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En marche vers l'unité. Point de vue d'une théologienne orthodoxe
Behr-Sigel Elisabeth ; Lossky Olga
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204117661
Ce recueil rassemble des textes inédits de la théologienne Elisabeth Behr-Sigel qui, née et formée dans le protestantisme, découvre l'orthodoxie sur les bancs de la faculté de Strasbourg. A travers une diversité de formes et de thèmes ? méditations bibliques, cours sur les théologiens de l'émigration russe, conférences sur l'anthropologie ou la place des laïcs dans l'Eglise ? se dessine la question, primordiale, de l'unité dans l'Eglise. Elisabeth Behr-Sigel est à même de suggérer des voies de convergences qui ne contreviennent pas à la rigueur doctrinale. Elle le fait en revenant au socle de la Bible et de la Tradition, ce qui lui permet d'aborder des sujets sensibles sur le plan théologique : christianisme et droits de l'homme, avortement, fêtes religieuses vécues dans une société laïque... Son expérience unique, à la croisée de l'Orient et de l'Occident chrétien, interpelle tous les croyants concernés par le dialogue entre les chrétiens.
Les services secrets français mettent au point une opération d'infiltration risquée ayant pour objectif de porter un coup fatal à Daesh. Malheureusement, tout ne se déroulera pas comme prévu." Plongez dans l'enfer de la séquestration et le suspense d'une enquête musclée. Parcourez le monde aux côtés d'un groupe de jeunes femmes hors du commun dans cette lutte viscérale contre l'horreur, où le sexe, la violence et la mort se croisent en permanence.
C'est la première fois qu'un livre d'une théologienne orthodoxe aborde en langue française les différentes questions des femmes dans l'Eglise : l'altérité homme-femme dans le contexte d'une civilisation chrétienne, la femme " image de Dieu ", la tradition spirituelle, la place de Marie, Mère de Dieu, et jusqu'à l'ordination des femmes à un ministère public, liturgique et sacramentel. Certains ont pu croire que l'Eglise orthodoxe, si fière de sa fidélité aux origines, serait peu portée à répondre créativement aux défis du monde contemporain et particulièrement à celui du service (et des ministères) des femmes. Ces pages montrent au contraire l'extraordinaire dynamisme spirituel de cette tradition. Elisabeth Behr-Sigel elle-même, par son très long engagement oecuménique, sa riche expérience humaine et son recours à l'audacieuse pensée religieuse russe du début du XXe siècle, offre ici une contribution solide et exceptionnelle au renouvellement actuel de toutes les Eglises.
Comment continuer à vivre après la mort d'un fils de dix-huit ans ? Les parents qui ont été frappés par ce drame savent bien que cette question est sans réponse. Voici pourtant qu'un père se risque à poser une main fraternelle sur des épaules encore secouées de sanglots étouffés. Un " deux-fois père ", car Michel Laroche _ père selon la chair de Germain dont nous allons partager la vie, la mort... et la naissance _ est aussi père selon l'Esprit puisqu'il est prêtre de l'Eglise orthodoxe. La tension entre l'insupportable douleur humaine et l'espérance spirituelle, vécues en un même coeur, donne à ce livre magnifique une étonnante densité. La compassion n'a rien à voir avec l'homélie. Pourtant, la Parole chrétienne prend tout son sens au creux même de la détresse d'un coeur broyé. Ce paradoxe, qui nous plonge au sein du mystère, court au long de ces pages pudiques et fortes qu'il fallait avoir le courage de livrer à un lecteur qui se sentira peu à peu rejoint là où il croyait être seul, lové sur une souffrance indicible. Alors, l'agonie et la " naissance au ciel " de Germain, tout juste âgé de dix-huit ans, prennent tout leur sens et s'ouvre un chemin étrangement joyeux. Michel Laroche est archiprêtre de l'Eglise orthodoxe. Marié et père de deux enfants, il est actuellement recteur d'une paroisse dans la région parisienne. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages de spiritualité, notamment Une seule chair, un livre sur la vie spirituelle du couple, et de Seconde naissance, ouvrage traitant de l'angoisse comme d'une voie spirituelle positive.
