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Baudelaire, le Grand-Crevard
Belaïche Raphaël
R BELAICHE
38,00 €
Épuisé
EAN :9782492020063
Le complot poétique que furent les Fleurs du Mal, par l'entremise d'un procès en outrage aux bonnes meurs et à la morale publique et religieuse, permit à Baudelaire de faire dévier la trajectoire de sa vie, en passant par la bande de la table de billard, et de faire ainsi la conquête charnelle d'une femme idéalisée. Apollonie Sabatier, ange plein de gaieté et femme entretenue, qui recevait hebdomadairement autour d'elle, dans son appartement de la rue Frochot à Paris, un cercle d'admirateurs et de féaux issus de l'élite des arts et des lettres, fut pour le poète des Fleurs du Mal, tout comme la Béatrice de Dante, et plus encore que d'autres femmes qui ont été l'objet des passions qu'il éprouva si violemment, cette fille de marbre scandaleuse et légendaire à qui sa poésie dédia ses messages secrets. Puisque la chair réelle de l'esprit joue divinement dans la poésie de Baudelaire, il fallait, par une étude fouillée et savante des sources, par le récit longuement reconstruit d'une histoire de vie aux preuves abondantes, mais éparpillées, montrer que, si le poète a pu, chrétiennement sans doute, allégoriser des sentiments et des désirs inavouables, il n'en restait pas moins prisonnier de la chair et de ses turpitudes, c'est-à-dire d'une existence. L'histoire racontée par l'auteur avec une profusion de détails, débouche sur une perspective vaste : celle où l'on voit le déploiement de ce qu'il appelle la "civilisation grammatique", civilisation de l'alphabet. Passant brillamment de l'exposé dense et construit d'un travail académique de haute tenue à la légèreté d'une narration véritablement romanesque, l'auteur tente, avec bonheur, d'accomplir le fantasme barthésien d'une écriture située à égale distance du pôle matérialiste de la science et de celui, éthéré, de l'imaginaire. L'oeuvre imposante ainsi montrée au public constitue un travail de tout premier plan, qui modifie notre entendement de la vie de Baudelaire et de son immense oeuvre poétique, universellement célébrée.
Ce livre en partie double reprend, sur la page de droite, la Phèdre de Racine, dans une orthographe modernisée, et, sur la page de gauche, sa réécriture complète par l'auteur. Le vers alexandrin. Le vers alexandrin permet un découpage du texte, que l'on a suivi plus ou moins fidèlement. Le lecteur, dans sa sagesse ou sa folie, dans la sottise, l'erreur, le péché, la lésine qui occupent son esprit, sera seul juge de savoir si l'oeuvre ainsi conçue, qui n'a ni la même qualité de langue, ni le même soin de la forme classique du vers que sa source, mérite de n'être pas tenue pour un plagia vil, indigne d'intérêt et, pour cette raison, absolument dénué de valeur littéraire.
Voici une nouvelle version de l'Antigone inspirée de Sophocle, après celle d'Anouilh. Le Roi Créon incarne le type de l'anti-OEdipe, nouveau type de surhomme libéré des frustrations que lui imposait le capitalisme castrateur et judéo-chrétien, et qui, dans l'époque présente, s'assouvit dans la liberté outrancière. Ainsi, il se révèle qu'Antigone n'est pas morte ensevelie dans sa tragique et marmoréenne virginité, mais que le viol l'a souillée, comme il l'a fait, avec les deux soeurs, Evéxipe et Théane, dans la tragédie d'Alexandre Hardy, Scédase, ou l'hospitalité voilée (1624), ou avec la pauvre Lavinia dans Titus Andronicus, après que sa soeur Ismène s'est suicidée.
Ce livre en partie double reprend, sur la page de droite, la Phèdre de Racine, dans une orthographe modernisée, et, sur la page de gauche, sa réécriture complète par l'auteur. Le vers alexandrin. Le vers alexandrin permet un découpage du texte, que l'on a suivi plus ou moins fidèlement. Le lecteur, dans sa sagesse ou sa folie, dans la sottise, l'erreur, le péché, la lésine qui occupent son esprit, sera seul juge de savoir si l'oeuvre ainsi conçue, qui n'a ni la même qualité de langue, ni le même soin de la forme classique du vers que sa source, mérite de n'être pas tenue pour un plagia vil, indigne d'intérêt et, pour cette raison, absolument dénué de valeur littéraire.
