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Je vole
Belezi Mathieu
MOTIFS
9,09 €
Épuisé
EAN :9782268067971
Un homme divorcé et au chômage comme tant d'autres, est autorisé à voir sa fille une fois par semaine, le dimanche. Il se fait un bonheur de ces quelques heures que lui octroie chichement la société, et partage un important secret avec sa fille: tous deux ont la faculté de voler. Ils grimpent sur une éminence- une dune, une colline, une rue très en pente- et redescendent en volant, leurs bras écartés leur servant d'ailes. Mais le vol est pour les rêves car la vie du narrateur va de dégringolades en dégringolades. Comptable au chômage parvenu en fin de droits, il est contraint d'accepter un poste de technicien de surface, c'est-à-dire de balayeur. C'est la honte, pire la déchéance. Il se sent vieux et incapable désormais. Son ex-femme le méprise, sa maîtresse ne l'aime plus et le chasse de chez elle; sa vieille mère impotente refuse de lui prêter de l'argent. Alors, parvenu à bout, n'ayant plus rien à espérer, broyé par la société, il décide de s'envoler à jamais avec sa fille. Le thème de la déchéance sociale insidieusement progressive du chômeur n'est pas nouveau- La description classique du processus qui entraîne la dégringolade d'un homme dans la misère non plus. Mais Mathieu Belezi raconte ici ce fait devenu hélas presque anodin, en tous cas quotidien dans notre société, avec tant de drôlerie pudique, de distanciation dans le récit et en même temps un pathétisme sans pathos que le lecteur ne peut pas ne pas être ému par le sort de cet homme. La dégringolade existentielle est dure, elle ne laisse place à aucune consolation et cependant le désespoir n'est jamais fatal parce qu'il reste la possibilité de "s'envoler", c'est-à-dire de rêver, c'est-à-dire d'échapper au pire. De rêver à mort peut-être, comme la fin le laisse entendre, mais le réalisme tragique de ce destin ne se prend jamais au sérieux bien qu'il le soit. Et le tour de force de Belezi est d'être parvenu à incarner son personnage par de petits détails très humains.
Résumé : " J'ai vu l'enfant courir sur le quai, plonger dans la mer du soir. Sa chair nue et noire s'est prise un court instant aux rayons du soleil avant de disparaître sous la vague. Je suis resté assis jusqu'à la nuit, dans l'absence de ces bruits de machine qui, ailleurs, saoulent et dévastent. Ne troublait le silence que le remue-ménage des hommes sur la plage, sorte de rauquement fauve et lointain, habituel à cette heure de partage du poisson. J'ai fumé une dernière cigarette, regardé avec calme le village de Sal Rei s'engouffrer dans les ténèbres océanes. "
Un homme divorcé et au chômage comme tant d'autres, est autorisé à voir sa fille une fois par semaine, le dimanche. Il se fait un bonheur de ces quelques heures que lui octroie chichement la société, et partage un important secret avec sa fille: tous deux ont la faculté de voler. Ils grimpent sur une éminence- une dune, une colline, une rue très en pente- et redescendent en volant, leurs bras écartés leur servant d'ailes. Mais le vol est pour les rêves car la vie du narrateur va de dégringolades en dégringolades. Comptable au chômage parvenu en fin de droits, il est contraint d'accepter un poste de technicien de surface, c'est-à-dire de balayeur. C'est la honte, pire la déchéance. Il se sent vieux et incapable désormais. Son ex-femme le méprise, sa maîtresse ne l'aime plus et le chasse de chez elle; sa vieille mère impotente refuse de lui prêter de l'argent. Alors, parvenu à bout, n'ayant plus rien à espérer, broyé par la société, il décide de s'envoler à jamais avec sa fille. Le thème de la déchéance sociale insidieusement progressive du chômeur n'est pas nouveau- La description classique du processus qui entraîne la dégringolade d'un homme dans la misère non plus. Mais Mathieu Belezi raconte ici ce fait devenu hélas presque anodin, en tous cas quotidien dans notre société, avec tant de drôlerie pudique, de distanciation dans le récit et en même temps un pathétisme sans pathos que le lecteur ne peut pas ne pas être ému par le sort de cet homme. La dégringolade existentielle est dure, elle ne laisse place à aucune consolation et cependant le désespoir n'est jamais fatal parce qu'il reste la possibilité de "s'envoler", c'est-à-dire de rêver, c'est-à-dire d'échapper au pire. De rêver à mort peut-être, comme la fin le laisse entendre, mais le réalisme tragique de ce destin ne se prend jamais au sérieux bien qu'il le soit. Et le tour de force de Belezi est d'être parvenu à incarner son personnage par de petits détails très humains.
