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In Situ. Repousser les frontières de l'enquête de terrain
Beldame Yann ; Perera Eric ; Ferez Sylvain ; Wacqu
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782343192215
Cet ouvrage s'intéresse à l'articulation des questions épistémologiques et éthiques que pose l'immersion du chercheur sur le terrain. Quelle est la fécondité épistémologique d'une réflexion éthique en anthropologie ? Il ne s'agit pas de proposer des recettes ou des préceptes méthodologiques ni même de poser définitivement, à la manière de Kant, ce que serait l'impératif catégorique de l'enquête de terrain valable et applicable en tout temps et en tous lieux. Nous avons demandé aux auteurs de restituer les façons dont ils ont éprouvé et parfois franchi certaines limites morales, légales, spatiales, raciales, de classe, d'âge ou de sexe. Le franchissement de ces frontières sociales a perturbé leurs relations d'enquête et a généré chez eux d'intenses émotions telles la culpabilité, la colère, l'angoisse ou la peur ; or celles-ci ont eu une importance capitale dans la compréhension des situations d'enquête. L'expérience de ces franchissements (et du trouble qu'elle suscite) a donc constitué en elle-même une expérience de savoir que les différents auteurs de cet ouvrage se sont efforcés de raconter pour ouvrir de nouvelles dimensions heuristiques. Cette publication fait suite à IN SITU Situations, interactions et récits d'enquête, 2016.
Lorsque la mort représente le dernier espoir de salut, il devient impossible de lui échapper. Pour Sui Aya-Huasca, sympathique livreur alsacien à la vie presque parfaite, ce précepte s’apprête à devenir une bien triste réalité. Ce soir-là, alors qu’il entame sa nuit de travail, il ne se doute pas une seconde des événements tragiques qui se préparent. Pour déchaîner un tel chaos, quelqu’un ou quelque chose tire forcément les ficelles dans l’ombre?; une puissance supérieure qui fait preuve d’une redoutable efficacité et d’une parfaite maîtrise dans son pouvoir de nuisance.
Une présence amoureuse" conte l'histoire d'amour entre deux jeunes italiens, Orazio et Serena. Orazio vient souvent le soir contempler la belle Serena dont il est tombé éperdument amoureux, dissimulé derrière un arbre. Serena, aux mêmes heures, protégée par la pénombre de sa chambre, contemple Orazio, dont elle est tombée amoureuse. N'osant approcher Serena, Orazio se déguise en une jeune fille qu'il nomme Letizia. N'osant approcher Orazio, Serena se déguise en un jeune homme qu'elle nomme Carmine. Letizia va rencontrer Serena avec qui elle va se lier d'amitié. Carmine va rencontrer Orazio avec lequel il va se lier d'amitié. Peu à peu, alors que ces êtres créés étaient conçus uniquement pour rapprocher leurs créateurs, ils vont s'étoffer, acquérir une consistance propre, dont leurs créateurs ne parviendront plus à se défaire. Dans une langue magnifique, d'une précision chirurgicale, Vincenzo Cerami nous conte leurs rencontres, leurs promenades, et la façon dont peu à peu, par des riens, la fiction s'incarne dans le réel. Aussi subtil qu'original, "Une présence amoureuse" est un sublime roman d'amour.
L'anthropologue Vincent Crapanzano a fréquenté Tuhami, un tuilier miséreux de Meknès au Maroc, dans les années 1970. Ce dernier se déclarait marié à une démone, une djinniyya, laquelle lui menait la vie dure. Mais plutôt que de classer les récits littéralement extraordinaires de Tuhami au chapitre des fantasmagories et élucubrations, l'anthropologue s'est appliqué à les comprendre en profondeur, jusqu'à saisir ce qu'ils réverbéraient de la personnalité exceptionnelle du tuilier, de son monde, de son histoire. Le récit de l'enquête qui nous est ici livré heurte alors les limites de ce qui est considéré comme le "réel" et se fait la chronique d'une rencontre qui a bouleversé les modes d'écriture sur l'altérité. Cet ouvrage fondateur n'avait jamais été traduit en français.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.