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Je vole
Belezi Mathieu
DU ROCHER
17,15 €
Épuisé
EAN :9782268043418
Un homme divorcé et au chômage comme tant d'autres, est autorisé à voir sa fille une fois par semaine, le dimanche. Il se fait un bonheur de ces quelques heures que lui octroie chichement la société, et partage un important secret avec sa fille: tous deux ont la faculté de voler. Ils grimpent sur une éminence- une dune, une colline, une rue très en pente- et redescendent en volant, leurs bras écartés leur servant d'ailes. Mais le vol est pour les rêves car la vie du narrateur va de dégringolades en dégringolades. Comptable au chômage parvenu en fin de droits, il est contraint d'accepter un poste de technicien de surface, c'est-à-dire de balayeur. C'est la honte, pire la déchéance. Il se sent vieux et incapable désormais. Son ex-femme le méprise, sa maîtresse ne l'aime plus et le chasse de chez elle; sa vieille mère impotente refuse de lui prêter de l'argent. Alors, parvenu à bout, n'ayant plus rien à espérer, broyé par la société, il décide de s'envoler à jamais avec sa fille. Le thème de la déchéance sociale insidieusement progressive du chômeur n'est pas nouveau- La description classique du processus qui entraîne la dégringolade d'un homme dans la misère non plus. Mais Mathieu Belezi raconte ici ce fait devenu hélas presque anodin, en tous cas quotidien dans notre société, avec tant de drôlerie pudique, de distanciation dans le récit et en même temps un pathétisme sans pathos que le lecteur ne peut pas ne pas être ému par le sort de cet homme. La dégringolade existentielle est dure, elle ne laisse place à aucune consolation et cependant le désespoir n'est jamais fatal parce qu'il reste la possibilité de "s'envoler", c'est-à-dire de rêver, c'est-à-dire d'échapper au pire. De rêver à mort peut-être, comme la fin le laisse entendre, mais le réalisme tragique de ce destin ne se prend jamais au sérieux bien qu'il le soit. Et le tour de force de Belezi est d'être parvenu à incarner son personnage par de petits détails très humains.
Résumé : Mais avant de me taire, il faut que je dise dans quel enfer on nous a jetés, nous autres colons, abandonnés à notre sort de crève-la-faim sur des terres qui ne veulent et ne voudront jamais de nous oui, il faut que je dise dans quel enfer on nous a jetés. C'est la voix d'un seul personnage, Emma Picard, qui s'installe avec ses quatre fils, à la fin des années 1860, sur vingt hectares de terre algérienne offerts par le gouvernement français. L'espoir d'un nouveau départ, pour elle comme pour tant d'autres apprentis colons. On retrouve toute la puissance de l'écriture de Mathieu Belezi dans ce roman aux accents de tragédie. Et le cri de cette héroïne désespérément vivante résonne longtemps en nous.
Né à Limoges, Mathieu Belezi a fait des études de géographie. Il a enseigné ensuite aux États-Unis, voyagé au Mexique, en Grèce et en Inde. À partir de 1999, il décide de se consacrer à l?écriture, publiant plusieurs romans et nouvelles. En 2004, il a quitté la France pour aller vivre dans le sud de l?Italie.
Résumé : " J'ai vu l'enfant courir sur le quai, plonger dans la mer du soir. Sa chair nue et noire s'est prise un court instant aux rayons du soleil avant de disparaître sous la vague. Je suis resté assis jusqu'à la nuit, dans l'absence de ces bruits de machine qui, ailleurs, saoulent et dévastent. Ne troublait le silence que le remue-ménage des hommes sur la plage, sorte de rauquement fauve et lointain, habituel à cette heure de partage du poisson. J'ai fumé une dernière cigarette, regardé avec calme le village de Sal Rei s'engouffrer dans les ténèbres océanes. "
Aux origines de la franc-maçonnerie, il n'existait que deux grades, Apprenti et Compagnon. Puis, vers 1730, et sans que l'on sache trop comment cela s'est fait, le grade de Maître fut créé, essentiellement par dédoublement du grade de Compagnon. Celui-ci fut ainsi amputé d'une partie de son contenu, et il ne lui est resté que ce qui constituait le prolongement de celui d'Apprenti. Le degré de Compagnon a alors eu du mal à reconquérir sa place; il est resté jusqu'à nos jours un degré mal aimé, mal compris et, par voie de conséquence, un degré délaissé. Pourtant, au fil des siècles, il a évolué, acquis son autonomie et une réelle profondeur initiatique, tout particulièrement dans le Rite Ecossais Ancien et Accepté (REAA). L'objectif de cet ouvrage est de mettre celle-ci en évidence en explorant les différents thèmes proposés par ce qui est devenu un degré "écossais" au riche contenu - ce qui, à notre connaissance, n'avait pas encore été fait. Dans la continuité de l'ouvrage sur l'Apprenti (La Première Lettre tome 1: L'Apprenti au Rite Ecossais Ancien et Accepté, aux Editions du Rocher, 2005), celui sur le Compagnon comprend trois parties. Les deux premières présentent l'initiation et la symbolique du grade au Rite Ecossais Ancien et Accepté avec, comme direction générale: "A l'Apprenti, l'émotion; au Compagnon, la réflexion." La troisième partie montre comment, depuis les premières huttes de branchages, l'aspect sacré de l'acte de construire est né, s'est propagé et s'est transmis à la franc-maçonnerie spéculative par le biais des loges anglaises et écossaises.
