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VESTIGES D'EMPIRES. La décomposition de l'Europe centrale et balkanique
Béhar Pierre
DESJONQUERES
15,50 €
Épuisé
EAN :9782843210150
Dans l'histoire de l'Europe, le conflit entre nations et empires a joué un rôle essentiel. Hantés par le souvenir de Rome, du Moyen Age au XXe siècle Allemands, Ottomans, Russes et Autrichiens ont tour à tour tenté de reconstituer sur le Vieux Continent des ensembles impériaux. Un à un, ceux-ci se sont effondrés sous les coups des nations. Mais ces empires ont laissé derrière eux des traces si fortes que les États constitués à partir de leurs vestiges ont à leur tour éclaté. Avec la décomposition de la Tchécoslovaquie et de la Yougoslavie, la dernière décennie du XXe siècle a vu se rouvrir les vieilles fractures entre l'Autriche-Hongrie, l'Empire ottoman et ce protectorat de l'Empire russe qu'était la Serbie, et même resurgir les antiques frontières intérieures à la monarchie austro-hongroise. Pierre Béhar propose un fil d'Ariane pour guider à travers le dédale de cette crise qui agite l'Europe centrale et balkanique, et qui va jusqu'à entraîner l'Occident dans des conflits dont les raisons profondes lui échappent souvent.
Cet ouvrage présente des photographies aériennes de basse altitude prises à partir d'un ballon gonflé à l'hélium des principaux sites, monuments, paysages naturels, avenues et immeubles de Marseille et de Cassis. De l'Estaque aux Goudes, de Cassis aux calanques, de Notre-dame de la Garde à la Cannebière, cet ouvrage invite le lecteur à une véritable promenade aérienne en ballon à travers les plus beaux monuments de Marseille. Chaque photographie est commentée par un spécialiste (historiens, conservateurs, personnalités locales, archéologues, écrivains...).
1973, Marnus a dix ans. Il vit au Cap et rêve d'être un jour aussi fort que son père, le plus jeune général de l'armée sud-africaine. Ce dernier reçoit souvent la visite de militaires, venus soutenir le régime de l'Apartheid. Cette fois, il s'agit d'un général chilien, l'énigmatique M Smith. L'arrivée de cet étranger menace l'équilibre de la famille. Marnus est le témoin de ces bouleversements mais ce n'est que bien plus tard qu'il comprendra la portée cruelle de ce qu'il a vu et de ce qu'il a tu, complice malgré lui. Un premier roman bouleversant. Le portrait d'une famille et d'une société dévastées.
Résumé : Issu des travaux du colloque international organise a Cerisy-la-Salle en juillet 2010, Poésie et politique au XXe siècle éclaire d'un jour nouveau les rapports de la poésie de langue franc aise aux événements historiques et politiques qui ont traverse et informe ce siècle tragique et tourmente . Cernant au plus près le caractère éternel et universel des questions éthiques et philosophiques que l'événement soulève, cet ouvrage offre des perspectives actuelles, de tachées des simples circonstances du moment. Il s'agit de mettre en question une conception traditionnelle de la poésie comme simple expression esthétique et formelle de l'homme et de son langage. A travers l'étude de mouvements modernistes ou d'avant-garde, de dada au surréalisme jusqu'au situationnisme, ressort l'importance de terminante de l'engagement du poète dans la communauté . Les rapports étroits et complexes de personnalités telles que Tristan Tzara, Andre Breton, Paul Eluard et Benjamin Peret a l'idée de révolution poétique sont ici considérés comme des cas exemplaires. L'enquête s'étend au parcours de figures singulières, de Rene Char a Francis Ponge en passant par Aime Cesaire. Tous ont accompagné de manière radicale et existentielle les actions de la résistance a l'occupation nazie ou la lutte des peuples du tiers-monde pour leur indépendance. Au-delà , on examine l'expression politique de la poésie contemporaine dans la mouvance de mai 68 (comme celle de la revue TXT), celle de Jean-Clarence Lambert et même les recherches formelles ludiques effectuées par l'Oulipo. Enfin, une place particulière est accordée à la poésie issue des cultures francophones hors de l'hexagone, du Quebec à Haïti.
Résumé : La préoccupation des nourritures du corps traverse l'?uvre de voltaire, qui devait mériter le surnom d' " aubergiste de l'Europe ". la présente enquête, menée à partir de la correspondance de l'auteur comme de ses écrits d'histoire et de fiction, s'attache à reconstituer le mode de vie régnant aux Délices et au château de Ferney, les modes d'approvisionnement, les choix des mets, la préparation des plats, pour restituer enfin à nos yeux une table de riche au XVIIIè siècle. Mais la table est avant tout un lieu de convivialité. Ces plaisirs du corps ne seraient rien sans ceux de l'esprit qu'ils ont pour fin de susciter et de rehausser. Les soupers philosophiques où Voltaire régale ses invités de bons mots sont des festins de paroles. L'esprit encyclopédique de l'hôte de Ferney y développe maintes considérations sur le rapport en nourriture et économie, nourriture et sacré, exhortant les philosophes à célébrer les agapes et à " dresser un autel à la raison dans leur salle à manger ".
