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Dictionnaire des Croyances et Symboles de l'Antiquité
Belfiore Jean-Claude
LAROUSSE
29,60 €
Épuisé
EAN :9782035839435
Extrait Abeille Quelques-uns [...] ont pensé qu'il y avait dans les abeilles une partie de l'esprit divin, et comme une émanation éthérée de l'âme universelle. Un dieu, disent-ils, est répandu par toute la terre et la mer, et dans les profondeurs des deux. C'est de lui que les animaux, et les hommes, et toute la race des bêtes fauves, tirent en naissant des souffles légers de vie. Ces âmes, rappelées à leur principe éternel, s'y réunissent après que les corps sont dissous ; elles ne meurent pas ; mais, toujours vivantes, elles s'envolent vers les célestes espaces, et reprennent leur rang parmi les astres (Virgile, les Géorgiques IV, 220). Divinité, art, vie, amour, prodige L'abeille, plus sage par nature que beaucoup d'autres animaux selon Aristote, a joué un rôle insigne, en tant qu'insecte et en tant que symbole. Avant de consacrer de nombreuses pages à cet insecte sous le stylet de l'agriculteur, Columelle rappelle l'origine poétique de l'animal et cite, entre autres, Virgile, Hygin et Celse. L'abeille apparaît comme une messagère des dieux, dispensatrice de sagesse divine et dotée de vertus pour le bien de l'homme. Elle est le symbole de l'organisation, la solidarité, l'obéissance, le courage, la sobriété, la tempérance, la pureté ; elle ne souille rien de ce qui vit, affirme Clément d'Alexandrie ; et Plutarque et Élien de prétendre qu'elle déteste le luxe et la vie facile ; pareille à une jeune fille sage, elle fuit les mauvaises odeurs et les parfums capiteux ; elle pique l'homme parfumé, s'acharne sur celui qui s'adonne avec excès au plaisir de la chair. Au dire de Philon d'Alexandrie, certains semblent avoir cru que, par un mécanisme merveilleux, l'abeille recevait la rosée comme une semence qui l'engrossait, et que c'est ainsi qu'elle «accouchait» du miel. Cette belle image peut toutefois être ternie à cause de l'aiguillon, même s'il est en partie interne, preuve que l'abeille porte en elle moins d'agressivité que les animaux terrestres qui possèdent leur arme à l'extérieur, le scorpion par exemple. Abeille fabuleuse Quand tu le verras sous les chênes à la cime chevelue, ivre des oeuvres des abeilles au bourdonnement sonore, enchaîne-le (Fragments orphiques, Kern, 154 ; conseil de la Nuit à Zeus pour neutraliser Cronos). Les versions sur la naissance des abeilles sont nombreuses et plus fantaisistes les unes que les autres. Gageons que des auteurs comme Hygin, Diodore, Virgile, Ovide, Martial, Varron, pour ne citer qu'eux, auxquels je me réfère ici, étaient conscients de faire de la pure poésie. Mélissa est une jeune femme d'une grande beauté, que Zeus métamorphose en abeille. Les abeilles, filles des frelons et d'Hélios (le Soleil), élevées par les Nymphes Phryxonides, deviennent, en une grotte de Crète, les nourrices du dieu. Et Zeus, qui tient à conserver le souvenir familier des abeilles, les blondit comme l'or ; il veut qu'elles ne souffrent pas du froid, serait-il intense. (...)
Nantes est une ville fascinante par ce qu'elle donne à connaître, son passé glorieux et moins glorieux gravé dans l'Histoire, et par les ambitieux projets de modernisation dont elle fait l'objet. Fascinante et étonnante aussi à travers sa petite histoire - ou plutôt cet ensemble de petites histoires méconnues, que cet ouvrage se propose de raconter. Depuis l'Antiquité jusqu'au XXIe siècle et dans des domaines aussi variés que le sport, l'architecture, le cinéma, la religion, les faits divers, la gastronomie, le divertissement. Qu'on soit Nantais ou bien de passage, le livre se veut, à l'occasion, une invitation à une réflexion personnelle sur la ville en mouvement perpétuel, contrainte parfois de se plier à des choix cornéliens : tel site doit-il être sauvegardé et inscrit au patrimoine ou détruit au nom du progrès ? En somme, 111 histoires pour se perdre dans Nantes et se laisser séduire à nouveau.