Résumé : Je dois l'avouer, il y a des années que je n'avais lu un livre qui m'ait causé autant de joie. C'est un livre extraordinairement limpide dans sa profondeur même, et d'une extrême justesse spirituelle. En le lisant on ne peut que dire : c'est cela, c'est bien cela. On y entend la voix de la Tradition. Mais cette Tradition est vivante, créatrice, juvenescens, disait Irénée de Lyon, capable d'inventer " des mots nouveaux ", affirmaient les Pères Cappadociens. On trouvera dans ce livre les thèmes fondamentaux de la théologie dogmatique - le mystère, la Trinité, la création, le Dieu fait homme, l'Esprit Saint, la prière (y compris la " prière de Jésus "), l'eschatologie - mais toujours exposés pour changer notre vie maintenant, dans les conditions qui sont aujourd'hui les nôtres. Le Dieu dont nous parle Kallistos Ware n'est pas la clé de voûte de l'ordre social, mais le Dieu crucifié par folie d'amour. Il faut méditer ses pages sur le Dieu souffrant et sur l'agonie du Christ, agonie dont " théologie morale " russe du début de ce siècle a si prophétiquement parlé. Au moment où tant de chrétiens doutent de leur identité et de leur vocation, ce livre vient à son heure pour rappeler que le christianisme n'est pas une morale plus ou moins humanitaire, mais une ascèse, une mystique, une vie crucifiée et ressuscitée, un élan qui ne bute pas sur le néant mais se déploie en " voyage dans l'infini ".
Expression fondamentale du christianisme à l'instar du catholicisme romain et des religions issues de la Réforme, l'Eglise orthodoxe s'implante progressivement en Occident et, après des décennies d'oppression sous le régime soviétique, renaît en Europe orientale, son foyer historique. Olivier Clément brosse un tableau des aspects essentiels de l'orthodoxie, tant sur le plan historique que théologique, ecclésiastique et rituel. Il constitue à ce titre une présentation lumineuse de cette religion, à la fois simple et fervente.
La religion chrétienne orthodoxe est aujourd?hui probablement la plus méconnue et la plus sujette aux confusions. D?entrée, dans une ignorance largement partagée, on songe aux liens de soumission de l?Église de Moscou au pouvoir russe - mais on oublie que la deuxième Église orthodoxe orientale est celle d?Éthiopie ; à l?association historique de l?orthodoxie au panslavisme - mais c?est ne pas mesurer l?importance que prend désormais l?Église orthodoxe nord-américaine ; à une mystique impressionnante, telle celle du Mont Athos, mais c?est alors prêter à cette religion une unité liturgique plus qu?institutionnelle. Antoine Arjakovsky, dans cet ouvrage d?une singulière originalité, nous fait découvrir l?orthodoxie dans la dynamique de l?histoire, c?est-à-dire dans la crise profonde que traversent aujourd?hui une religion, des Églises et leur identité trop souvent figée. Car les orthodoxes ne s?entendent pas sur la définition de leur Église (est-elle celle des sept premiers conciles ?cuméniques ? ou, plutôt que la fidélité à la mémoire, est-ce la capacité à incarner, avec l?aide de l?État, le règne de Dieu sur la terre grâce à la «droite vérité» qui la définit ? ou bien encore se ramène-t-elle à la «juste glorification» - c?est-à-dire sa spiritualité, son culte, sa prière, qui remontent aux apôtres notamment ?) ; moins encore sur la place des femmes ni sur les rapports aux puissances politiques. Face à des tensions internes qui peuvent conduire à l?éclatement d?une identité commune devenue impossible, Antoine Arjakovsky montre l?émergence d?une conception nouvelle de l?orthodoxie comme «la connaissance juste», celle qui unifie ce qui est cru avec ce qui est vécu, en quelque lieu que ce soit. Il n?y va plus seulement de questions de doctrine mais, pour le monde contemporain, aussi de rééquilibrages géopolitiques.