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Propos sur l'art
Becker Howard
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782738485342
La discipline que j'ai à l'esprit est un rameau de la sociologie empirique, qui s'intéresse à l'organisation des activités, au développement et au maintien des traditions, à la formation des acteurs, aux mécanismes de distribution, au public et à ses goûts. Pour ce type de sociologie, l'art est fondamentalement quelque chose que les gens font ensemble. Les sociologues qui travaillent selon ces principes ne cherchent guère à " décoder " les ?uvres d'art, ou à faire ressortir le sens caché de l'?uvre en le présentant comme un miroir de la société. Ils préfèrent la considérer comme la résultante du travail convergent de nombre de personnes. L'autre type de sociologie, plus traditionnelle, s'intéresse à l'?uvre de grands génies qui travaillent plus ou moins de manière isolée - de grands écrivains ou des compositeurs majeurs - alors que celle-ci évoque davantage ce qui se fait dans les arts collectifs, comme le cinéma, où il n'est pas toujours facile de savoir à qui on doit tel ou tel effet, ou qui en est responsable. Cette sociologie s'intéresse moins aux génies et aux ?uvres d'exception, et davantage à ceux qui accompagnent le projet et font les basses tâches et sans qui bien entendu, presque rien ne se fait dans le domaine de l'art. (Extrait de la lettre à Charles Seeger)
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Résumé : La publication d'Outsiders a marqué une étape fondamentale dans le développement de la sociologie en renouvelant l'approche de la délinquance et en constituant un objet d'étude plus vaste : la déviance. Howard Becker y étudie des comportements non conventionnels comme ceux des fumeurs de marijuana et des musiciens de jazz. De façon originale, cette approche consiste aussi à prendre en compte à la fois le point de vue des déviants et celui des entrepreneurs de morale et des agents de la répression. Par ailleurs, exemple d'application rigoureuse de la méthode ethnographique à l'étude des sociétés modernes, Outsiders est un jalon majeur dans le développement de cette démarche. A ce double titre, le livre de Becker est, comme Asiles de Goffman, représentatif d'un des courants les plus féconds de la sociologie américaine, connu sous le nom d'"Ecole de Chicago" puis d'"inter-actionnisme symbolique". Pour cette nouvelle édition, Howard Becker ajoute deux nouveaux chapitres dans lesquels il analyse les conditions du succès de son livre au long des années et l'évolution de l'opinion et des institutions publiques sur un sujet aussi ambivalent que la légalisation de la marijuana, tout en questionnant le rôle que la sociologie a pu y jouer. Remarquable par la clarté de son style et constamment réédité aux Etats-Unis et dans le monde, en particulier en France, Outsiders est un ouvrage de référence de la sociologie.
Résumé : "Il existe un moment commun, dans certaines manières de faire de la sociologie ou de l'art, où les pratiques se recoupent. dans notre réflexion consistant à re-décrire les sciences sociales et les arts non plus en tant que disciplines constituées, mais en tant qu'ensembles de pratiques à inventer, bricoler, le découpage entre arts et sciences est alors peut-être à rejouer, des frontières peuvent se déplacer. " Ce cahier rassemble 32 exercices - instruments pour se former à l'observation sociologique autant qu'instructions de performance - proposés par Howard S. Becker et discutés avec Franck Leibovici, pour mettre en oeuvre ces pratiques communes. Tous niveaux.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.