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Trois dialogues
Beckett Samuel
MINUIT
7,00 €
Épuisé
EAN :9782707316400
La revue transition, publiée à Paris en langue anglaise, avait été créée à la fin des années vingt par Eugène Jolas, qui fut un ami de James Joyce. Samuel Beckett y a d'abord contribué de 1929 à 1938 avec quelques textes et plusieurs poèmes. Après la guerre, la direction de la revue (dont le titre acquiert alors une majuscule) est reprise fin 1947 par le gendre d'André Masson, Georges Duthuit, critique et historien d'art. Tout en maintenant le caractère littéraire de cette revue - y contribuent entre autres, Sartre, Georges Bataille, René Char, Breton, Eluard, Max-Pol Fouchet-, Georges Duthuit y ménage une part grandissante aux beaux-arts. Il réunit autour de lui de nombreux artistes - parmi lesquels Nicolas de Staël, Riopelle, Giacometti, Masson, Tal-Coat, Bram van Velde - qui participent souvent en groupe à de longues discussions fort animées, dont la teneur vient ensuite enrichir le contenu de la revue.Samuel Beckett contribue alors à Transition en traduisant en anglais de nombreux articles, dont certaines études de Georges Duthuit sur Vuillard et sur les Fauvistes, et en donnant dès 1948 trois de ses poèmes. S'il assiste souvent aux discussions du groupe des artistes auxquels se joignent des écrivains, il n'aime guère y prendre directement part. C'est davantage dans une correspondance suivie et au cours de conversations en tête à tête qu'il se livre avec Georges Duthuit à un échange d'idées - parfois conciliables, souvent diamétralement opposées -, sur l'art en général et la peinture en particulier. Georges Duthuit suggère alors que Samuel Beckett évoque la quintessence de leurs conversations dans un article à paraître dans Transition Forty-Nine 5 (décembre 1949).Samuel Beckett adopte la forme du dialogue mais, bien entendu, il ne s'agit en rien d'une transcription verbatim et, de fait, Georges Duthuit n'a pas du tout collaboré à la rédaction des Trois dialogues. A leur propos, Samuel Beckett confiait à Raymond Federman : "Je ne pense pas qu'il les ait approuvés ; ils reflètent seulement, très librement, les nombreuses conversations que nous avons eues à l'époque à propos des peintres et de la peinture.". Ils reflètent aussi, peut-être surtout, la conception que Samuel Beckett s'était forgée de l'écriture et de son art en tant qu'écrivain.
Les Nouvelles sont de 1945, les Textes pour rien de 1950. Samuel Beckett a écrit ces textes en français. Le recueil a été publié en 1955. Sommaire : L'expulsé - Le calmant - La fin - Textes pour rien (I à XIII).
Premier amourSamuel Beckett1 CDLu par Michael LonsdaleCette nouvelle de Beckett, auteur billingue, est publié en 1946, époque où l'auteur revendique des références allant de Joyce à Dante ou encore Proust. Une écriture simple et précise est un portrait de l'homme moderne.
Dans Fin de partie il y a déjà cette notion d'immobilité, cette notion d'enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu'il peut faire c'est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestique, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu'on voit de temps en temps apparaître et qui ont un très charmant dialogue d'amour. Nous voyons deux êtres qui se déchirent, qui jouent une partie comme une partie d'échecs et ils marquent des points, l'un après l'autre, mais celui qui peut bouger a peut-être une plus grande chance de s'en tirer, seulement ils sont liés, organiquement, par une espèce de tendresse qui s'exprime avec beaucoup de haine, de sarcasme, et par tout un jeu. Par conséquent, il y a dans cette pièce - qui est à un niveau théâtral absolument direct, où il n'y a pas d'immense symbole à cher-cher, où le style est d'une absolue simplicité -, il y a cette espèce de jeu qu'ils se font l'un à l'autre, et qui se termine aussi d'une façon ambiguë parce que le suspense dérisoire de la pièce, s'il y a suspense, c'est ce fils Clov, partira-t-il ou non? Et on ne le sait pas jusqu'à la fin. Je dois dire aussi que c'est une pièce comique. Les exégètes de Beckett parlent d'un "message", d'une espèce de chose comme ça. Ils oublient de dire le principal, c'est que c'est une chose qui est une découverte du langage, de faire exploser un langage très quotidien. Il n'y a pas de littérature plaquée, absolument pas. Faire exploser un langage quotidien où chaque chose est à la fois comique et tragique.
Un des pionniers du Théâtre de l'Absurde, Samuel Becket, offre un spectacle qui fait rire jaune à plus d'une reprise. Deux personnages en attendent un troisième et pendant cette attente, ils refont le monde à leur manière. Jamais ce que l'on nomme l'absurde n'aura été si visionnaire et réellement vrai.
Qu'est-ce que ça veut dire, moderato cantabile ? - Je ne sais pas. " Une leçon de piano, un enfant obstiné, une mère aimante, pas de plus simple expression de la vie tranquille d'une ville de province. Mais un cri soudain vient déchirer la trame, révélant sous la retenue de ce récit d'apparence classique une tension qui va croissant dans le silence jusqu'au paroxysme final. " Quand même, dit Anne Desbarèdes, tu pourrais t'en souvenir une fois pour toutes. Moderato, ça veut dire modéré, et cantabile, ça veut dire chantant, c'est facile. "
Je suis dans la chambre de ma mère". Ainsi commençait la première page d'un roman publié à Paris en janvier 1951. L'auteur était un Irlandais inconnu qui écrivait en français. La presse saluait aussitôt l'apparition d'un grand écrivain : "Si l'on peut parler d'événement en littérature, voilà sans conteste un livre événement" L'avenir allait confirmer ce jugement. Dès l'année suivante paraissait, du même auteur. En attendant Godot, une pièce qui allait faire le tour du monde et même éclipser quelquefois ce premier roman. Et pourtant, Molloy reste un livre majeur dans l'oeuvre de Samuel Beckett. Jean-Jacques Mayoux, trente et un ans plus tard, nous en offre une lecture encore enrichie par le temps.
Résumé : Après avoir donné naissance à une petite fille, Cora Salme reprend son travail chez Borélia. La compagnie d'assurances vient de quitter les mains de ses fondateurs, rachetée par un groupe qui promet de la moderniser. Cora aurait aimé devenir photographe. Faute d'avoir percé, elle occupe désormais un poste en marketing qui lui semble un bon compromis pour construire une famille et se projeter dans l'avenir. C'est sans compter qu'en 2010, la crise dont les médias s'inquiètent depuis deux ans rattrape brutalement l'entreprise. Quand les couloirs se mettent à bruire des mots de restructuration et d'optimisation, tout pour elle commence à se détraquer, dans son travail comme dans le couple qu'elle forme avec Pierre. Prise dans la pénombre du métro, pressant le pas dans les gares, dérivant avec les nuages qui filent devant les fenêtres de son bureau à La Défense, Cora se demande quel répit le quotidien lui laisse pour ne pas perdre le contact avec ses rêves. A travers le portrait d'une femme prête à multiplier les risques pour se sentir vivante, Vincent Message scrute les métamorphoses du capitalisme contemporain, dans un roman tour à tour réaliste et poétique, qui affirme aussi toute la force de notre désir de liberté.
Résumé : Et vous, quel geste vous trahit ? Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations : le selfie, geste roi de nos vies modernes ; le " vapotage ", qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu'on tient à la main sans le boire...