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FINANCER LA GUERRE AU XVIIE SIECLE
BEGUIN KATIA
CHAMP VALLON
29,50 €
Épuisé
EAN :9782876735750
Ce livre retrace l'histoire du principal instrument qui a servi àfinancer les guerres françaises au XVIIe siècle: les rentes surl'Hôtel de Ville de Paris. Et bien plus encore: il analyse lesimplications politiques et sociales de l'institutionnalisationd'une dette publique alourdie à chaque conflit militaire et dontl'extinction est devenue impossible pour l'Etat. Ces rentespubliques, qui redistribuent une fraction croissante du produitde l'impôt au profit d'un petit nombre de bénéficiaires, créentun lien nouveau entre le souverain et les sujets, un liend'intérêt qui se mue en ferment de contestation lorsque lespaiements s'interrompent et que la banqueroute menace. KatiaBéguin analyse le bouleversement profond du systèmed'emprunt instauré par François Ier en 1522, qui a fragilisé lessécurités antérieures des rentes, ébranlé la crédibilité dusouverain absolu et rendu la condition des rentiers plushétérogène, de Henri IV à Louis XIV. Elle retrace les choixdifficiles des responsables des finances royales, hantés par lebesoin impérieux d'alléger le service de la dette, convaincusdes effets délétères de ce mode de financement et non moinsobsédés par la nécessité d'emprunter à tout prix pour soutenirdes conflits militaires presque incessants et de plus en pluscoûteux. Elle observe la destinée de ces rentes dont la vies'allonge, leurs usages et les modalités de leur diffusionsociale, par transmission successorale ou par ventes, àl'intérieur du royaume et hors des frontières, pour comprendreles motivations des rentiers, leurs savoirs, leur appréhensiondes risques qu'ils prenaient en confiant leurs capitaux au roi.Cette étude des transformations sociopolitiques majeures duGrand Siècle pose ainsi de manière totalement renouvelée laquestion fondamentale de la crédibilité du régime absolutiste,en éclairant les dynamiques inexorables de l'endettement qui acontribué à sa perte par la Révolution.
L'histoire se passe "dans le Nord" , dans une ville quadrillée par les canaux et devant laquelle coule le fleuve vers la mer proche. Simon - en dehors de sa profession - est un bon amateur de musique ; il joue du violoncelle. Lors d'un voyage avec Ulve, la femme qu'il aime, une nuit, il entend ou croit entendre le concerto d'Elgar qu'un violoncelliste invisible joue sur une terrasse. Peu à peu grandit en lui le désir de créer sa propre musique. Il commence par improviser, puis il s'enregistre, efface, recommence, détruit tout et recommence encore. Il est doué mais fantasque, et ses multiples contradictions retardent constamment l'achèvement de son "opus 1" . Ses proches l'aident : sa demi-soeur, sa fille, le vieux maître de violoncelle, l'énergique Rubelle - sa collaboratrice dans les affaires -, mais surtout Ulve, son inspiratrice...
Rien ne semblait destiner Josette Bauer à une vie de cavale. Fille d'un riche industriel suisse, elle aime le luxe, les voitures de sport et les palaces. Jusqu'à cette nuit de novembre 1957 où l'impensable se produit...Arrestations, prisons, évasions. C'est une incroyable aventure qui commence. Mille vies en une : trafiquante de drogue pour la French Connection, prostituée, «garçon» d'écurie, éleveuse de chevaux. De Genève aux Etats-Unis en passant par la France, l'Algérie et l'Espagne, celle que la presse surnomme «la sorcière», «l'ange noir» ou «la diabolique» fascine. Cette trajectoire hors du commun hypnotise en premier lieu le célèbre écrivain Truman Capote qui en fait la clé d'une oeuvre à venir, un «roman-vérité» qui s'intitulerait La scandaleuse Madame B.C'est ce destin vertigineux, entre fiction et réalité, que retrace Pierre Béguin, auteur de plusieurs romans dont Vous ne connaîtrez ni le jour ni l'heure et Condamné au bénéfice du doute, à partir d'archives, de chroniques judiciaires et de témoignages. En arrière-plan se dessine un monde en plein bouleversement où le lecteur croisera des personnalités comme les Kennedy, les Rolling Stones, Henry Kissinger, et des figures clés de la jet set new yorkaiseNotes Biographiques : Né en 1953, Pierre Béguin vit à Genève, où il a enseigné la littérature française au Collège Calvin. Il a publié plusieurs romans, dont Terre de personne (prix de la Fondation Schiller en 2005) et Condamné au bénéfice du doute (prix Edouard-Rod en 2016).
Les princes de Condé, cousins des rois Bourbons, appartenaient à une lignée de gentilshommes malcontents, où se perpétuaient l'insubordination et le devoir de résistance au souverain. Coutumiers des prises d'armes spectaculaires, ils s'inclinèrent pourtant, après la Fronde, devant la toute-puissance de Louis XIV. Aussi leur conversion en courtisans parut-elle emblématique du sort d'une haute noblesse tombée tout entière "de révolte en servitude". Au-delà de cette image des grands fauves "domestiqués", Katia Béguin révèle les motifs de la lente conversion des Condé à l'obéissance, entre le ministériat de Richelieu et le crépuscule du Roi-Soleil. A la lumière d'archives inédites, elle réexamine les fondements de la suprématie de cette famille illustre, en un temps où l'affermissement de l'autorité du roi paraît anéantir toute forme d'influence et de prestige rivale de la sienne. Ce livre démonte les ressorts politiques de l'Etat absolu à partir du comportement de ses victimes présumées. Il explique l'énigmatique fronde du Grand Condé, survenue après deux décennies de coopération intéressée des siens avec la monarchie. Il explore les liens de pouvoir et de fidélité qui fédèrent le monde clos des clientèles princières, d'un pôle à l'autre du siècle. Leur stabilité impressionnante, à l'heure où l'emprise du souverain s'étend aux mécanismes de récompense et de promotion, dévoile la raison d'être d'un patronage aristocratique efficace et d'un mécénat dont l'éclatante vitalité, à Chantilly, semble un défi à l'hégémonie de Versailles. La mutation des rebelles en courtisans n'est pas un banal épisode de l'histoire des vaincus ; le destin singulier des princes de Condé au Grand Siècle découvre aussi les coulisses du règne solennel et autoritaire de Louis XIV.
