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La Grande Guerre. Une histoire franco-allemande
Becker Jean-Jacques - Krumeich Gerd
TALLANDIER
24,99 €
Épuisé
EAN :9782847344158
La guerre de 1914 fut très tôt baptisée la Grande Guerre: les proportions inouïes du conflit, qu'il s'agisse du nombre des combattants et de victimes ou de l'importance des moyens engagés, ne pouvait que justifier cette dénomination. Elle impliqua toutes les parties du monde, d'où son autre nom - trompeur - de Première Guerre mondiale. Car elle fut une guerre européenne, et particulièrement une guerre franco-allemande: les batailles décisives se déroulèrent, pour la plupart, sur le sol français, et les armées française et allemande en furent les acteurs principaux. Surtout, elle n'aurait pu durer quatre ans et demi si les peuples allemands et français n'avaient eu la volonté de combattre jusqu'à la victoire, quelles que fussent la cruauté des pertes et l'ampleur des sacrifices. Deux historiens de 14-18, un Français et un Allemand, revisitent sous un angle inédit, franco-allemand, le conflit qui a donné naissance au tragique XXe siècle. Ils s'attachent, par-delà les événements militaires, à la vie des soldats et des civils, à l'évolution des systèmes politiques, à la mobilisation des sociétés et des économies, aux fluctuations du moral et à la naissance de "cultures de guerre". Cette approche fondée sur le dépassement des visions nationales et sur la compréhension de l'autre jette un regard neuf sur le cataclysme qui a marqué durablement le destin des deux peuples et, par-delà, celui de l'Europe. Biographie de l'auteur Jean-Jacques Becker, professeur émerite d'histoire contemporaine à l'université Paris X-Nanterre, est président du Centre de recherche de l'Historial la Grande Guerre de Péronne. II est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels Les Français dans la Grande Guerre (Robert Laffont, 1980), Victoires et frustrations, 1914-1929 (avec Serge berstein, Seuil, 1990) et l'année 1914 (Armand Colin, 2004). Il a dirigé avec Stéphane Audoin-Rouzeau une Encyclopédie de la Grande Guerre (Bayard 2004).
Le traité de Versailles a mauvaise réputation. On l'accuse d'être responsable de la Deuxième Guerre mondiale. C'est oublier que les mentalités du moment ont rendu une autre politique impossible, et qu'en outre ce traité a ouvert la voie à l'avenir en créant un organisme de conciliation entre les nations. À partir d'une analyse de la conférence de paix au cours de laquelle les traités qui mirent fin juridiquement à la Grande Guerre furent élaborés, et de la période des armistices et de l'application des traités, cet ouvrage propose une vision moderne du traité de Versailles en montrant quel rôle jouent les peuples dans l'élaboration de la paix.
Résumé : De l'histoire de France au XXe siècle, il est vraisemblable que la postérité ne retiendra que deux noms, ceux du général de Gaulle, et de Georges Clemenceau. L'un et l'autre n'ont pas été que des "chefs de guerre". Avant de devenir le "père-la-victoire" à près de quatre-vingts ans, pendant plus de quarante ans Clemenceau a été, le "tigre" de la politique française. Il fut successivement le leader de l'extrême gauche dans les années 1870 et 1880, le combattant valeureux de l'affaire Dreyfus, le chef de gouvernement inflexible dans la répression du désordre social, le vainqueur de la guerre, le leader de la droite en 1919. Intraitable, contradictoire et toujours le même, humaniste, inclassable, Clemenceau reste une figure exceptionnelle de là vie française.
Résumé : Si les guerres ont scandé l'histoire de l'humanité, les Européens du début du XXe siècle ont presque immédiatement eu conscience qu'ils vivaient un événement hors normes, d'où le terme de Grande Guerre, appelée plus tard Première Guerre mondiale. Une guerre européenne en fait. Une guerre multiple, se déroulant à l'Ouest, à l'Est, au Sud, sur mer, sous mer mais aussi outre-mer. Une guerre où l'esprit national a été porté au plus haut, où les populations toutes entières se sont intégrées à la lutte comme jamais. Une guerre presque totale par ses moyens et ses méthodes. Une guerre telle qu'elle fut la matrice d'un siècle tout entier.
D'un essai enlevé sur les caricatures à un autre, magnifique, sur le plaisir de peindre, en passant par une analyse du gouvernement parlementaire et des problèmes économiques, Winston Churchill partage avec son lecteur les sujets divers et parfois inattendus qui l'occupaient dans l'entre-deux-guerres. On avait découvert un écolier turbulent, un soldat courageux et un écrivain prometteur dans Mes jeunes années. On retrouve ici un homme tout aussi aventureux, dont l'expérience s'est considérablement enrichie, la vision du monde et de la société sensiblement affinée et dont la vivacité de style reste un grand plaisir littéraire. A travers cette collection de pensées, de souvenirs, de réflexions et même de prédictions se dégage une philosophie profonde et originale.
