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Le silence des dieux
Belaskri Yahia
ZULMA
10,95 €
Épuisé
EAN :9791038701960
Aux portes du désert, le village de la Source des Chèvres se retrouve un matin coupé du monde, l'accès à la route bloqué par des soldats. Entre le café et la mosquée, sur la petite place où résonnent encore la voix du porteur d'eau et le passage des nomades, on cherche un coupable pour s'en débarrasser comme d'une malédiction. Face aux luttes de pouvoir qui s'engagent, s'élève la voix de Ziani le Fou. Pieds nus, cheveux hirsutes, il clame ses prophéties mais reste celui dont on se moque et se méfie. D'où naîtra l'espoir sinon de celles qui oeuvrent en silence contre l'oppression et la convoitise, contre l'obscurantisme et la résignation ? Avec les femmes, le vent de la révolte se lève enfin. Une magnifique allégorie sur la liberté et la réconciliation.
Haïti, pays mythique. Haïti, lieu de naissance de la première république noire. C'était en 1804, après la révolte des esclaves de 1793, les batailles victorieuses contre les troupes de Napoléon Bonaparte. Ayiti - en créole -, premier pays au monde né d'une révolte d'esclaves. Pays de Toussaint Louverture. Celui d'écrivains amis que j'ai connus à Paris, à Alger ou ailleurs, au gré des rencontres : Gary Victor, James Noël, Lyonel'lrouillot, Louis-Philippe Dalembert, Danv Laferrière, Mimi Barthélémv... Haïti, pays dont je continuai malgré cela à tout ignorer jusqu'à la funeste date du 12 janvier 2010. Brutalement, les entrailles de la terre se sont fendues pour engloutir hommes, femmes et enfants, leurs rêves et leurs ambitions aussi. D'un coup. en quelques minutes, le monde a vacillé et la désolation s'est invitée. Ce jour-là devait commencer le festival Etonnants Vovageurs..." Tels sont les premiers mots de Yahia Belaskri, invité deux ans plus tard à participer à cette manifestation de qualité, mettant à l'honneur la très visante littérature haïtienne et ses nombreux écrivains. Lauréat du o prix Ouest-France - Étonnants-Voyageurs à Saint-Malo en 2011 pour son livre .Si tu cherches la pluie, elle vient d'en haut (éd. Vents d'ailleurs), il profite de son long séjour sur place pour rendre hommage à une population qui l'émeut. Les difficultés de l'existence n'empêchent pas la beauté et le courage, le caractère et la curiosité. Les splendides photographies en noir et blanc de Francesco Gattoni, invité lui aussi, en sont la meilleure illustration.
Andriat Frank ; Belaskri Yahia ; Bologne Jean-Clau
Pour se libérer de l'ignorance, il faut avoir l'audace d'ouvrir son coeur. Terrorisme, fondamentalisme, droits des femmes, asile, extrémisme ; sécurité... Autant de dossiers qui font inlassablement la Une, jour après jour. Autant de questions dont vous avez tous débattu ou, du moins, entendu parler. Mais qu'en pensez-vous vraiment ? Avez-vous eu l'occasion de forger votre opinion, hors des slogans et des discours médiatiques ? Quatorze voix vous aident à y voir plus clair. A travers ses histoires, ce sage peuple des lumières explore les facettes les plus profondes et complexes de l'humanité et vous invite à la rencontre de l'autre dans ses richesses et sa diversité.
Un homme pris dans les soubresauts de la vie, balayé par le vent, nourri de sable, épris de l'eau vive, va de quai en escale à la recherche de la tendresse. Parce que tout lui a été pris et qu'il est nu, il lui reste les mots, comme autant d'îles où il essaie de préserver l'équilibre et l'harmonie des relations. Ce recueil se veut être un chant, le chant du désirant, du brûlé de l'intérieur. Le chant que, depuis des millénaires, des êtres humains entonnent pour dire les convulsions du monde, les guerres anciennes et récentes, les blessures infligées, l'exil et l'espérance. C'est aussi un chant d'amour pour l'Autre, les autres, tous les autres. De la défaite et des ténèbres les plus épaisses, ici et là et partout, en toute saison, surgit, palpitante, la vie sacrée. Dans son sillage, le désir de vivre et d'aimer. Cofondateur, avec Hubert Haddad, de la revue Apulée, Yahia Belaskri est un romancier algérien profondément marqué par l'histoire de son pays. Il signe ici son premier recueil poétique.
