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L'action publique en réponse à la crise de l'école
Becquet Valérie ; Vulbeau Alain
PU ARTOIS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782848322209
Cet ouvrage est le deuxième volume d'une sélection de travaux présentés en 2011, à l'université de Paris Ouest Nanterre la Défense, lors d'un colloque de l'AECSE rassemblant des chercheurs et des praticiens de terrain autour du thème de la crise en éducation. Le premier volume est dirigé par Marie-Anne Hugon et Bruno Robbes : Des innovations pédagogiques et éducatives en réponse à la crise de l'école. Il interroge le continuum des relations entre " crise " et action publique. L'introduction revient sur les discours sur la crise de l'école ou de l'éducation et met en évidence la nécessité de les déconstruire. Puis, les huit chapitres réunis s'attachent à dépasser les constats de crise et à analyser les rapports entre crise et action publique à partir d'objets, de niveaux d'analyse et de perspectives théoriques différents. Cette diversité témoigne de l'intérêt de réfléchir sur ces rapports et, plus spécifiquement, sur la construction de l'action publique, sa mise en oeuvre et ses effets sur les valeurs, les postures et les pratiques des acteurs collectifs et individuels.
Deux hommes que tout oppose (lieu de vie, choix de vie, vision de la vie) se rencontrent "par hasard", échangent, se parlent, sympathisent... Leur cinquantaine dépassée les fait se retourner sur leurs parcours, évoquer leurs itinéraires respectifs, prendre la mesure des illusions perdues et de celles qui perdurent. Ils ne se comprennent pas : l'air du temps a fait de l'un un arriviste, de l'autre un idéaliste, mais qu'importe I Le courant passe néanmoins et le temps présent est une parenthèse qui va, de toute manière, vite se refermer. Alors pourquoi ne pas dire, se dire à l'autre, l'inconnu d'un soir qu'on a jamais croisé et que jamais on ne reverra ? Jamais ? Est-ce si sûr ?
Résumé : Une enquête récente le confirme : "S'ils critiquent au plus haut point la politique traditionnelle, les 18-25 ans s'engagent plus volontiers dans un militantisme de terrain : manifestations, associations, solidarités locales..." En moins de dix ans, on a connu les émeutes des banlieues, les grèves étudiantes contre le CPE ou la LRU, les manifestations lycéennes, les mobilisations des "indignés". Egoïstes" ces étudiants qui manifestent pour les retraites ? "Indifférents" ces lycéens qui prennent la rue pour défendre les sans-papiers ? En face, les pouvoirs publics, les institutions, oscillent entre crainte et mépris, manifestant leur méconnaissance de cet "espace" générationnel. Face aux manifestations lycéennes ou étudiantes, les pouvoirs en place restent circonspects, personne ne sachant vraiment comment ce type de mouvement social peut évoluer, se développer et mettre à mal les politiques. "Les jeunes s'engagent-ils", continuent pourtant à demander les décideurs publics, les professionnels de la jeunesse, les responsables politiques, syndicaux et associatifs, les sondages. Ces discours témoignent d'une méconnaissance et d'une incompréhension des choix et des pratiques d'action des jeunes. Sans prétendre à l'exhaustivité, l'ouvrage s'intéresse à la diversité des engagements des jeunes. Il s'attache à saisir les formes actuelles de leur engagement en s'intéressant aux espaces au sein desquels elles se déploient: les collectifs, les protestations et les dispositifs d'action publique. De l'engagement des "jeunes des cités" à ceux de l'UMP l'ouvrage propose un panorama, parfois déroutant, de cet engagement au moment où Le Monde titre "La jeunesse française rêve d'en découdre ", et alors que 61% des jeunes ont répondu positivement à la question : "Est-ce que tu participerais à un mouvement de révolte type Mai 68, demain ou dans les prochains mois ?" Un livre polyphonique qui décrypte une réalité contradictoire et mouvante.
Si le futur s'invente aujourd'hui, c'est bien aux défis posés aux éducateurs qu'il a fallu répondre à partir de trois entrées thématiques. Tout d'abord, la réflexion porte sur des concepts centraux pour penser l'individu contemporain et son inscription sociale que sont l'intelligence et l'identité. Elle se nourrit des apports des neurosciences, pour considérer l'importance de cette connaissance de plus en plus fine du fonctionnement du cerveau et ses implications sur l'éducation. Puis, la question de la culture numérique et de ses usages traverse plusieurs chapitres. Les auteurs rappellent que l'usage des technologies numériques doit faire l'objet d'une réflexion politique et pédagogique. Enfin, les mutations politiques constituent le dernier thème traité. Elles le sont à partir du fonctionnement démocratique, de l'engagement des jeunes et de l'action publique. Une telle démarche d'élaboration de scénarios possibles à partir de l'analyse des données disponibles se heurte à un certain nombre d'obstacles cognitifs et méthodologiques. Malgré ces limites, les différentes contributions de l'ouvrage parviennent à explorer une série de mutations sociales, à interroger les défis qu'elles posent aux éducateurs et à proposer des pistes de réflexion et d'action.