Lorsque Philippe le Bel fit arrêter les Templiers en 1307, l?Histoire tournait une page: les tempsmodernes, illustrant le triomphe du temporel sur le spirituel, commençaient. L?ordre militaire leplus prestigieux de la chrétienté, qui avait défendu le royaume de Jérusalem pendant près de deuxsiècles au prix de très lourds sacrifices, était sur le point d?être définitivement abattu par le roi deFrance. Leur arrestation massive, minutieusement préparée, fut une gigantesque opération policière: elle stupéfia l?opinion, pris de court le pape Clément V, accabla l?honnête grand Maître de l?Ordre, Jacques de Molay. S?ensuivit une parodie de justice orchestrée par l?inquisition: accusations mensongères, lavages de cerveaux, séances de tortures savamment graduées. Lâchetés et actes d?héroïsme, trahisons et coups de théâtre se succédèrent jusqu?à la suppression du Temple et la mort sur le bûcher de Jacques de Molay en 1314. C?est ce mécanisme diabolique que GeorgesBordonove a mis à plat avec son talent de narrateur. Démontrant l?indigne falsification des chargespesant sur les inculpés, il laisse la vérité s?imposer d?elle-même qui plaide en faveur des victimesde la tragédie.
Le 29 mai 1453, Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis sa fondation en 330, tombe aux mains des Turcs. Le choc est terrible pour l'Occident chrétien, qui a pourtant négligé de secourir la ville. L'année 1453 a longtemps symbolisé, peut-être de manière excessive, la fin du Moyen Âge et le début des Temps modernes aux yeux des historiens. Elle fut, de fait, décisive pour deux peuples : les Turcs, qui y gagnèrent une capitale et s'établirent durablement sur le sol européen: les Grecs, qui virent se clore le long chapitre byzantin et dont les humanistes vinrent nourrir l'élan de la Renaissance occidentale. 1453 : année heureuse pour les uns, funeste pour les autres, que raconte Steven Runciman à travers les fiévreux préparatifs du siège, la violence de l'assaut, la résistance dramatique d'une poignée de héros et l'effondrement sans surprise d'une cité depuis longtemps moribonde.Sir Steven Runciman (1903-2000), professeur à Cambridge, a été l'un des plus grands médiévistes du XXe siècle. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de référence sur le monde méditerranéen, dont Le Grand Schisme d'Orient (Les Belles Lettres, 2005) et l'Histoire des croisades (Tallandier, 2006).
Goebbels Joseph ; Canal Denis-Armand ; Thiérard Hé
Son nom est synonyme de mensonge et de manipulation. Joseph Goebbels (1897-1945), propagandiste en chef du Parti et de l'État nazis, artisan de la guerre totale et ultime dauphin de Hitler, passe pour le Diable en personne.Ce «monstre» a tenu son journal de 1923 à 1945 : un document unique en son genre, témoignage exceptionnel de l'intérieur du nazisme. Ce livre présente au public français 860 journées des années 1923-1933. Il fait suite au volume 1943-1945 et précède deux volumes sur la période 1933-1942, à paraître en 2007. Ces passages sont presque tous inédits, car issus de l'édition allemande des plaques de verre conservées à Moscou et éditées depuis 1992 par l'Institut d'histoire contemporaine de Munich.Le Journal témoigne d'abord de l'ascension d'un criminel, emblématique de la montée du nazisme. À 26 ans, Goebbels est un auteur raté, qui vit aux crochets de son père. À 35 ans, il est le plus jeune ministre de l'histoire de l'Allemagne. C'est un homme extrême, complexe, mais aussi d'une effrayante banalité. Il célèbre la vie et aspire à la mort. Il s'apitoie sur son sort et rêve d'extermination. Le pied-bot, le fils à sa maman (il écrit : «Mère est si gentille avec moi», comme il dira plus tard : «Hitler est si gentil avec moi»), ce pédant anti-intellectuel, se voit en «guerrier déchaîné» d'une foi nouvelle, en poète néoromantique (ses vers médiocres en témoignent), en «fanatique de l'amour». Ses jugements littéraires et cinématographiques sont d'une éprouvante nullité.Le Journal souligne les contradictions du nazisme, amalgame invraisemblable de racisme, de nationalisme et de conscience sociale. Goebbels en est le porteur. Il est entré à l'aile gauche du Parti, celle des frères Strasser, pour qui capitalisme et «juiverie» étaient un seul et même ennemi. Il se voit en émancipateur des travailleurs, en Robespierre ou mieux, en Marat, mais il accepte l'argent et la société des patrons. Il appelle au meurtre des communistes et des socialistes, mais il dévore les Mémoires de Bebel et s'indigne que Marx, dans Le Capital, montre si peu de compassion pour le sort des ouvriers anglais. Il aime la brutalité plébéienne des SA, mais il écrase leur révolte en 1930, comme il approuvera la Nuit des longs couteaux.Le Journal, enfin, dépeint la mort d'une démocratie. L'acharnement politique en est tout autant responsable que le contexte économique ou politique. Goebbels parcourt sans trêve l'Allemagne entière, il quadrille la société allemande, des princes déchus aux chômeurs. Il allie les campagnes de presse agressives (son journal s'intitule Der Angriff, L'Attaque), les meetings soigneusement orchestrés, les violences contre les Rouges, les Roses, les Juifs. Il fait d'Hitler, «Chef» (en français dans le texte) d'un petit mouvement, le Führer d'une nation.Ce livre est une leçon d'histoire pour le présent. Ou comment un peuple hautement civilisé, vivant en démocratie, s'est jeté volontairement dans les bras d'hommes déterminés mais ordinaires, porteurs d'une idéologie meurtrière mais non sans faille.