Résumé : Il y a dans le ciel des étoiles, "des stars" éteintes depuis longtemps et dont les lumières nous arrivent encore... Joe Dassin en fait partie et son éclat brille toujours! C'est ainsi que débute le récit des treize années passées par Robert Toutan auprès de celui qui, trente ans après sa tragique disparition, reste l'un des plus grands noms de la chanson de variétés des sixties et seventies. Avec une lucidité pétrie d'humour et de dérision, Robert Toutan, Attaché de presse avec un "A" majuscule, nous livre ses révélations et ses secrets, écrits en toute vérité et sans concession, sur "son artiste numéro 1", comme il le dit encore, Joe Dassin. Un artiste qu'il a soutenu dans les" hauts et les bas" de sa vie, ne l'ayant pratiquement jamais quitté pour l'aider à devenir et rester celui que l'on surnomme encore "l'homme en smoking blanc". L'auteur lève le voile sur un personnage secret, inquiet, jamais satisfait, fragile, avec un ego hors du commun, mais restant toujours un professionnel à l'américaine, un Joe Dassin dont personne n'avait osé jusqu'à maintenant nous montrer le vrai visage.
Résumé : Porte-parole de toute une jeunesse, Daniel Balavoine est un symbole de la variété française des années quatre-vingt. Il nous a laissé de nombreux tubes qui, aujourd'hui encore, résonnent en chacun de nous. Le rêve de ce rebelle au grand coeur s'est achevé brutalement à l'âge de 33 ans, le 14 janvier 1986, lors d'un funeste Paris-Dakar. Trente ans après la mort du chanteur, Fabien Lecoeuvre nous raconte sa carrière et nous livre les secrets confiés par Balavoine lors d'une interview réalisée en 1978 et restée inédite. À la pointe de tous les combats, celui qui affirmait, vingt-six jours avant le drame : " Il est toujours trop tôt pour mourir ", est entré dans la légende. Il est parti dans un bruit d'enfer avant d'avoir pu donner raison à tous ceux qui l'aimaient.
Résumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "
Biographie de l'auteur Edouard Louis a 21 ans. Il a déjà publié Pierre Bourdieu : l'insoumission en héritage (PUF, 2013). En finir avec Eddy Bellegueule est son premier roman.
Résumé : Parti sur les traces de Robert Desnos et de son séjour à Cuba en 1928, le narrateur arpente les rues de La Havane, découvre les nombreuses églises et les bars, flâne sur le Malecón pour y capter le " réel merveilleux " auquel il finira par succomber. Au fil de ses séjours, il croise des personnages hauts en couleur, dont un ancien guérillero, des musiciens, des anonymes extravagants rêvant de départs, une riche New-Yorkaise qui attend la chute du castrisme, une mystérieuse infirmière, un prêtre de la santería... Des souvenirs remontent : une amante ensorceleuse, un chauffeur de taxi fanfaron, des poètes et des cinéastes, ainsi que des figures illustres ; Sartre et Beauvoir enflammés par la révolution, Alejo Carpentier, Lezama Lima, le boxeur Kid Chocolate, Paul Morand, le coureur automobile Fangio (kidnappé par les barbudos), Hemingway, Allen Ginsberg, García Lorca et quelques invités surprises, tels que le jeune Leonard Cohen ou encore Anaïs Nin.
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.J.-Cl. G.Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.