Il n'existe pas pour l'instant de volume spécifiquement consacré à Joris-Karl Huysmans critique d'art des primitifs allemands et flamands. Ce volume veut réparer cet oubli en accordant une place prépondérante aux Trois Primitifs, et en particulier à l'analyse du retable d'Issenheim de Grünewald. Cet essai qui ne veut pas se contenter d'être un bilan, une somme, se livrera à une analyse détaillée de l'imaginaire dermographique de la critique d'art huysmansienne (d'où le titre du livre évidemment). Dans son désir de sublimation Huysmans veut toujours exténuer les intériorités physiologiques pour les faire passer sur l'extériorité épidermique. C'est cette fort complexe opération que mettra à jour le livre, montrant qu'à cet égard il existe une véritable solidarité, pour le moins inattendue, entre les premiers textes consacrés aux impressionnistes et ceux consacrés aux primitifs après la conversion. Mais en vérité s'agit-il encore vraiment de peinture une fois que Huysmans a rejoint l'église ?
L'homme est un être à part parce qu'il pense, affirme-t-on communément, mais c'est oublier une autre de ses spécificités, tout aussi étonnante : l'homme est le seul animal à boire sans soif. De là vient l'ivresse, compagne de l'homme depuis toujours, présence que la littérature a largement reflétée, suivant des modalités qui diffèrent selon les époques et les cultures. Il est donc utile de mener une réflexion approfondie sur le phénomène de l'ivresse, que la recherche littéraire a jusqu'ici beaucoup moins exploré que d'autres thèmes en apparence davantage empreints de " dignité ". Pourtant, l'ivresse possède depuis longtemps ses lettres de noblesse. Mythes et croyances nous enseignent qu'au voisinage étroit du breuvage qui enivre se tiennent amour, poésie, connaissance suprême, divination, furor... Reprenant ces pistes, les études présentées ici en français s'appuient sur des textes littéraires issus de cultures variées (anglo-saxonne, chinoise, française, germanique, hispanique, portugaise), d'époques diverses, et font appel à un éventail de sources allant des grands textes fondateurs de la culture occidentale (Écritures...) aux productions de la paralittérature. Cette pluralité qui confronte approches et contenus permet d'enrichir d'analyses originales le débat sur le thème proposé.
Il ne viendrait à l'idée de personne de refuser à l'Angleterre une place essentielle dans l'histoire du protestantisme. En effet, histoire du protestantisme et histoire d'Angleterre furent de tout temps étroitement liées. Pour les réfugiés flamands du XVI' siècle fuyant la répression espagnole, pour les huguenots français au lendemain de la Révocation de l'Edit de Nantes (1685), l'Angleterre fut un refuge salutaire. C'est d'Angleterre, également, que partirent bon nombre de missionnaires protestants, au XIXe siècle, vers de lointaines contrées. C'est en Angleterre, enfin, que s'élabora un protestantisme renouvelé (comme le méthodisme, par exemple) qui correspondait mieux aux nouvelles conditions de vie de l'époque contemporaine. Angleterre et protestantisme sont donc étroitement liés. Et pourtant, le protestantisme anglais occupe une place particulière dans la mouvance réformée. Pour beaucoup, l'idée communément admise fut, et est encore, que " l'anglicanisme " était une sorte de compromis entre catholicisme et protestantisme. Le mot de Voltaire, selon lequel les Anglais allaient au Ciel en empruntant chacun leur voie, laisse entrevoir. par ailleurs, une réalité pour le moins complexe. C'est donc pour tenter de comprendre cette réalité et saisir l'originalité profonde de la Réforme protestante anglaise que l'Université d'Artois organisa deux journées d'études, en février 2000 et février 2001. Cette originalité, les organisateurs de ces journées souhaitèrent qu'elle soit recherchée dans les domaines les plus variés de la politique, de la sociologie et de la culture sans oublier, bien sûr, le champ du religieux. Le choix d'inscrire cette recherche dans une progression chronologique fut suggéré par la difficulté à situer dans le temps l'apparition du terme (et donc du concept ?) " anglicanisme " (XVIIIe-XIXe siècle...), difficulté révélant, peut-être, une " identité " en permanente redéfinition...
L'opposition " correct/incorrect " sert ici de base à un ensemble cohérent d'études portant sur la nature de la traduction, les décalages qu'elle doit accepter ou éviter, la perception et le rendu des valeurs de la ponctuation, la défense des éléments " périphériques " tels que les épigraphes (à partir d'un corpus de traductions d'Ann Radcliffe), la traduction de la théâtralité (à partir de versions successives du Misanthrope), l'exploration d'une des limites de la traduction avec le dialecte, comme incorrection et infraction sociale (dans L'Amant de Lady Chatterley). le traitement de certains effets stylistiques du prétérit anglais, une réflexion cognitiviste sur les généralisations observables en traduction à partir des spécificités linguistiques et des tendances des discours, et enfin une réflexion sur l'adéquation de certaines étiquettes visant à caractériser les options de traduction. Les études de ce volume, abondamment illustrées d'exemples, proposent une vision réaliste de la traduction, qui contribue à affirmer notre perception de l'essence de cette opération tout en faisant apparaître plus clairement les paramètres des actes de jugement et de production sur lesquels elle repose.