Aux portes du désert, le village de la Source des Chèvres n'est relié à la route que par une piste de terre. Un matin, des soldats bloquent l'accès, et le village se retrouve isolé du monde. Entre le café et la mosquée, sur la petite place où résonne encore la voix du porteur d'eau et le passage des nomades, on cherche à comprendre, à désigner un coupable, pour s'en débarrasser comme d'une malédiction. Face aux luttes de pouvoir qui s'engagent, une voix s'élève. Celle de Ziani le Fou. Pieds nus, cheveux hirsutes, il clame ses prophéties mais reste celui dont on se moque et se méfie. D'où naîtra l'espoir ? D'où, sinon de celles qui oeuvrent en silence contre l'oppression et la convoitise, contre l'obscurantisme et la résignation. Avec Zohra, Badra, Setti, Aicha et bientôt toutes les femmes, se lève le vent de la révolte. Inspiré d'un fait réel, Le Silence des dieux est une magnifique allégorie de la liberté et de la réconciliation, face à tous les enfermements.
Souvent aux beaux jours, Agustína grimpe sur les hauteurs du village pour s'allonger dans le carré de rhubarbe sauvage, à méditer sur Dieu, la beauté des nombres, le chaos du monde et ses jambes de coton. C'est là, diton, qu'elle fut conçue, avant d'être confiée aux bons soins de la chère Nína, experte en confiture de rhubarbe, boudin de mouton et autres délices. Singulière, arrogante et tendre, Agustína ignore avec une dignité de chat les contingences de la vie, collectionne les lettres de sa mère partie aux antipodes à la poursuite des oiseaux migrateurs, chante en solo dans un groupe de rock et se découvre ange ou sirène sous le regard amoureux de Salomon. Mais Agustína fomente elle aussi un grand voyage : l'ascension de la "Montagne", huit cent quarante-quatre mètres dont elle compte bien venir à bout, armée de ses béquilles, pour enfin contempler le monde, vu d'en haut...
À fréquenter les mots croisés de Michel Laclos à travers les fenêtres à petits carreaux blancs et noirs (surtout blancs), on se prend d'amitié pour cette forme d'esprit inimitable qu'il partage si généreusement avec nous. Ce verbicruciste de haut style cache à demi ses inventions pour donner le sentiment à ses lecteurs d'en être pour l'autre moitié les auteurs. Dans ce faux duel, partie d'échecs sur damier de lettres, le vainqueur applaudit la sagacité toujours renouvelée du maître caché. Entre-temps, on s'attache, grille après grille, case après case, aux astuces cryptées. On partage les méandres de sa pensée, le fonds inépuisable d'une culture encyclopédique, sa malice ingénieuse, tout simplement ses goûts et ses couleurs. On retrouvera donc avec jubilation dans cette anthologie de 120 grandes grilles tout l'art de ce natif de Troyes, par ailleurs pataphysicien émérite, ancien journaliste à Combat et éditeur de la revue Bizarre, auteur d'opuscules insolites tels que les Nouveaux trucs et machins. Avec Michel Laclos, pour reprendre le mot d'André Gide, il n'y a pas de problème, il n'y a que des solutions "..."
Les Jango sont décidément impayables. On les reconnaît à leur élégance tape-à-l'oeil et à leur sens de la fête. Et ce sont les femmes qui mènent la danse, dans la Maison de la Mère, au coeur de toutes les rumeurs. Les histoires les plus folles courent d'ailleurs sur Safia, élevée au lait de hyène, Alam Gishi l'Ethiopienne experte en amour, ou l'inénarrable Wad Amouna. Lorsque soudain souffle le vent de la révolte... Dans les effluves de café grillé, de chicha parfumée et de gomme arabique, se joue une comédie humaine dont les Jango, "sages à la saison sèche et fous à la saison des pluies" sont les héros.