CULTURE - TÉLÉRAMA""J'ai beaucoup aimé La Tannerie de Celia Levi. C'est très fort, très bien écrit. Elle est une héritière directe de Flaubert." (Marie Darrieussecq - FRANCE INTER)"Une bombe que cette satire de nos établissements artistiques et culturels à la mode. Noir et jubilatoire." (Fabienne Pascaud - TÉLÉRAMA)"Aussi discrète qu'engagée, Celia Levi poursuit avec La Tannerie sa peinture critique des nouveaux visages de l'exploitation contemporaine." (Véronique Rossignol - LIVRES HEBDO)"Tout, dans ce roman qui se dévore comme les meilleures séries télé, converge pour photographier notre siècle. Celia Levi dit les espoirs, les fantasmes et la détresse de toute une génération face au monde qui vient." (Grégoire Leménager - L'OBS)"Celia Levi signe un roman dont l'impeccable classicisme et le calme apparent dissimulent une colère brûlante." (Raphaëlle Leyris - LE MONDE)"Un bijou politique. Le roman d'une génération. La nôtre." (Jean-Nicolas Schoeser - CULTUROPOING)Jeanne, ses études terminées, a quitté sa Bretagne natale pour vivre à Paris. Elle a trouvé un emploi temporaire d'" accueillante " à la Tannerie, une nouvelle institution culturelle, installée dans une usine désaffectée de Pantin.D'abord déboussolée par le gigantisme et l'activité trépidante du lieu, timide et ignorante des codes de la jeunesse parisienne, elle prend peu à peu de l'assurance et se lie à quelques-uns de ses collègues, comme la délurée Marianne ou le charismatique Julien, responsable du service accueil.Elle les accompagne dans leurs déambulations nocturnes, participe à des fêtes. Leur groupe se mêle au mouvement Nuit debout. Ils se retrouvent dans des manifestations, parfois violentes - mais sans véritablement s'impliquer, en spectateurs.Bientôt, deux ans ont passé. Dans l'effervescence de la Tannerie, en pleine expansion, chacun tente de se placer pour obtenir enfin un vrai contrat ou décrocher une promotion. Jeanne va devoir saisir sa chance.La Tannerie - tel un microcosme de notre société - forme un monde à part entière, avec ses techniciens, ses employés de bureau, ses artistes. Mais derrière la bienveillance affichée et le progressisme des intentions, la précarité et la violence dominent.Avec ce roman, qui frappe autant par la finesse de ses descriptions que par sa force critique, Celia Levi fait le portrait d'une époque et d'une génération en proie aux ambitions factices et à l'imposture des discours.