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Les mondes de l'art
Becker Howard
FLAMMARION
43,00 €
Épuisé
EAN :9782080128010
Ce livre compte parmi les contributions les plus originales au développement contemporain de la sociologie de l'art. Le propos de Becker est d'analyser la production de toute œuvre comme une action collective, qu'il s'agisse des arts plastiques, de la musique, de la photographie, du cinéma ou de la littérature. L'artiste est au centre d'une chaîne de coopération liant tous ceux qui, à des titres divers, concourent à l'existence de l'œuvre. Il se réfère à des créateurs du passé ou de son temps ; il mobilise des fabricants de matériel, des collaborateurs, des intermédiaires diffusant l'œuvre, des critiques et des théoriciens, des fonctionnaires pour soutenir ou censurer l'activité créatrice, des publics contemporains ou à venir. Tous agissent sur la base de conventions qui leur sont communes et qui s'incarnent dans des savoirs, des techniques, des habitudes de travail, des catégories de perception. Les faits et les valeurs constitutifs de la réalité de l'art sont le produit de cette action collective : ils changent graduellement ou radicalement, comme se modifient les réseaux et les conventions dont ils émanent. L'œuvre apparaît ainsi dans le mouvement de sa genèse matérielle et cognitive : elle est empreinte des multiples décisions et interprétations qui font du " monde de l'art " tout entier son " auteur ". La définition de l'art et de ses limites est historiquement arbitraire. Les réputations des artistes se forment à partir de consensus provisoires et révisables. Les révolutions artistiques qui s'imposent sont des mobilisations réussies.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Peret
Résumé : S'appuyant sur sa longue expérience d'enseignant et de chercheur, le sociologue Howard S. Becker traite des différentes représentations de la société. Il met au jour et questionne les conditions de production et de réception de ces représentations, qu'il s'agisse de graphiques, de tableaux statistiques, de cartes routières, de modèles mathématiques, de photographies, de pièces de théâtre, d'enquêtes sociologiques ou de romans. En une série d'études passionnantes, l'auteur se demande et nous demande, non sans humour, comment parler de la société.
Howard S. Becker s'est fait connaître dans le monde entier comme le sociologue d'Outsiders et des Mondes de l'art. D'autres ouvrages, comme Doing Things Together, Les ficelles du métier, ou Propos sur l'art, ont permis à ses lecteurs de pénétrer plus avant dans la perspective intellectuelle originale qui est la sienne et qu'il a élaborée dans la continuité de la tradition sociologique de Chicago. Aucun de ses lecteurs, qu'il soit sociologue lui-même ou non, ne peut ignorer qu'Howard S. Becker a été musicien professionnel, participant, au piano, à de nombreuses formations de jazz. Pourtant aucun d'entre eux ne l'avait encore entendu jouer de la musique. La publication de ce livre-disque vient combler cette lacune et permet, tout en présentant ses réflexions les plus récentes en matière de sociologie de l'art, de recoller les deux facettes de la personnalité professionnelle d'Howard S. Becker.
Résumé : Paru en 2014 aux Presses de l'université de Chicago, cet ouvrage, qui s'appuie sur la longue expérience d'enseignement et de recherches d'Howard S. Becker, est consacré à l'usage des " cas " en sciences sociales. Les observations des sociologues de terrain ? ainsi que l'auteur se présente toujours ? portent sur des " cas " particuliers, enracinés dans un environnement historique et social spécifique. Quelles démarches, quelles opérations intellectuelles permettent-elles d'en tirer des connaissances dont la portée dépasse leur objet initial et enrichit la science sociale ? Comment utiliser les études de cas de manière comparative ? Comment mettre ces comparaisons au service de la découverte de nouvelles variables pour l'analyse sociologique ? Telles sont les questions méthodologiques d'intérêt général dont traite ce nouvel ouvrage. Une grande partie des analyses proposées s'appuient sur l'exposé d'expériences personnelles de l'auteur, de ses propres recherches (sur les carrières dans l'enseignement, l'usage des drogues, les arts plastiques, la musique?), dont il offre ainsi une forme de récapitulatif réflexif, mais aussi de celles d'autres, maîtres auprès desquels il a appris son métier ou collègues (Hughes, Freidson, Moulin, Durkheim?). À la réflexion méthodologique qui guide le cheminement du livre s'adjoint ainsi une sorte d'anthologie de travaux de la même veine. L'auteur s'exprime avec simplicité et clarté, dans un style alerte où perce constamment l'humour et la distance au rôle, y compris dans les anecdotes tirées de sa vie personnelle. La traduction française de cet ouvrage, peu de temps après sa publication en langue anglaise, permettra à un public familier des ?uvres de Becker précédemment publiées en France de suivre l'évolution de ce sociologue déjà reconnu et lu, en reprenant et poursuivant les enseignements donnés dans le désormais classique Les Ficelles du métier. Elle donnera également à un public nouveau la possibilité de découvrir une ?uvre qui lui ouvrira avec clarté divers mécanismes intellectuels de la construction d'analyses sociologiques.
Résumé : La discipline que j'ai à l'esprit est un rameau de la sociologie empirique, qui s'intéresse à l'organisation des activités, au développement et au maintien des traditions, à la formation des acteurs, aux mécanismes de distribution, au public et à ses goûts. Pour ce type de sociologie, l'art est fondamentalement quelque chose que les gens font ensemble. Les sociologues qui travaillent selon ces principes ne cherchent guère à " décoder " les ?uvres d'art, ou à faire ressortir le sens caché de l'?uvre en le présentant comme un miroir de la société. Ils préfèrent la considérer comme la résultante du travail convergent de nombre de personnes. L'autre type de sociologie, plus traditionnelle, s'intéresse à l'?uvre de grands génies qui travaillent plus ou moins de manière isolée - de grands écrivains ou des compositeurs majeurs - alors que celle-ci évoque davantage ce qui se fait dans les arts collectifs, comme le cinéma, où il n'est pas toujours facile de savoir à qui on doit tel ou tel effet, ou qui en est responsable. Cette sociologie s'intéresse moins aux génies et aux ?uvres d'exception, et davantage à ceux qui accompagnent le projet et font les basses tâches et sans qui bien entendu, presque rien ne se fait dans le domaine de l'art. (Extrait de la lettre à Charles Seeger)
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)