Résumé : Avec plus de 2500 articles, le Grand Dictionnaire Larousse de la mythologie grecque et romaine de Jean-Claude Belfiore est l'ouvrage le plus complet paru à ce jour sur le sujet. Ecrit dans un style narratif et clair, il permet d'explorer le monde mythologique antique à travers : - les divinités : Aphrodite (Vénus), Athéna (Minerve), Poseidon (Neptune), Zeus (Jupiter)... ; - les héros : Achille, Hector, Hélène, OEdipe, Ulysse... ; - les créatures monstrueuses : Cyclope, Faune, Gorgone... ; - les lieux, villes, montagnes : Acropole, Epidaure, Delphes, Eleusis, Cnossos, Pompéi... ; - les animaux réels ou fabuleux : Cerbère, Centaure, Chimère, Griffon, Hydre, Minotaure... ; - les chefs d'oeuvre de la littérature antique : Iliade, Odyssée, Enéide... Des dossiers thématiques permettent au lecteur de resituer dans leur contexte d'histoire et de civilisation les récits mythologiques : l'esclavage, la religion, l'éducation, la condition de la femme, les fêtes et les jeux... Dans le même esprit, deux chronologies consacrées respectivement à l'histoire grecque et à l'histoire romaine donnent les repères historiques indispensables. Par ailleurs, plus de 260 extraits de textes des grands auteurs grecs et romains (Euripide, Homère, Horace, Ovide, Virgile,...) cités dans des encadrés liés aux articles, constituent une véritable anthologie littéraire. Enfin, une riche iconographie constituée de plus de 350 images (dessins au trait, photographies en couleurs, cartes historiques) vient couronner cet ouvrage.
La nomenclature de cet ouvrage, recense de la façon la plus large possible tous les noms de divinités, de héros, de mortels, de lieux, villes, montagnes, animaux réel ou fabuleux, présents dans la mythologie antique. Plus de 2 500 articles au total. Elle est complétée par des articles thématiques et historiques (« la religion chez les grecs », « les sept merveilles du monde »). Chaque article est organisé selon une structure développée et un style narratif qui rend la lecture très clair et simple: symboles et attributs, origine, histoire, variantes, citations, corrélats. Pour une centaine d?articles, des extraits parmi les plus fameux de la littérature mythologique (« la mort d?Achille »), sont traduits et cités par l?auteur. Une illustration abondante vient enrichir le texte des articles: gravures, peintures, objets archéologiques, cartes et plans. Deux chronologies consacrées à l?histoire grecque et à l?histoire romaine et un index complètent l?ouvrage.
Résumé : Comédie de caractères et farce dans la pure tradition du genre, l'Avare est aussi une satire subtile de la bourgeoisie au XVIIe siècle. Avarice et tyrannie d'un père, dissimulation, misère matérielle et morale du foyer : l'ambiance chez Harpagon n'est pas gaie ! Mais voilà que par ses deux enfants l'amour entre dans la maison. Dans leur course au bonheur, Cléante et Élise apprendront la désobéissance, assistés par le valet La Flèche : ils y gagneront leur indépendance.
Pour épingler certains défauts de la préciosité, Molière choisit d'écrire une grande comédie en vers où les femmes savantes - Philaminte, sa fille Armande et la tante Bélise - semblent dominer et imposer leurs valeurs raffinées à tous leurs visiteurs et admirateurs. Mais c'est un univers d'apparences et de mondanités dans lequel l'esprit et le beau langage l'emportent sur le corps et le bon sens. Les sentiments authentiques finiront-ils par triompher ?
Le sultan Schahriar, déçu par une première femme adultère, a décidé d?épouser l?une après l?autre les jeunes filles de son royaume, pour les exécuter le lendemain de la nuit de noces. Mais Schéhérazade, en lui racontant des histoires qui ne se terminent jamais, va l?obliger à différer encore et toujours la sentence de mort. Le lecteur des Mille et Une Nuits se retrouve donc dans la même posture que ce despote passionné, charmé par la belle conteuse? devenue par la suite l?un des grands mythes de la littérature.Les autres contes de ce recueil : « Histoire du pêcheur », « Histoire du roi grec et du médecin Douban », « Histoire du mari et du perroquet », « Histoire du vizir puni ».
Comme d'autres farces de Molière, Le Malade imaginaire est une satire de l'imposture médicale. Mais c'est aussi une comédie de caractère qui dépeint les extravagances d'un bourgeois obsédé par la maladie. C'est enfin une comédie-ballet dominée par un climat de fantaisie et d'insouciance. Déguisement et illusion finiront par rendre inoffensive l'imagination maladive du héros, à défaut de pouvoir la corriger. Rire et plaisir ont ici le dernier mot : tel est l'ultime message de Molière.