L'histoire Politique de la France d'Ancien Régime est celle de la construction de l'Etat entre la Renaissance et la Révolution française. Ce livre retrace les transformations qui conduisent de la royauté justicière et nomade du XVIe siècle à la monarchie administrative et sédentaire du siècle des Lumières. Il s'attache à comprendre les facteurs des changements politiques, les modalités de la croissance étatique et les mécanismes du pouvoir en mesurant les mutations sociales qu'ils entraînent. Il analyse aussi les théories juridiques, historiques, philosophiques forgées par les contemporains pour penser la puissance publique, les représentations et les rituels qui la symbolisent ainsi que les justifications des acteurs qui la défendent ou la combattent. Agrémenté de documents commentés et de fiches thématiques, cet ouvrage permet aussi de comprendre le long processus de la construction d'un Etat moderne.
Résumé : Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ?
En janvier 1589, alors que la France subit sa huitième guerre de Religion entre catholiques et protestants, Jacques de La Guesle, procureur général au parlement de Paris, dénonce les effets désastreux de la division religieuse aux représentants des trois états réunis au château de Blois. Elle n'a apporté que désordres, confusions, démolitions d'églises. Pour le haut magistrat, la dissension religieuse est un glaive à deux tranchants qui pénètre jusque dans la moelle des os. Les années de la fin du règne de Henri II voient s'accélérer la rupture reli- gieuse entre catholiques et protestants. En témoignent les arrêts criminels rendus par le parlement de Paris, cour souveraine qui rend la justice au nom du roi. Ils sont un observatoire privilégié, sorte de caisse de résonance de leur époque. Ils offrent la possibilité de suivre presque au jour le jour les violences et les affrontements toujours plus intenses entre catholiques et réformés. L'enquête débute en 1555, pour s'achever sur la paix d'Amboise en mars 1563, soit les huit années qui précèdent la première guerre de Religion et qui l'englobent aussi. Se distinguent trois phases différentes : une politique de répression menée par Henri II jusqu'à sa mort accidentelle en 1559, la recherche de conciliation menée en 1560 et 1561, puis l'éclatement de la guerre en mars 1562 et ses effets. L'activité criminelle de la plus haute cour de justice du royaume montre qu'en matière de religion la politique royale est souvent hésitante, parfois volontariste, et qu'elle finit par se heurter à l'opposition des sujets, laquelle entraîne l'inapplication des lois et le développement de la violence. Quant à la justice du roi, son légalisme pétri de modération tente de conjurer une réalité qui ne veut pas s'encombrer de scrupules juridiques. Cette étude révèle à quel point la Réforme protestante a ébranlé la France ainsi que la monarchie. Elle aide à nous convaincre de l'importance du danger que constitue la résurgence de la violence au nom de la religion.
Volontiers qualifiées de "favorites", de "presque reines" et même parfois de "sultanes", les maîtresses des rois de France sont parmi les femmes les plus célèbres de l'Ancien Régime. Si, depuis le début du XIXe siècle, nombre de biographies et de romans historiques leur furent consacrés, elles rencontrent un accueil plus mitigé auprès des chercheurs. Flavie Leroux vise dans cet ouvrage à dépasser l'anecdote et la "petite histoire", pour proposer une perspective plus large rendre compte du rôle central que les maîtresses ont pu tenir dans la construction de leur propre parcours, dans le devenir de certaines familles et dans le fonctionnement institutionnel de la monarchie. L'enjeu est d'étudier le phénomène de la faveur au féminin en général à l'aide de sources largement inédites. A cet effet, est considérée une période charnière dans l'histoire de France : les règnes de Henri IV (1589-1610) et de Louis XIV (1643-1715), qui marquent l'avènement et l'expansion de la monarchie dite absolue. On retrouvera des figures fameuses, telles Gabrielle d'Estrées, Mme de Montespan ou Mme de Maintenon, mais aussi des maîtresses moins connues, comme Jacqueline de Bueil, Charlotte des Essarts ou encore Marie-Angélique de Fontanges. L'étude ne s'arrête cependant pas aux femmes qui entretiennent une liaison avec le roi. Leurs enfants, leurs parents, les individus et les communautés qu'elles protègent sont également au coeur de la réflexion. Au-delà du portrait factuel, politique, tapageur ou moral, la maîtresse et les siens sont considérés dans leur réalité sociale. Filles, soeurs, tantes, mères, parfois épouses ou veuves, mais aussi dames nobles, femmes d'affaires et protectrices : autant de visages qui montrent la capacité d'action de ces femmes et leur influence dans le devenir de leurs proches, tout en éclairant le fonctionnement du pouvoir royal.