Les conquêtes d'Alexandre répandirent le grec jusqu'aux confins de l'Ancien Monde. Outre les Hellènes, des Egyptiens, des Syriens, des Hébreux, des Romains même allaient commercer, composer, chanter, philosopher et dogmatiser dans la langue nouvelle. Cette carrière universelle qui s'ouvrait à la culture née jadis en Hellade inaugura un nouvel âge, cette époque dite " hellénistique " qui allait assister aussi au bouleversement de l'ordre politique du monde : les cités-Etats de l'âge classique s'effacèrent devant les grandes monarchies des successeurs d'Alexandre, lesquelles à leur tour durent se fondre dans la domination romaine. C'est l'histoire de cette révolution culturelle que retrace le présent ouvrage, suite de l'Histoire de la littérature grecque d'Homère à Aristote publiée dans la même collection. Il évoque notamment toutes les formes nouvelles de culture qui, surgissant au cours de cet âge nouveau, en font le père de la modernité : la chronique se transforme avec Polybe en histoire universelle, elle-même charpentée par la première philosophie de l'histoire, d'inspiration stoïcienne ; Plutarque invente la réflexion historique, cependant que les lettres voient naître le roman, la poésie bucolique, la comédie de m?urs, la vogue de la satire et de la parodie. La science, avec Archimède et Ptolémée, accomplit des progrès décisifs, tandis que la philosophie procède à de vastes synthèses prétendant rendre compte de l'ordre du cosmos.Enfin l'époque hellénistique accueille avec ferveur les cultes orientaux, qui viennent s'unir aux traditions locales pour créer des formes syncrétiques de religiosité nouvelle. La principale de ces religions est le christianisme, qui use du grec pour propager son message dans tout le bassin méditerranéen. La façon dont il se mêle à l'héritage culturel hellénique, notamment à sa philosophie néoplatonicienne, est déterminante pour toute la civilisation ultérieure. Cette vaste aventure de l'esprit est dépeinte dans un récit qui, alliant la richesse à la clarté, révèle les racines de l'Occident moderne.
Homme de guerre et homme du monde autant qu'homme de pensée et d'écriture, Saint-Evremond prend place parmi les grands moralistes du XVIIe siècle, les La Rochefoucauld, Pascal et La Bruyère ; mais sa place est à part : Sainte-Beuve voyait en lui un " Montaigne adouci ". Comme en témoignent généreusement les textes de ce recueil, ce n'est pas l'abstrait des principes qui suscite sa réflexion, c'est l'expérience des rapports que tout homme entretient avec l'histoire, les m?urs, la langue, les livres, avec les autres et avec soi. On voit alors se dessiner en creux la figure du moraliste véritable dont la méthode consiste à prendre la vie pour guide et non les idées préconçues. Cette rare liberté d'esprit et de style qui rend sa lecture si tonique aujourd'hui, Saint-Evremond la laisse s'épanouir dans le mouvement d'un commentaire, d'une conversation, sur le mode privé et amical de la séduction et de la connivence. Il traite de l'essentiel, et, parce qu'il s'agit de l'essentiel, il en traite comme négligemment, du bout des lèvres, avec une fermeté discrète.
Garcia-Baquero Gonzalez Antoni ; Bennassar Bartolo
Dès la découverte du Nouveau Monde, un intense trafic s'instaura entre les possessions européennes et les royaumes d'outre-mer du souverain des Espagnes. Il reçut le nom de Carrera de Indias : la Route des Indes occidentales, c'est-à-dire des Amériques. Ainsi naissait un réseau d'échanges aux dimensions de la planète, archétype de tous les systèmes économiques mondiaux ultérieurs : escortées par les galions, ses flottes transportaient par-delà l'Océan commerçants, aventuriers, militaires et missionnaires, épices, étoffes, armes, alcools, cuirs, perles, or et argent surtout, mais esclaves aussi. Mettant en rapport les hommes, les cultures et les denrées d'Europe, d'Afrique et d'Amérique, la Carrera de Indias fut un phénomène fondateur du monde moderne, que les esprits drapèrent du prestige du mythe. Ce livre en offre la première synthèse générale. Il fait le tableau des trois siècles du monopole espagnol, exercé depuis Séville d'abord et Cadix ensuite. Depuis l'aube du XVIe siècle jusqu'au crépuscule du XVIIIe ce trafic est envisagé dans ses aspects juridiques, administratifs et financiers, mais aussi dans son déroulement réel, à travers tempêtes, guerres, piraterie, variant au gré des progrès techniques et des vicissitudes économiques. Au fil de l'analyse se révèle la réalité d'une entreprise prodigieuse, compromis instable entre prétentions royales, ambitions négociantes, avidités étrangères et astreintes naturelles, ranimée sans relâche par les illusions fascinantes des imaginations éblouies.