Le complot poétique que furent les Fleurs du Mal, par l'entremise d'un procès en outrage aux bonnes meurs et à la morale publique et religieuse, permit à Baudelaire de faire dévier la trajectoire de sa vie, en passant par la bande de la table de billard, et de faire ainsi la conquête charnelle d'une femme idéalisée. Apollonie Sabatier, ange plein de gaieté et femme entretenue, qui recevait hebdomadairement autour d'elle, dans son appartement de la rue Frochot à Paris, un cercle d'admirateurs et de féaux issus de l'élite des arts et des lettres, fut pour le poète des Fleurs du Mal, tout comme la Béatrice de Dante, et plus encore que d'autres femmes qui ont été l'objet des passions qu'il éprouva si violemment, cette fille de marbre scandaleuse et légendaire à qui sa poésie dédia ses messages secrets. Puisque la chair réelle de l'esprit joue divinement dans la poésie de Baudelaire, il fallait, par une étude fouillée et savante des sources, par le récit longuement reconstruit d'une histoire de vie aux preuves abondantes, mais éparpillées, montrer que, si le poète a pu, chrétiennement sans doute, allégoriser des sentiments et des désirs inavouables, il n'en restait pas moins prisonnier de la chair et de ses turpitudes, c'est-à-dire d'une existence. L'histoire racontée par l'auteur avec une profusion de détails, débouche sur une perspective vaste : celle où l'on voit le déploiement de ce qu'il appelle la "civilisation grammatique", civilisation de l'alphabet. Passant brillamment de l'exposé dense et construit d'un travail académique de haute tenue à la légèreté d'une narration véritablement romanesque, l'auteur tente, avec bonheur, d'accomplir le fantasme barthésien d'une écriture située à égale distance du pôle matérialiste de la science et de celui, éthéré, de l'imaginaire. L'oeuvre imposante ainsi montrée au public constitue un travail de tout premier plan, qui modifie notre entendement de la vie de Baudelaire et de son immense oeuvre poétique, universellement célébrée.
Voici une nouvelle version de l'Antigone inspirée de Sophocle, après celle d'Anouilh. Le Roi Créon incarne le type de l'anti-OEdipe, nouveau type de surhomme libéré des frustrations que lui imposait le capitalisme castrateur et judéo-chrétien, et qui, dans l'époque présente, s'assouvit dans la liberté outrancière. Ainsi, il se révèle qu'Antigone n'est pas morte ensevelie dans sa tragique et marmoréenne virginité, mais que le viol l'a souillée, comme il l'a fait, avec les deux soeurs, Evéxipe et Théane, dans la tragédie d'Alexandre Hardy, Scédase, ou l'hospitalité voilée (1624), ou avec la pauvre Lavinia dans Titus Andronicus, après que sa soeur Ismène s'est suicidée.
Si Baudelaire a coulé dans ses vers des extases aussi obscènement incarnées que le "daguerréotype en sculpture" de la Femme piquée par un serpent, c'est à peu près avec le même désir convulsif de voir s'incarner l'écriture sainte dans la vie réelle que celui que les jansénistes démontraient, dans leur siècle, avant la grande révolution de 1789-92. Augustin, justement, leur source, avait fixé de manière féconde l'antithèse entre réalisme et allégorisme : lettre charnelle et esprit de la lettre, réalité de la lettre et fantôme de celle-ci.
A New York, sur la 5e Avenue, s'élève un petit immeuble pas tout à fait comme les autres... Ses habitants sont très attachés à leur liftier, Deepak, chargé de faire fonctionner l'ascenseur mécanique, une véritable antiquité. Mais la vie de la joyeuse communauté se trouve chamboulée lorsque son collègue de nuit tombe dans l'escalier. Quand Sanji, le mystérieux neveu de Deepak, débarque en sauveur et endosse le costume de liftier, personne ne peut imaginer qu'il est à la tête d'une immense fortune à Bombay... Et encore moins Chloé, l'habitante du dernier étage.