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UNE GEOPOLITIQUE POUR L'EUROPE
BEHAR PIERRE
DESJONQUERES
17,50 €
Épuisé
EAN :9782904227646
L'effondrement de l'empire soviétique a précipité l'Europe ainsi que la Russie, jusqu'à ses extrémités orientales, dans une crise au cours de laquelle, tandis que l'ordre ancien se décompose, un ordre nouveau s'efforce de naître. Il faut à l'Europe penser cette crise dans le temps et dans l'espace : en estimer la durée et, des contraintes de sa géographie, tirer une politique. Elle doit établir son équilibre interne grâce à un système confédératif stable, dans l'élaboration duquel incombe à la France un rôle primordial. L'Europe doit par ailleurs définir de nouveaux rapports aec ses voisins continentaux : sur son flanc nord-est, avec le monde slave oriental, constitué par la Russie, la Biélorussie, l'Ukraine et leur prolongement sibérien ; sur son flanc sud-est, avec la Turquie, à la fois son contrefort naturel et son lien avec le monde turco-mongol émergeant en Asie centrale. L'avenir de l'Europe ne pourra être assuré que par la constitution d'une nouvelle Eurasie.
L'activité de Michel Grunewald, exercée à part égale dans les domaines de la recherche, de l'enseignement et de la coordination avec une exigence, une compétence et une inventivité hors du commun, a toujours été aimantée par deux pôles, à la fois moteurs de son activité et objets de son questionnement intellectuel : la conviction et la volonté de médiation. Pour lui rendre hommage et le remercier en même temps de l'enrichissement apporté à la communauté étudiante et savante, 42 contributeurs issus de pays francophones et germanophones proposent ici un panel de réflexions portant sur deux notions dans les domaines de l'interculturalité, de l'histoire des idées et de la littérature, enfin de la presse et de ses réseaux, comme miroirs de l'opinion en terres germanophones ou de regards croisés sur les cultures allemande et françaises, du XVIIIe au XXe siècle. On retrouvera au fil des contributions un écho de son travail inlassable en particulier dans le cadre du Centre de Recherches en Etudes Germaniques de l'Université Paul Verlaine-Metz (CEPLA puis CEGIL) mais aussi de l'Ecole Doctorale PIEMES, devenue transfrontalière depuis peu et dont il est l'artisan et le directeur jusqu'à ce jour.
Dans l'histoire de l'Europe, le conflit entre nations et empires a joué un rôle essentiel. Hantés par le souvenir de Rome, du Moyen Age au XXe siècle Allemands, Ottomans, Russes et Autrichiens ont tour à tour tenté de reconstituer sur le Vieux Continent des ensembles impériaux. Un à un, ceux-ci se sont effondrés sous les coups des nations. Mais ces empires ont laissé derrière eux des traces si fortes que les États constitués à partir de leurs vestiges ont à leur tour éclaté. Avec la décomposition de la Tchécoslovaquie et de la Yougoslavie, la dernière décennie du XXe siècle a vu se rouvrir les vieilles fractures entre l'Autriche-Hongrie, l'Empire ottoman et ce protectorat de l'Empire russe qu'était la Serbie, et même resurgir les antiques frontières intérieures à la monarchie austro-hongroise. Pierre Béhar propose un fil d'Ariane pour guider à travers le dédale de cette crise qui agite l'Europe centrale et balkanique, et qui va jusqu'à entraîner l'Occident dans des conflits dont les raisons profondes lui échappent souvent.
L'abbé Galiani était, selon Nietzsche, "l'esprit le plus raffiné du XVIIIe siècle" et aux yeux de ses contemporains "l'ironie faite homme". Sa Correspondance avec Mme d'Epinay le révèle tout entier. Au cours des dix années de son séjour parisien, Galiani, secrétaire de l'ambassade de Naples, avait été l'hôte favori de tous les salons fréquentés par les encyclopédistes. Mme Geoffrin, Diderot, Grimm, d'Alembert comptaient parmi ses proches. Désespéré par son rappel à Naples en 1769, ii demande à ses amis de lui écrire pour le "consoler des maux de l'absence". Mme d'Epinay devient bientôt et pendant douze années sa principale correspondante. Leur relation épistolaire, sur un ton vif et spirituel, restitue les idées, les propos et l'atmosphère des salons parisiens. Au cours des sept années de ce dernier volume, la Correspondance, toujours variée et enjouée, trahit entre Galiani et Mme d'Epinay une de ces ressemblances qui naissent au fil des longues amitiés. Si tous deux aiment encore à philosopher sur la morale, la physiologie, la pédagogie ou la politique, la musique leur procure les enthousiasmes les mieux partagés. Pour intime et familière qu'elle est, cette correspondance demeure liée à l'actualité, dominée en France par les événements allant du ministère Turgot à la chute de Necker, à l'étranger par la révolution américaine et l'émergence de la Russie.
Les conquêtes d'Alexandre répandirent le grec jusqu'aux confins de l'Ancien Monde. Outre les Hellènes, des Egyptiens, des Syriens, des Hébreux, des Romains même allaient commercer, composer, chanter, philosopher et dogmatiser dans la langue nouvelle. Cette carrière universelle qui s'ouvrait à la culture née jadis en Hellade inaugura un nouvel âge, cette époque dite " hellénistique " qui allait assister aussi au bouleversement de l'ordre politique du monde : les cités-Etats de l'âge classique s'effacèrent devant les grandes monarchies des successeurs d'Alexandre, lesquelles à leur tour durent se fondre dans la domination romaine. C'est l'histoire de cette révolution culturelle que retrace le présent ouvrage, suite de l'Histoire de la littérature grecque d'Homère à Aristote publiée dans la même collection. Il évoque notamment toutes les formes nouvelles de culture qui, surgissant au cours de cet âge nouveau, en font le père de la modernité : la chronique se transforme avec Polybe en histoire universelle, elle-même charpentée par la première philosophie de l'histoire, d'inspiration stoïcienne ; Plutarque invente la réflexion historique, cependant que les lettres voient naître le roman, la poésie bucolique, la comédie de m?urs, la vogue de la satire et de la parodie. La science, avec Archimède et Ptolémée, accomplit des progrès décisifs, tandis que la philosophie procède à de vastes synthèses prétendant rendre compte de l'ordre du cosmos.Enfin l'époque hellénistique accueille avec ferveur les cultes orientaux, qui viennent s'unir aux traditions locales pour créer des formes syncrétiques de religiosité nouvelle. La principale de ces religions est le christianisme, qui use du grec pour propager son message dans tout le bassin méditerranéen. La façon dont il se mêle à l'héritage culturel hellénique, notamment à sa philosophie néoplatonicienne, est déterminante pour toute la civilisation ultérieure. Cette vaste aventure de l'esprit est dépeinte dans un récit qui, alliant la richesse à la clarté, révèle les racines de l'Occident moderne.
Résumé : L'histoire de Pygmalion, amoureux d'une statue que Vénus transforme en une femme vivante, avait été racontée par Ovide dans ses Métamorphoses. Ce mythe a été repris au XVIIIe siècle dans un grand nombre d'opéras, d'opéras comiques, de comédies, de parodies, de transpositions dans le monde moderne. Ces adaptations très variées, dont les plus intéressantes sont réunies dans notre recueil, reflètent l'esprit du XVIIIe siècle français dans sa diversité, son goût du plaisir et de la fête, sa réflexion sur les problèmes de l'éducation, ses hypothèses sur la formation du moi et de sa relation avec l'autre, sa pensée critique en matière de métaphysique et de religion.