Aux derniers jours du règne colonial, Albert Vandel n'a renoncé à rien. Il a la nostalgie du temps des pionniers, des conquêtes algériennes, quand, à la tête d'un bataillon de zéphyrs, il donnait son sang et son âme pour civiliser les peuples, pacifier les territoires. Pourquoi renoncerait-il? Puisque les ors de la République lui ont permis d'étendre son pouvoir au fur et à mesure qu'il convertissait des contrées arides en inépuisables richesses; puisque les Présidents et autres ministres de la France républicaine ont honoré cent années durant les ortolans de sa table. Barricadé dans son bordj avec les derniers grands colons d'Algérie, Albert Vandel devient fou comme un roi qui se meurt. Avec ce nouveau roman, Mathieu Belezi puise dans toutes les ressources d'une langue prophétique pour remuer les entrailles d'une mémoire obscène que certains préfèreraient oublier.
En 1672, Guillaume d'Orange prend le pouvoir en Hollande, profitant du massacre par le peuple des frères Jean et Corneille de Witt, accusés de tractations secrètes avec la France. Accusé à tort de trahison et condamné, le jeune Cornélius van Baerle (filleul de Corneille de Witt), continue de se livrer à sa passion des tulipes en essayant de créer une tulipe noire, dont la découverte sera récompensée par un prix de la société horticole de Harlem. Cet épisode tragique de la vie politique hollandaise sert de base à l'aventure de Cornélius, qui, depuis sa prison, va connaître deux histoires d'amour: l'une avec sa tulipe noire, supplantée petit à petit par celle avec Rosa, la fille de son geôlier. Extrêmement célèbre, ce remarquable ouvrage écrit en 1850 est considéré comme un récit à part dans l'?uvre de Dumas.
La luxure... Se vautrer dans le stupre... Jouir ! Telle fut la ligne vitale de cette inconnue aujourd'hui âgée qui confie ses mémoires charnelles à un magnétophone. D'une totale impudeur, exaltant le sexe dans tous ses plaisirs, elle raconte ses amants et maîtresses avec gourmandise et dans une langue plus que crue. De cet exercice de style - écrire sur la luxure -, le romancier brésilien João Ubaldo Ribeiro fait un livre admirablement dévergondé, empli de drôlerie et de joie, un livre bienheureux comme ces deux bouddhas propitiatoires qui ouvrent le récit.
Paris, années 1920. Un homme entre deux âges, entrepreneur de son état, contemple sa réussite depuis sa belle villa de Neuilly. De jour en jour, il apprend à connaître sa voisine, une jeune veuve dont la fille Dinah, âgée de douze ans, est malade. Sa mère, dans l'impossibilité matérielle de l'envoyer se faire soigner dans un sanatorium, se décide à demander de l'aide à son voisin. La peur du manque, du qu'en-dira-t-on, et une certaine étroitesse de vue empêchent Jean Michelez d'accepter, mais il finit pourtant par se prendre d'affection pour la petite fille... Description subtile des moeurs bourgeoises, mais aussi d'une solitude très contemporaine, La Mort de Dinah (1928) est un texte pudique et émouvant signé par un des grands écrivains français du siècle passé.
Le périple en Turquie du capitaine de corvette Julien Viaud, lancé à la recherche d'Aziyadé, sa bien-aimée, une jeune Circassienne appartenant au harem d'un Turc, qu'il aima follement quinze ans auparavant. Ce grand serviteur de la Marine nationale, devenu écrivain célèbre sous le nom de Pierre Loti, livrait là, en 1892, un récit bouleversant, devenu depuis un classique.